Vendredi 16 mai 2008



Une journée autour du Tibet aura lieu le samedi 24 Mai à Chorges


 Cette journée portera sur trois axes :


 Solidarité avec le Tibet
 -Rapport à sa situation actuelle. Avec l'association  Briançon05-Urgence Tibet.
 -Sur le plan humanitaire. Avec l'Entraide Franco Tibétaine et L'Aide  
   à l'Enfance Tibétaine.
- Sur le plan de sa culture et du bouddhisme.

 Le Tibet est aussi entouré de L'Inde et de la Chine.
Autre que le système de dictature actuel que nous connaissons, la  Chine et les Chinois sont aussi héritiers d'une culture, d'une   civilisation,  un exposé sur la culture chinoise aura lieu pendant  cette journée, de même qu'un spectacle de danse et musique indienne clôturera cette journée.

 Pendant la journée à partir de 14h00
 :
 Vente artisanale et rencontre  avec les associations.

 Deux Vidéo projections :
- Tibet histoire d'une tragédie ( Historique sur l'invasion du Tibet ) 

- A l'Ecole Tibétaine ( Comment se passe l'Aide à l'Enfance Tibétaine ).

 Une rencontre et connaissance autour du Bouddhisme aura lieu à 16h00  
 Bienvenue à tous les personnes pratiquant ou intéressées par cette doctrine.

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Mardi 6 mai 2008

Stéphane Passeron nous informe:



J-3 mois

 

 



Collectif pour le respect des droits de l'Homme « Action Tibet »

"Remettre les droits de l'homme au cœur des jeux...

 

« La flamme de l'espoir... »

 

 Rendez-vous jeudi 8 mai 2008

 18h Esplanade de la Paix

 

La flamme de l'espoir « 1heure, 1 bougie » sera allumée à compter du Jeudi 8 mai à 18h, journée symbolique pour la liberté et trois mois jour pour jour avant l'ouverture des Jeux Olympique de Pékin, de 18h à 19h, Esplanade de la Paix à Gap. Ensuite tous les jours de la semaine à la même heure, et les samedis matins à partir de 10h au même endroit, pour un rassemblement collectif.Une flamme de l'espoir mais aussi une chaîne humaine dont les maillons forts se relaieront tour à tour afin de vivre dans l'action sans interruption jusqu'à l'ouverture des jeux. Objectif : Montrer notre détermination pour le respect des droits de l'homme en Chine, et au-delà de la cause tibétaine, partout dans le monde.

 

Vous voulez participer ? Inscription à l'adresse : germone@wanadoo.fr

 
Cette forme d'action peut-être relayée partout en France et même au  delà... 

 

 Pour INFO du 05 05 2008

 

Pour leur première rencontre officielle depuis dix mois, les autorités chinoises et les deux émissaires du dalaï-lama, qui ont eu une entrevue à huis clos, dimanche 4 mai à à Shenzhen, sont convenus de laisser la porte ouverte au dialogue et d'"avoir de nouveaux contacts", sans toutefois faire état de progrès dans la résolution de la crise tibétaine, a rapporté l'agence officielle Chine Nouvelle. Aucune date n'a été communiquée pour une nouvelle rencontre entre les deux parties.
>
> Auparavant, le premier ministre du gouvernement tibétain exilé en Inde, Samdhong Rinpoche, avait précisé que les deux émissaires, Lodi Gyari, représentant du chef spirituel des Tibétains à Washington, et Kelsang Gyaltsen, son homologue en Suisse, "reviendront en Inde mardi ou mercredi", et que la teneur des entretiens ne sera connue "qu'après leur retour".
>
>
> Cette rencontre, annoncée vendredi par le gouvernement tibétain, a lieu à trois mois de l'ouverture des Jeux olympiques de Pékin, alors que la Chine est accusée de violations de droits de l'homme au Tibet. Les émeutes qui ont commencé le 10 mars à Lhassa ont fait au moins 203 morts selon les Tibétains en exil, tandis que Pékin accuse des "émeutiers" d'avoir tué 18 civils et un policier. C'est sous la pression internationale, alors que le parcours de la flamme olympique à travers le monde a été émaillé de nombreux incidents entre militants pro-Tibet et pro-Chinois, que Pékin avait proposé le 25 avril de renouer le dialogue, et appelé le dalaï-lama à "mettre fin" aux violences avant les JO.
>
> DES "SUGGESTIONS POUR APPORTER LA PAIX"
>
> Les exilés tibétains et les autorités chinoises négocient officiellement depuis 2002, et ont "toujours maintenu le contact", y compris en mars, a reconnu le gouvernement en exil. Mais les pourparlers de Shenzhen ne seront en aucun cas "un septième cycle de négociations, juste une consultation informelle", a prévenu vendredi Samdhong Rinpoche, qui disait ne pas "nourrir de fortes attentes", mais être "heureux" de cette rencontre. Les émissaires "feront part des profondes inquiétudes de Sa Sainteté sur la manière dont les autorités chinoises gèrent la situation et feront des suggestions pour apporter la paix dans la région" du Tibet, avait précisé Thubten Samphel, porte-parole de ce gouvernement établi à Dharamsala.
>
>
> Selon l'agence Chine nouvelle, Pékin a dépêché Zhu Weiqun et Sitar, deux vice-ministres du front uni du travail, un département du Parti communiste chargé des contacts avec les dirigeants religieux et les minorités ethniques.
>
>

