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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 18:20

Tibet-info.net

Losar, le nouvel an tibétain, ses symbolismes et son déroulement

    Le Tibet traditionnel demeure le plus souvent inconnu des Occidentaux. Monsieur Dakpa a connu son pays avant l’invasion de 1959, l’époque où le Tibet jouissait pleinement de la richesse de sa civilisation originale encore intacte dans une atmosphère libre d’un point de vue politique, social et culturel. Partout au Tibet, le nouvel an ou Losar est considéré comme la fête la plus importante de l’année.

Chacun sait que le Tibet est un pays vaste aux traditions et coutumes extrêmement diversifiées grâce à sa situation géographique particulière, à ses traditions religieuses et sociales uniques dans le monde. Parmi ces traditions multiples : la fête du nouvel an tibétain "Losar".
Losar est considéré comme la fête la plus importante de l’année partout au Tibet, bien que dans certaines régions, on ne le fête pas à la même date, comme dans la région de Kongpo (sud-est du Tibet) où on fête le nouvel an vers le mois de novembre correspondant à la nouvelle année agricole (Sonam Losar) marquant le début des récoltes. Mais cela ne les empêche pas de fêter une deuxième fois le nouvel an commun avec d’autres Tibétains le 1er jour du 1er mois tibétain.

Bien entendu, le Losar est fêté partout où il y a des Tibétains, que ce soit au Tibet ou en exil, mais il semble qu’il soit aujourd’hui célébré avec moins de moyens et de rigueur au Tibet, ceci en raison de l’absence totale de liberté.

Avant que la nouvelle année commence, une préparation rituelle s’effectue pour permettre que la nouvelle année soit une année heureuse et sans obstacle pour le pays et ses habitants. Cette préparation rituelle peut se diviser en deux parties : monastique et populaire.

La préparation rituelle monastique

La symbolique de ces rituels consiste à éliminer tout élément négatif de l’année qui vient de s’achever et à commencer une année nouvelle sans obstacle. Le plus marquant des rituels monastiques se déroule au monastère de Namgyal (monastère privé des Dalaï Lamas situé dans le palais du Potala à Lhassa). Le vingt-neuvième jour du douzième mois tibétain, les moines de ce monastère - à la suite d’une longue prière et d’un rituel tantrique - organisent une session de danses sacrées (Tcham) invoquant les divinités protectrices tantriques. Ces danses se déroulent durant toute une journée.
A la fin de ces danses, une sculpture géante (Goutor) est transportée en procession à l’extérieur du Potala par les moines du monastère de Namgyal. Celle-ci est brûlée en guise d’exorcisme afin de chasser les mauvais esprits et d’éliminer les aspects négatifs de l’année qui s’achève, ce, en présence de la population de Lhassa et de la foule de pèlerins venus assister à la cérémonie.

La préparation rituelle populaire

D’un point de vue laïc et populaire, le même jour, c’est à dire le vingt-neuvième jour du douzième mois tibétain, les Tibétains - après avoir nettoyé de fond en comble leur demeure prennent la "Soupe du 29ème jour" appelée Gouthouk.

Cette soupe est composée de boulettes de farine de blé, de viande et de radis. Dans cette soupe, certaines boulettes seront farcies avec des symboles comme par exemple : un caillou blanc, de la laine ou du charbon, etc..
Quelle est la symbolique de ces ingrédients non comestibles ?
- Le caillou blanc reflète une pensée pure donc positive et à conserver pour la nouvelle année.
- La laine, un caractère lent et doux, mais tout ce qui est lenteur est à rejeter pour cette nouvelle année et la douceur est bien entendu à conserver.
- Le charbon signifie votre pensée est noire donc négative, il faut rejeter cette facette pour la nouvelle année.