Les derniers signaux envoyés côté chinois sont contrastés. Samedi, la presse officielle ne mentionnait pas la rencontre prévue, et continuait d'accuser le dalaï-lama et sa "clique" d'avoir fomenté les émeutes à Lhassa dans le but de saboter les JO - ce dont le chef spirituel des tibétains se défend. Dans un entretien à des médias japonais dimanche, le président chinois Hu Jintao a lui espéré que les discussions sur la crise au Tibet aboutissent à des "résultats positifs". A la veille d'une visite officielle au Japon, la deuxième de l'histoire pour un chef d'Etat chinois, il s'est aussi dit confiant dans la réussite des JO :"Je pense que les jeux seront un succès, avec un large soutien de l'étranger, y compris du peuple japonais", a-t-il déclaré selon l'agence de presse Jiji.

 

 

A diffuser... Merci

 

Nous sommes utopistes... ? 

Le réalisme c'est la bonne conscience des lâches !  

 

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Mardi 6 mai 2008

URGENCE AU TIBET !

 

MARCHE EN SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE TIBETAIN DANS SA LUTTE LEGITIME POUR LA LIBERTE ET LA JUSTICE.

 

Nous demandons :

1.      Un dialogue direct  et sans condition entre S.S Le Dalaï-Lama et Hu Jintao quant à l'avenir du Tibet.

2.      Le libre accès sans délai au Tibet, pour les enquêteurs internationaux et pour les  journalistes étrangers afin de faire la lumière sur les événements sur place.

3.      La libération immédiate de tous les prisonniers et le respect de la liberté d'expression.

4.      L'arrêt immédiat de la répression chinoise contre la population tibétaine.



 

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MANIFESTATION  NATIONALE POUR LE TIBET

PLACE DENFERT ROCHEREAU - PARIS.

SAMEDI  10  MAI  2008 à 14h 30.

Jusqu'au CHAMPS DE MARS - Mur de la PAIX

 

59 ANS D'OCCUPATION ET DE REPRESSION  ÇA SUFFIT !

 

COMMUNAUTE TIBETAINE DE FRANCE ET SES AMIS - www.tibetan.fr

 

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Dimanche 4 mai 2008

DETENTIONS MASSIVES DE MOINES, SUICIDES et DESESPOIR quand le regain des condamnations du Dalai Lama provoquent les protestations. 

Source : Campagne Internationale pour le Tibet, CIT [Mercredi 30 Avril 2008, 10:22 am] 

Lors de cette dernière semaine, les arrestations massives des moines se sont poursuivies, et plusieurs autres monastères ont été enserrés par des forces armées pendant qu'une vigoureuse campagne d'éducation patriotique, menée sur le plateau tibétain amplifie l'agitation générale. Alors que les exactions s'intensifient, des comptes-rendus du CIT nous rapportent le suicide, à plusieurs endroits, de moines protestant contre une politique intransigeante ou désespérés face au climat de crainte régnant dans le pays. De nouvelles images publiées sur le site du CIT montrent des photos du Dalaï-lama et d'autres grands maîtres religieux, aux visages éraflés par les militaires et officiels. D'autres rapports affirment que des autorités auraient piétiné des photographies du chef religieux tibétain. 