Après la soupe, la maîtresse de maison passe auprès de chaque membre de la famille pour distribuer une boule de farine d’orge grillée (Tsampa). Cette boule de tsampa est frottée symboliquement par chacun sur l’ensemble de son corps afin que celle-ci prenne tous les éléments négatifs de la personne et chacun laisse son empreinte de la main sur la boule. Toutes les boules sont ramassées et réunies autour d’une effigie en tsampa à forme humaine dans un récipient. Cette effigie symbolise le mal et va effectuer un grand voyage en emportant ces boules de tsampa contenant les aspects négatifs de l’année passée et les restants de la soupe en guise de repas. Un jeune membre de la famille se charge de sortir et de déposer l’ensemble (effigie + boules + restants de nourriture) à l’extérieur de la demeure au croisement des chemins. Ainsi, les forces négatives accumulées au cours de l’année sont expédiées au loin.
Les festivités de la période du Losar peuvent se diviser en deux parties : les festivités institutionnalisées et les festivités populaires.

Festivités institutionnalisées

Parmi les festivités institutionnalisées, les plus connues sont celles organisées au niveau du gouvernement tibétain et notamment, dans le palais du Potala autour de Sa Sainteté le Dalaï Lama, chef spirituel et temporel du peuple tibétain.

La célébration du jour de l’an au Potala est connue sous le nom de Lama Losar qui signifie le nouvel an des Lama, car l’essentiel des activités de la journée est consacrée aux affaires religieuses. C’est ce jour-là que les grands dignitaires des différentes traditions monastiques viennent présenter leurs voeux à Sa Sainteté.

Sa Sainteté et les officiels se réveillent vers deux heures du matin au son de la musique de la Cour dite Musique des Réveils (Shengda) du Losar.

Sur les toits du Potala se tient, en présence de Sa Sainteté, une importante cérémonie de rituel de prière dédiée à la déesse Palden Lhamo. Cette cérémonie conduite par les moines du monastère de Namgyal consiste à remercier la déesse Palden Lhamo d’avoir protégé le pays et l’État tibétains dans le passé et à l’invoquer afin qu’elle renouvelle sa protection pour l’année qui commence. Rappelons que la cérémonie se perpétue toujours en exil à Dharamsala en Inde du nord où réside Sa Sainteté et siège le gouvernement tibétain.

Pendant la journée, la cérémonie la plus importante a lieu dans la grande salle appelée Sishi Phuntsok (Assemblée du bien spirituel et matériel) en présence de tout le corps du gouvernement tibétain. Les dignitaires des grands monastères viennent présenter leurs voeux à Sa Sainteté en présentant les trois supports de mandala : le corps, la parole et l’esprit symbolisés par une statue, un texte et un stupa. Le gouvernement tibétain leur offre du thé salé baratté au beurre et du Drésil (une préparation à base de potentille avec du riz et du raisin secs), du Tchémar et des repas.

Le deuxième jour est consacré aux affaires temporelles. Le déroulement des cérémonies est le même, mais les invités principaux sont des dignitaires laïcs. C’est pourquoi le deuxième jour est appelé Gyalpo Losar (nouvel an du Roi). Par ailleurs, il souligne que Sa Sainteté détient non seulement le pouvoir spirituel, mais aussi le pouvoir temporel. Ce jour là, les dignitaires du gouvernement tibétain en commençant par le Kashag (Cabinet des ministres) et les représentants du corps diplomatique des pays étrangers en poste à Lhassa viennent présenter leurs voeux à Sa Sainteté.

Le troisième jour est essentiellement consacré aux prières de suppliques aux dieux gardiens du Tibet, en particulier, à la déesse Palden Lhamo.
Selon la tradition, ces prières de suppliques sont exécutées par la communauté du monastère de Namgyal en présence de deux tuteurs de Sa Sainteté. A l’issue de cette cérémonie, une divination concernant l’avenir du Tibet en général et de la nation tibétaine en particulier a lieu devant la statue de la déesse Palden Lhamo, qui se trouve dans l’appartement privé du Dalaï Lama. Le même jour, une délégation gouvernementale se rend au monastère de Nechung, siège de l’Oracle d’État du même nom, afin de le prier et demander des prédictions pour l’avenir du pays pour la nouvelle année.

Un grand mât de drapeaux de prières appelé Gaden Darchen qui se trouve dans le Barkor est dressé avec des drapeaux de prières tout neufs. Celui-ci a un lien symbolique tout particulier avec l’institution politique et divine des Dalaï Lamas.