D'autres informations font part de protestations récentes dans les régions incluant Meldrogungkar (en chinois: Mozhu Gongka) le 12 Avril dernier, dans la municipalité de Lhassa, où des moines du monastère de Pangsa ont étés rejoints par d'autres religieux, nonnes et laïcs pour revendiquer la fin des détentions et des tueries. Dans le comté de Kardze (en chinois: Ganzi) situé dans la Préfecture Tibétaine Autonome (PTA) de Kardze dans le Sichuan, deux nonnes d'une trentaine d'années ont conduit une protestationau marché du comté, brandissant des petits morceaux de papier sur lesquels étaient inscrit le message : "longue vie au Dalaï-lama". 

Des annonces d'une manifestation tenue le 21 Avril au monastère de Kham dans le comté de Serthar (en chinois: Seda), PTA du Kardze, implique des moines et laïcs réprimés par la police armée. Cependant, cette information n'est pas encore confirmée. Dans le même comté, à l'institut religieux de Larung Gar, d'après deux sources tibétaines, de réels risques d'agitations existent, alors que les officiels tentent d'imposer le levé du drapeau chinois. 

De nouvelles images ont été reçues par le CIT, montrant, des photographies déchirées du Dalaï-lama et d'autres maîtres religieux, ainsi que des sanctuaires démolis au monastère de Kirti, PTA du Ngaba (en chinois:  Aba) dans la province du Sichuan. Le monastère de Kirti est au centre de la vague de protestations dans l'est du Tibet, lorsque des laïcs et des écoliers se joignent aux moines, le 16 Mars, dans une manifestation d'envergure, appelant à un Tibet libre sous la parade de drapeaux tibétains et de photographies du Dalaï-lama. Selon des sources tibétaines fiables, les représailles se poursuivent à Kirti, les autorités chinoisesont récemment fermé l'école monastique de Taktsang Lhamo, affiliée au monastère. 

Un Tibétain de Lhassa, maintenant exilé et dont l'identité ne peut être divulguée déclare au CIT: "L'opposition continue des tibétains et les répressions qu'ils subissent montrent que la politique de sévérité de la Chine au Tibet a apporté tout le contraire de ce qu'attendaient les autorités chinoises. Ils ont unis les Tibétains du plateau, dans la loyauté au Dalaï-lama et la sauvegarde de l'intégrité culturelle tibétaine. Cela ne s'était jamais produit durant les deux derniers siècles de l'histoire tibétaine. La question est maintenant de savoir comment les Tibétains vont le gérer et quel en sera le dénouement politique". 

Les renforcements de la condamnation de la "clique du Dalaï" entrainent désespoir, suicides et détentions. 

Une campagne aux tournures de "Révolution Culturelle" est menée dans tout le Tibet, d'après des communiqués obtenus depuis plusieurs régions du plateau. Des groupes d'action sont envoyés dans chaque monastère, couvent et dans la communauté laïque, afin de conduire des réunions pour condamner la "clique du Dalaï". 

Des rapports sont reçus de plusieurs monastères en détresse, depuis Shi-Tsang Gatsel dans le comté de Luchu (en chinois : Luqu), PTA de Kanlho (en chinois : Gannan) dans la province de Gansu, où la police armée ou des groupes d'action piétinent les photographies du Dalaï-lama. D'après le gouvernement tibétain en exil,  la police armée a fait une rafle au monastère et a appréhendé 28 moines. Au petit matin suivant, une seconde rafle dans le même monastère a conduit à l'arrestation de quatre autres moines. Le gouvernement tibétain en exil rapporte que des forces militaires ont également piétiné les images du Dalaï-lama au monastère de Choephel Tashi Chokor-Ling dans la ville de Dukhor, comté de Chone (en chinois: Zhuoni), PTA de Kanlho, où un certain nombre de moines ont également été arrêtés. 

D'après le quotidien officiel 'Tibet Daily', le renouveau d'une campagne d'éducation patriotique" a formellement commencé à Lhassa la semaine dernière avec pour thèmes, 's'opposer au séparatisme, sauvegarder la stabilité et encourager le développement'. La campagne semble être destinée particulièrement à la communauté laïque, alors qu'une vigoureuse éducation patriotique est déjà en route dans les principaux monastères de Lhassa. Cette campagne oblige les Tibétains à dénoncer le Dalaï-lama, dans le but "de renforcer la lutte anti-séparatiste et contre attaquer le projet de séparation (du pays) par la clique du Dalaï" (Tibet Daily, 21 Avril). L'article du Tibet Daily rapporte que "l'efficacité" dans la campagne sera utilisée comme un moyen "d'évaluer les accomplissements des membres du parti et de ses cadres". Des faits montrent que depuis la campagne de protestations du 10 Mars, il existe une intensification de la méfiance envers les tibétains membres du Parti et les cadres. 

Une source Tibétaine indique à un contact : "Dans les écoles et les bureaux, les gens doivent écrire des histoires à propos du 14 mars et dire du mal de Sa Sainteté le Dalaï-lama. Quand ils écrivent sur le Dalaï-lama, ils sont seulement autorisés à écrire Dalaï, sinon ils doivent recommencer. Mon enfant a déjà du écrire de telles histoires plusieurs fois." 

La campagne d'éducation patriotique a été étendue au delà de Lhassa et de la Région Autonome du Tibet (RAT). Le 18 Avril, le Tibet Daily révèle que le comté de Sangri, dans la préfecture de Lokha va mener une campagne de deux mois d'éducation patriotique pour ses membres du parti, cadres, retraités, écoliers, fermiers, bergers y compris la police armée et les militaires en position dans le comté. Un écrivain Tibétain et commentateur, affirme dans son blog écrit en chinois : "Nous pouvons dire que personne n'échappe à la campagne. A en juger, il semble que chaque commune, chaque comté, chaque préfecture, conduira une campagne politique de même envergure, ce sera l'occasion d'une autre "Révolution Culturelle" qui va balayer les régions Tibétaines et imprégner l'âme des Tibétains. " Une source proche des tibétains à Lhassa a déclaré au CIT que plusieurs moines et nonnes ont été enlevés de monastères et couvents à l'intérieur et autour de Lhassa. Elle ajoute encore que moines et nonnes ont été mis aux arrêts qu'ils aient manifesté ou non  le 10 Avril, ou après. 

D'après le gouvernement tibétain en exil, au moins six moines du monastère de Nechung à Lhassa, ont été détenus après avoir exprimé leur dédain face à la campagne d'éducation patriotique. Le 19 Avril, on signale qu'un moine s'est levé pendant le cours d'éducation patriotique en déclarant que les moines n'avaient pas besoin de ces cours, qu'ils ne voulaient y participer, d'autres l'ont rejoint alors (23 Avril, rapport du gouvernement tibétain en exil,  www.tibet.net).

D'après une autre source, il reste une petite poignée de moines à Nechung, un petit monastère proche de Drepung à Lhassa, lequel héberge habituellement 16 moines. La même source, s'exprimant en chinois sur un site web, affirme: "Quand les Tibétains parlent des sévères répressions dans les monastères, ils se montrent très indignés, mais ont aussi très peur. Depuis la fermeture forcée de tous les monastères, beaucoup de Tibétains muni de leur lampe à beurre, se recueillent devant les statues coupées du Bouddha, sur les coteaux de la montagne Chakpori [une colline proche du palais du Potala aux fameuses sculptures du Bouddha], afin de prier pour les moines et les laïcs réprimés par les militaires. 

Huit jeunes moines du monastère de Nandala dans le conté de Lhundrub  (en chinois: Linzhou), municipalité de Lhassa sont d'après deux témoignages, détenus depuis le 17 Avril. Un jeune Tibétain du village de Chukha Jang, Nyiama Tenzin, a été si sévèrement battu que sa colonne vertébrale est brisée, il doit aussi payer une amende de 5000 yuan (460 €). (22 Avril, gouvernement tibétain en exil). 