Festivités populaires

A l’aube du jour de l’an, toute la population de Lhassa est réveillée par des conteurs, appelés Drékar, porteurs de bon augure. L’homme porte un masque blanc en feutre avec une barbe blanche et un bâton à la main. Il chante en disant "Je viens de l’est, du paradis de Dorjé Sempa"... et en même temps, il danse. Il est considéré auspicieux de l’avoir à la porte le matin même du jour de l’an et la tradition veut que la famille lui offre des gâteaux et un bon repas.
Peut-on le comparer avec le Père Noël ?

Tôt le matin, tous les membres de la famille portent des habits neufs et se réunissent dans la pièce principale de la maison. La maîtresse de maison présente alors ses voeux à chaque membre de la famille en offrant le Tchémar et le Changphu tout en prononçant les voeux de "Tashi Délég Phunsourn Tsog", ce qui veut dire bonheur, santé et que toutes les bonnes choses soient réunies pour la nouvelle année. On sert du Changkhoel, (Chang chaud mélangé avec de la Tsampa et du fromage), du thé au beurre, des Khabsé (beignets tibétains) et du Drésil.

Devant l’autel de chaque foyer tibétain sont dressés des éléments d’offrandes : un monticule de Khabsé (Derga), de fruits et de jeunes pousses d’orge, dans un pot, symbolisant une bonne récolte et la fertilité (Lophu) ; une tête de mouton en Tsampa ou en beurre symbolisant la chance et la fortune ; le Tchémar, mélange de Tsampa et de beurre présenté dans un récipient en bois sculpté et peint symbolisant une bonne récolte de produits céréaliers et pastoraux ; Changphu, premier cru de bière d’orge et de l’eau dans un récipient symbolise la lignée ininterrompue de la famille comme une source qui coule sans interruption. Briques de thé, morceaux de sel et autres produits céréaliers et pastoraux sont aussi présents.

La matinée est consacrée aux prières et l’après midi aux réjouissances : jouer aux dés tibétains (sho), écouter et chanter l’Épopée de Gésar de Ling, chanter, danser, jouer de la musique et boire du Chang, etc.

A partir du deuxième jour, on va chez les uns et les autres pour échanger les voeux en présentant le Tchémar et le Changphu et en offrant les Khabsé.

Le matin du troisième jour est consacré à l’implantation des drapeaux de prières (Loungta) sur le toit de la maison et à la cérémonie de la fumigation en brûlant le genévrier. Ce rituel de fumigation et les prières sont adressés aux dieux protecteurs du foyer (Khyim lha), dieux du sol (Shi dag), dieux du pays (Yul Lha) et dieux du lieu de la naissance (Kyé Lha).

De la même façon le rituel de fumigation a lieu sur la montagne, au bord de la rivière et au bord du lac pour supplier les dieux de ces lieux.

Mönlam Chenmo

Les festivités du Nouvel an ne s’arrêtent pas là. Car la fête de la Grande Prière (Mönlam Chenmo) à Lhassa instauré par le Maître Tsongkhapa en 1409, a lieu pendant le premier mois de la nouvelle année tibétaine.
Cette fête religieuse commémore la victoire du Bouddha historique sur les six hérétiques à Sravasti en Inde. D’après les textes religieux, le Bouddha a dû s’appuyer sur des exploits miraculeux pour démontrer la véracité de son Enseignement aux six maîtres des écoles non-bouddhiques de l’Inde. A cette occasion, le Maître Tsongkhapa a offert une couronne de joyaux en formant les voeux de bonheur pour tous les êtres, à la statue du Bouddha Shakya Mouni, qui se trouve dans le Jokhang, le temple principal de Lhassa.

La fête de la Grande Prière commence le troisième jour du Nouvel an et dure trois semaines. Elle rassemble plus de vingt mille moines essentiellement de trois grandes universités monastiques : Ganden, Séra et Drépoung, et d’autres monastères proches de Lhassa. Pendant cette fête, la loi monastique est appliquée dans l’ensemble de la ville de Lhassa. L’application de cette loi est confiée aux autorités monastiques de Drépoung selon un code de la loi monastique nommée Chayig, établi par le 5ème Dalaï Lama Ngawang Lobsang Gyatso en 1662.