Dans le comté de Drango (en chinois: Luhuo) dans la province PTA de Kardze, de nombreux témoignages font état d'une campagne de pétition demandant aux habitants de dénigrer le Dalaï-lama. Après avoir refusé de la signer, un jeune fermier du village Gephen Li-Khokma a alors été battu si violemment qu'il a été hospitalisé, on ne se prononce pas sur sa santé. (gouvernement tibétain en exil, 25 Avril). Dans plusieurs régions, les autorités chinoises tentent d'imposer le lever du drapeau chinois. A l'institut religieux de Larung Gar, dans le comté de Serthar, PTA de Kardze, l'un des plus grands centres pour l'étude et la pratique du bouddhisme tibétain du plateau, les officiels poussent les lamas tibétains à lever le drapeau chinois et à assister aux réunions politiques.

D'après des rapports du CIT, la situation est maintenant très tendue à l'institut, et les habitants craignent les possibles représailles des autorités. Dans le comté de Baiyu (en chinois: Payul) aussi dans la PTA du Kardze, la police armée a demandé aux habitants de faire voler des drapeaux chinois au dessus des monastères et des maisons. Le CIT ne peut confirmer si cet ordre a été suivi.

D'après un autre communiqué, les officiels locaux menacent d'interdire les récoltes du yartsa gunba (un champignon), source essentielle de revenus, aux habitants, s'ils ne signent pas une pétition condamnant le Dalaï-lama. Les Tibétains de Meldrogungkar demandent la fin des détentions et des tueries : les suicides en réponse aux répressions  

Selon des sources tibétaines fiables, une nonne d'une trentaine d'années du couvent de Cholung fut si traumatisée après avoir assisté à des corrections physiques menées par la police armée après une manifestation dans la commune de Tashigang, Meldrogungkar - municipalité de Lhassa - qu'elle s'est donnée la mort. D'après les déclarations, les moines tibétains du monastère de Pangsa ont été rejoints par d'autres moines, nonnes, et habitants lors d'une manifestation, lançant des slogans pour l'arrêt des détentions arbitraires, des tueries des manifestants tibétains, et la libération de tous les prisonniers politiques. Ils affirmèrent aussi leur rejet de la campagne officielle de dénigrement du Dalaï-lama. La police armée cassa la manifestation, usant apparemment de sa force brutale pour frapper avec des crosses de fusils et briser les jambes des manifestants tibétains. Environ soixante personnes ont été appréhendées. D'après certains rapports récents, tous les monastères de la vallée de Meldrogungkar sont tenus par la police. 

Deux nonnes qui manifestèrent ouvertement dans le PTA de Kandze au Sichuan on pu être identifiées par "Radio Free Asia's Tibetan Service" (RFA), comme Bumo Lhaga,  âgée de 32 ans et Sonam Dekyi, 30 ans, du couvent de Drakar à Kardze  (RFA, 27 Avril 2008). La radio cite d'après une source, que le 23 Avril, à environ 13 heures, les nonnes commencèrent par distribuer des tracts demandant le retour du Dalaï-lama et l'indépendance du  Tibet. La police se mis à rassembler les tracts. La source rapporte que: "plus tard, les nonnes ont été surveillées depuis un coin de rue et qu'elles criaient le retour du Dalaï-lama et la liberté aux Tibétains. Elles ont rapidement été appréhendées et embarquées,  tout en continuant à manifester". RFA rapporte la pensée de la mère d'une des nonnes,  Sonam Dekyi, en disant: "Ma fille, Sonam Dekyi, a accompli la mission de sa vie. Elle a pris sa propre décision pour protester, en connaissance des risques et du danger dont elle aurait à faire face. Je ne suis pas du tout inquiète. Si elle ne survit pas à la torture chinoise, je n'aurai pas de regrets...Comme le souhaite Sa Sainteté, elle aura protesté pacifiquement sans recours à aucune sorte de violence." 

Tusong, un moine aveugle, ou mal voyant de la région de Kirti, village du comté de Ngaba, Sichuan, s'est suicidé à l'âge de 29 ans le 16 Avril. D'après un témoignage, il laisse ces mots à sa famille: que ceux que les voyants ne peuvent endurer en ce moment: "même moi, un aveugle, ne peut le supporter." 