L’une des caractéristiques du Mönlam Chenmo est l’organisation des grands débats philosophiques. Seize Guéshé, docteurs en philosophie bouddhique - les plus érudits, passent leurs examens pendant cette fête, devant des milliers de moines. Les sujets d’examen portent sur les cinq connaissances philosophiques bouddhiques : la logique (tsé ma), la perfection de la sagesse (phar chin), la voie du milieu (ou ma), la métaphysique (ngon pa) et la discipline monastique (dul va).
Les examens se déroulent sous forme de débats utilisant la technique du syllogisme codifié, difficile à comprendre pour les non-initiés. Ceux qui réussissent l’examen obtiennent le titre de Guéshé Lharampa, titre correspondant au Doctorat de philosophie bouddhique.

Le quinzième jour marque le véritable Jour de la Grande Prière commémorant la victoire du Bouddha historique sur les hérétiques et cela donne lieu à une grande cérémonie d’offrandes avec des Tormas gigantesques sculptées en beurre coloré et exposées dans le Barkor, le chemin circulaire autour du Jokhang. Le Dalaï Lama et les membres de son gouvernement assistent à la cérémonie. La population de Lhassa et les pèlerins se bousculent pour admirer les Tormas et recevoir leur bénédiction. Cela donne lieu à des spectacles de chants et de danses considérés comme offrandes.

Le vingt-quatrième jour marque la cérémonie de purification et d’exorcisme dirigé par le monastère de Namgyal et le collège tantrique de Drépoung. Cette cérémonie est appelée Moenlam Torgyag. Des Torma géantes sont brûlées à Loubouk dans le quartier sud de Lhassa en guise d’exorcisme. Nechung, l’oracle d’État et sa suite, ainsi que tout un corps d’armée tibétaine vêtu d’un costume militaire ancien et portant des armes anciennes, participent à la cérémonie.

Le vingt-cinquième jour marque la fin de la fête de Grande Prière. On sort du Jokhang la statue de Maitreya, le Bouddha du futur, et la transporte en procession dans le Barkor, le chemin circulaire autour du Jokhang pour donner la bénédiction à la population. La symbolique de cette procession est de faire venir rapidement l’ère ou le Kalpa de Maitreya, le prochain Bouddha historique.

Car, selon la cosmologie bouddhique, une période de régénérescence extrême suivra le Kalpa actuel du Bouddha Shakya Mouni, durant laquelle l’espérance de vie humaine ne dépassera que dix ans au maximum. Afin de remplacer cette ère négative par celle du Maitreya, de nombreux événements auspicieux sont organisés. Par exemple, une course entre cavaliers vers la statue de Maitreya symbolise la rencontre du monde humain et de celui des animaux avec le prochain Bouddha.

Ngawang DAKPA
Professeur à l’INALCO

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15 janvier 2015 4 15 /01 /janvier /2015 12:03

asies.hypotheses.org

La manifestation Charlie du 11 janvier 2015 en poème : « Nous sommes Charlie, Vive Charlie » ང་ཚོ་ཤཱག་ལི་ཤཱག་ལི་རྒྱལ་གྱུར་ཅིག de Naga Sangye Tandar ན་ག་སངས་རྒྱས་བསྟན་དར

Introduction par Françoise Robin.

A peine rentré de la manifestation Charlie du 11 janvier 2015, à laquelle il avait tenu à participer au nom de la liberté d’expression, Naga Sangye Tandar (ན་ག་སངས་རྒྱས་བསྟན་དར), Tibétain né en 1961 en Inde de parents réfugiés, a rédigé un poème versifié en tibétain, de format classique hendécasyllabique (onze pieds par vers). M. Naga, érudit formé dans la tradition bouddhique tout en étant demeuré laïc, exerce depuis de nombreuses années les fonctions d’éditeur au sein de la maison d’édition de la « Tibetan Library of Works and Archives » (Bibliothèque tibétaine d’ouvrages et d’archives), structure importante et connue de tous les spécialistes du Tibet et du bouddhisme tibétain. En effet, depuis l’année de sa fondation en 1970, elle abrite de précieux manuscrits et xylographes déposés par les dizaines de milliers de réfugiés tibétains qui ont quitté le Tibet à partir de 1959, en même temps que le Dalaï-Lama. Forte de ses cent dix mille titres, elle publie et republie de nombreux ouvrages et contribue ainsi à diffuser la littérature tibétaine dans le monde entier.

M. Naga a été invité en 2014-2015 comme répétiteur de tibétain à l’Inalco et est un témoin attentif des événements qui se déroulent en France. Dimanche, il a été particulièrement frappé par la foule, sa sérénité et ses idéaux. Il a opté, comme souvent on le fait dans le monde tibétain érudit, pour la forme poétique afin de commenter et célébrer ce moment historique auquel il a participé, et exprimer les sentiments qu’il a éprouvés ces derniers jours. Il a même forgé un néologisme pour « laïcité » à l’occasion, calqué à la fois sur la phonétique et sémantique de l’équivalent anglais « secularism » (gser ’khur ring lugs གསེར་འཁུར་རིང་ལུགས).

Nous sommes Charlie, vive Charlie
Naga (trad. Françoise Robin)

Merveille, merveille, quelle foule !
Est-elle tombée du pays des dieux d’en haut ?                                                                  
Ou bien de celui des nâga d’en bas ?
C’est la première grande foule dans ma vie.
Sais-tu ou non pourquoi elle s’assemble ?
Si tu l’ignores : voilà quelques jours de ça,
Des êtres ignobles et lâches s’en sont pris
A la liberté du célèbre journal Charlie
Ils ont fait preuve d’une réelle bestialité
D’une inhumaine stupidité
Se sont adonnés à de vils actes sanglants
Provoqué l’affliction et perturbé la paix
De millions de gens
Ce malheur propre à troubler l’esprit
A bouleversé la conscience générale
Invité à la solidarité ainsi qu’au deuil
A rassemblé spontanément pour frapper le tambour de la victoire
Ce moment historique
A une grande résonnance à tous les orients
Les émissaires de cinquante pays voisins
Sont venus pour hisser jusqu’aux cieux la valeur de l’événement
Le lieu c’est Paris, capitale de la France
Le moment c’est le dimanche 11 janvier
Les organisateurs, des associations diverses
Soutenus par l’Etat et le peuple
D’allure pacifique, sans vacarme, à l’unisson :
« Je suis Charlie » et « Vive Charlie »
Transports gratuits, considération mutuelle : merveille !
Plus d’un million de gens, mais pas un incident
Les coupables ont été certes poussés vers leur vie suivante
Mais pour apposer le ferme sceau du « Plus jamais ça »
Pour ne pas être indifférents
Par solidarité avec les proches et les survivants
La foule dépassant le million a délivré un message clair
« Je suis Charlie » est symbole de liberté
« Je suis Charlie » est l’amitié fraternelle
« Je suis Charlie » est l’égalité pour le peuple
« Je suis Charlie » est l’équanimité envers les religions
« Je suis Charlie » est le respect des non-croyants
« Je suis Charlie » est la laïcité
Que vive Charlie aux six caractéristiques

(Le 12 janvier 2015)