Des officiels du même comté de Ngaba, sont maintenant priés de conduire les dénonciations du Dalaï-lama, et d'après les dires, ces actions seront filmées pour la propagande. D'après le gouvernement tibétain en exil, plusieurs moines et laïcs de la région de Ngaba ont été emmenés en centre de détention ou en prison à Chengdu. 

Représailles à Kirti :
fermeture de l'école Les représailles se poursuivent à Kirti, où plusieurs moines ont apparemment fui le monastère, après la manifestation du 16 Mars. Le gouvernement local a fermé l'école monastique de Taktsang Lhamo Kirti, affiliée au monastère de Kirti du Dzoege (en chinois, Zoige) dans le comté de Ngaba PTA, en réponse aux étudiants manifestants. Les enseignants doivent trouver des postes dans d'autres villages, alors que les étudiants sont renvoyés chez eux. D'après une source, certains enfants ont été battus. Le 24 Mars, l'organe de presse officiel chinois, Xinhua, affirme que la plupart des écoles du comté de Ngaba ont repris les cours et que "la vie est retournée à la normale après les échauffourées du début du mois". Le Centre Tibétain de Dharamsala pour les Droits de l'Homme et la Démocratie rapporte que l'école est fermée depuis le 8 Avril 2008 (CTDDHD, 17 Avril 2008). 

Aujourd'hui la demeure de quelques 500 étudiants, l'école a été fondée par Dzoge Akhu Nymia en 1986, afin d'éduquer les jeunes moines et les enfants des environs, dans la langue tibétaine. En 1993, l'école est mise sous tutelle du monastère de Kirti où l'abbé, Alag Lungsang Nangwa Rinpoche, supervise la construction de l'école jusqu'à 1996. Le gouvernement local prend en main l'administration de l'école en 1998, cependant le CTDDHD explique que la gestion courante de l'école restait au monastère jusqu'à sa fermeture le 8 Avril (CTDDHD, 17 Avril 2008). 

Le monastère de Kirti est au centre de la vague de protestations dans l'est du Tibet, lorsque des laïcs et des écoliers se joignent aux moines, le 16 Mars, dans une manifestation d'envergure, appelant à un Tibet libre, sous la parade de drapeaux tibétains et de photographies du Dalaï-lama. Exilés Tibétains et d'autres encore, rapportent plusieurs centaines d'arrestations à l'intérieur et autour du monastère de Kirti. Au moins 8 Tibétains sont tués après que la police ouvre le feu sur les manifestants. Des photos de leurs corps ont été publiées en ligne (www.freetibet.org et d'autres organisations). Xinhua rapporte des faits conflictuels le 20 Mars, d'abord en confirmant que quatre protestataires ont été tués par balle à Ngaba PTA, province de Sichuan, mais en publiant dans un second reportage, que quatre 'émeutiers' ont été blessés. Connus parmi les victimes, Lobsang Tashi, un moine du village de Thawo, et Tsezen un laïc du village de Thachung. 

Des laïcs tentent de protéger les moines pendant les répressions. 

Dans plusieurs régions du Tibet, dans les récentes semaines, des laïcs de toutes catégories ont rejoint les moines afin de protester contre les politiques chinoises et affirmer leur soutien au Dalaï-lama. Le 4 Avril, des Tibétains locaux se réunissent pour former "une barricade humaine" à côté de leur monastère, juste après l'arrivée des troupes. Les villageois tibétains se dispersèrent après s'être rendus compte qu'aucuns des moines ne fût emprisonné ce jour là (gouvernement tibétain en exil, 23 Avril). 

Au premier jour de la première vague de protestations au Tibet, le plus remarquable soulèvement en cinquante années de régime chinois, les Tibétains de Lhassa formèrent "un fort, silencieux et paisible cercle autour de la police" après qu'un groupe de moines de Sera lancent le 10 Mars, des slogans à l'extérieur du temple de Jokhang. Certains touristes, qui rapportèrent leur récit dans un blog, affirment que des "centaines" de Tibétains formèrent un cercle autour de la police, mais qu'aussitôt la police appela du renfort et les moines furent immédiatement appréhendés. De nouvelles protestations et détentions à Regbong. 