Texte original 

ང་ཚོ་ཤཱག་ལི་ཤཱག་ལི་རྒྱལ་གྱུར་ཅིག
ན་གས་ཕུལ།།

ཨེ་མ་ཨེ་མ་འདི་འདྲའི་མི་ཚོགས་ཆེ་བ་ལ།།
སྟེང་ཕྱོགས་ལྷ་ཡི་ཡུལ་ནས་བབས་སམ་ཡང་ན་ནི།།
འོག་ཕྱོགས་ཀླུ་ཡི་ཡུལ་ནས་བབས་སམ་ཅི་ལྟར་ཡང་།།
འདི་འདྲའི་ཚོགས་ཆེན་མཐོང་བ་བདག་ལ་དང་པོ་སྟེ།།
ཚོགས་དོན་ཁྱེད་ཀྱིས་ཤེས་སམ་ཡང་ན་མི་ཤེས་ལགས།།
མི་ཤེས་ཟེར་ན་མདང་ནུབ་ཉིན་འགའི་སྔོ་རོལ་དུ།།
ཤཱག་ལི་ཞེས་པའི་སྙན་གྲགས་ཅན་གྱི་གསར་འགོད་དེའི།།
རང་དབང་ལ་རྒོལ་བག་མེད་གཏི་ཐུག་སྐྱེས་བུ་འགས།།
མི་ཡི་སྤྱོད་ཚུལ་ཡོངས་ལས་བརྒལ་བའི་ཐབས་རྡུགས་ཀྱི།།
དུད་འགྲོའི་སྤྱོད་ཚུལ་དངོས་སུ་བསྟེན་ཏེ་ཁྲག་སྦྱོར་གྱི།།
བྱ་ངན་ལས་སུ་ཞུགས་ཏེ་སྐྱེས་བུ་ས་ཡ་བརྒལ་བ་ཡི།།
ཞི་བདེ་ཁྲག་ལྟར་དཀྲུགས་པའི་དོན་རྐྱེན་ཆེན་པོ་བྱུང་།།
མི་སེམས་རབ་ཏུ་དཀྲུགས་པའི་རྐྱེན་ངན་དེ་ཡིས་ནི།།
མང་ཚོགས་སེམས་རྩ་ཆེས་ཆེར་རབ་ཏུ་དཀྲུགས་པ་ལ།།
རྒོལ་དང་མྱ་ངན་ལྷན་ཅིག་གདུང་སེམས་མཉམ་སེམས་བསྐྱེད་ཕྱིར།།
མ་གྲོས་བསམ་པ་གཅིག་མཐུན་ཚོགས་ཀྱི་རྒྱལ་རྔ་བརྡུངས།།
འདི་ནི་མི་ཡི་ལོ་རྒྱུས་ནང་དུ་སྙན་པ་ཡི།།
ཕྱོགས་བཞི་མཚམས་བརྒྱད་ཀུན་ཏུ་ཆེས་ཆེར་གྲགས་གྱུར་པས།།
ཁྱིམ་མཚེས་རྒྱལ་ཁབ་བརྒྱ་ཕྲག་ཕྱེད་ཀྱི་འཐུས་མི་རྣམས།།
བྱོན་ཏེ་འདི་ཡི་རིན་ཐང་དགུང་དུ་འདེགས་པར་བརྩམས།།
གནས་ནི་ཕྷ་རན་སི་ཡི་རྒྱལ་ས་པེ་རི་སྟེ།།
དུས་ནི་རེས་གཟའ་ཉི་མ་དང་པོའི་བཅུ་གཅིག་སྟེ།།
གོ་སྒྲིག་མཛད་པོ་གཞུང་མིན་ཚོགས་པ་ཁག་ཅིག་སྟེ།།
རྒྱབ་སྐྱོར་མཛད་པོ་གཞུང་དང་མང་ཚོགས་གཉིས་ཀ་འོ།།
རྣམ་པ་ཞི་ལ་སྐད་ཅོར་མེད་ཅིང་སྒྲ་གཅིག་ཙམ།།
ང་ནི་ཤཱག་ལི་ཡིན་དང་ཤཱག་ལི་རྒྱལ་གྱུར་ཅིག
འགྲིམ་འགྲུལ་རིན་མེད་ཕན་ཚུན་མཛའ་བརྩེ་ངོ་མཚར་ཆེ།།
མི་ཚོགས་ས་ཡའི་གྲངས་ལས་འདས་ཀྱང་རྐྱེན་ངན་བྲལ།།
བྱེད་གཏེ་ཕྱི་མའི་ལྔ་ལམ་རིང་པོར་བསྐྲད་ཟིན་ཡང་།།
དེ་ཉིད་སླར་ཡང་མི་འབྱུང་སླད་དུ་ཕྱག་རྒྱ་ཡི།།
ཐམ་ག་བཙན་པོར་འདེབས་ཕྱིར་མ་གོ་མ་ཐོས་པ།།
མེད་དང་བཤུལ་ལུས་ནང་མིར་དུང་སེམས་མཉམ་བསྐྱེད་ཕྱིར།།
ས་ཡ་ལས་བརྒལ་འཛོམས་པས་བརྡ་ལོན་ལེགས་པར་འཕྲོད
ང་ཚོ་ཤཱག་ལི་ཤཱག་ལི་རྒྱལ་གྱུར་ཅིག
ཤཱག་ལི་ཟེར་ན་རང་དབང་མཚོན་རྟགས་རེད།།
ཤཱག་ལི་ཟེར་ན་སྤུན་ཟླའི་མཛའ་བརྩེ་རེད།།
ཤཱག་ལི་ཟེར་ན་དམངས་གཙོའི་འདྲ་མཉམ་རེད།།
ཤཱག་ལི་ཟེར་ན་དད་པར་བཏང་སྙོམས་རེད།།
ཤཱག་ལི་ཟེར་ན་སྐྱ་བོར་གུས་བརྩི་རེད།།
ཤཱག་ལི་ཟེར་ན་གསེར་འཁུར་རིང་ལུགས་རེད།།
རེད་དྲུག་འཛོམས་པའི་ཤཱག་ལི་རྒྱལ་གྱུར་ཅིག
ན་གས་ཕུལ།།