Le monastère de Rongwu du comté de Regbong (en chinois, Tongren), dans le PTA de Tsolho (en chinois, Huangnan) à Qinghai, est interdit d'accès. D'après les témoignages de Tibétains en rapport avec cette région, le sort de ses moines détenus après une manifestation le 17 Avril reste indéterminé. La police armée a éffectué une rafle dans le monastère et a confisqué des photographies du Dalaï-lama après que les moines aient tenu une protestation, réclamant la libération de moines détenus après des manifestations antérieures et les répressions de Février et Mars dans la région. Des moines ont été vus embarqués dans des camions, menottes aux poignets et conduits loin de leur monastère. D'après certaines sources, deux jours plus tard certains d'entre eux furent libérés après avoir été sujets à de sévères brimades en détention. 

L'ancien directeur du monastère de Rongwu, Alak (un titre honorifique, voulant dire 'lama') Khaso, et figure respectée locale, tente le 17 Avril, des négociations entre les moines et les autorités locales, mais il est blessé après les brimades policières suite aux protestations. Des sources rapportent qu'Alak Khaso a été emmené à l'hôpital soit à Lanzhou, Gansu, Xining ou Qinghai, mais sa localisation aujourd'hui, ainsi que son état, sont inconnus. Une source fiable tibétaine nous cite que des femmes Tibétaines, ainsi qu'un homme âgé se sont précipités au secours d'Alak Khaso saignant à la tête, mais ils furent à leur tour embarqués. La même source rapporte: "Leurs poignets étaient noués avec des fils électriques. A cet instant, ils avaient déjà arrêté une centaine de personnes, qui remplirent quatre camions militaires." 

La police armée fit une descente dans le monastère de Rongwu, molestant des moines et les mettant en détention, à la recherche de toute image du Dalaï-lama. Les dernières répressions répondent aux manifestations du 21 Février, après que les autorités arrêtent la cérémonie annuelle du Monlam,  dans un monastère de Rebgong - prévu pour se terminer le 22 Février - et après  les représailles de moines, le 17 Mars. "Radio Free Asia" rapporte qu'environ 200 manifestants, la plupart des moines, sont détenus en  Février, après que les autorités utilisent des gaz lacrymogènes pour disperser la foule réunie pour la célébration religieuse. On croit que la plupart des détenus ont été relâchés, mais nombreux ont été blessés. (voir le rapport). 

D'après une source, les protestataires ont manifesté au siège du comté le jour d'après, demandant que le gouvernement local relâche les moines et les laïcs qui ont étés mis en détention. Les manifestants ont été relâchés plus tard : cependant, trois moines et un vieil homme ont souffert de blessures après avoir été sévèrement battu. 

Depuis les protestations de Février, la présence policière à Rebgong est très forte. Selon une source, les forces policières ont été transférées des régions environnantes, y compris Xining à Rebgong. Un hôtel local a brandi une bannière où est inscrit "Bienvenue aux forces spéciales de Zhengzou logées dans notre hôtel". 

Malgré cette atmosphère répressive, un mois avant les protestations, le 17 Mars, des moines de Rongwu brûlent de l'encens et clament haut et fort leur attachement pour le Dalaï-lama et la liberté Tibétaine. Ils ont aussi appelé les autorités à laisser le Dalaï-lama retourner au Tibet, et "de rendre le Panchen Lama et ses parent au peuple Tibétain". Gendun Choekyi Nyima, reconnu par le Dalaï-lama comme le 11ème Panchen Lama, est en détention par les Chinois dans un endroit inconnu depuis 1995. Les moines ont été empêchés de conduire davantage leur manifestation par la police armée.

(Rapport CIT)

 ========TRADUCTEUR : Zacharie DINDAR et vérifié par Soyang======== 

 
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Jeudi 24 avril 2008

En hommage au Panchen Lama qui a 19 ans demain, 25 avril 2008, et qui se trouve toujours en prison ou en résidence surveillée.

Allumez une bougie


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