༡།༡༢།༢༠༡༥

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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 11:22

FRANCE TIBET

 

Date : 12/12

Le Leader du village exécuté


Dharamshala, 12 décembre 2014 : Les autorités chinoises du comté de Driru ont tué le leader du village tibétain d'Ushung connu localement comme un homme très respecté et quelqu'un qui a initié plusieurs chantiers sociaux dans le domaine de l'éducation, la promotion de la religion et la culture, l'unité et l'harmonie. L'incident a eu lieu le 9 décembre 2014.

D'après le TCHRD, Bachen Gyalwa a été tué le 21 novembre 2014 sous les ordres des autorités chinoises.

Bachen Gyalwa (appelé aussi Ngawang Monlam ) était un ancien moine du monastère de Gyashoe Pelkar, il a été arrêté avec plusieurs autres Tibétains dont Peka, Neymey, Droril et Tashi.

Ils sont ensuite été amené au centre de détention du comté de Driru sans qu'aucune information n'ait filtré jusqu'à ce jour à leur sujet.

Avant son exécution, Bachen Gyalwa avait été arrêté et remercié pour faire place à un nouveau chef de village choisi par le gouvernement. Ceci se passe dans un comté réputé "politiquement instable" selon Pékin car les Tibétains ici résistent depuis longtemps aux autorités chinoises en refusant de se montrer "loyaux".

D'après le TCHRD, Bachen a été exécuté en garde à vue sous le commandement du Comité du Parti de Driru.

Les autorités ont prévenu les Tibétains de ne pas communiquer l'information de la mort de Gyachen à l'extérieur du comté, sans quoi il sera pris des mesures punitives à l'encontre des Tibétains. Ces derniers ont été forcés de signer et poser leurs empreintes sur une déclaration promettant qu'ils resteront silencieux au sujet de l'exécution.


Le secrétaire régional du Parti a publié une ordonnance en 59 points mettant sévèrement en garde les Tibétains qui maniganceraient contre le gouvernement chinois. Les Tibétains de Driru ont la communauté internationale pour qu'elle envoie des équipes d'inspecteurs pour les libérer cette répression anticipative.
A ces menaces s'ajoutent des mesures répressives telles l'interdiction de voyager, des mesures auxquelles les Tibétains sont habitués, comme aussi le black-out des moyens de communication.

Bachen Gyalwa, en tant que chef de village avait fait construire une énorme salle communautaire où il invitait les lamas tibétains à donner leurs enseignements et à organiser des rituels ainsi que des danses.
Il avait également fait construire une école où les Tibétains diplômés pouvaient donner des leçons aux Tibétains illétrés, jeunes comme vieux. Il aida à la fondation d'un opéra tibétain, d'un institut de danse, fit construire des hôpitaux, des magasins et des routes pour relier les villages.

France Tibet
Source : Phayul, RFA, TCHRD

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Chinese authorities in Tibet’s restive Driru county were accused on Monday of murdering a popular Tibetan village chief while he was detained because of his efforts to promote Tibetan culture and the economic well-being and unity of the Tibetan people.

Bachen Gewa, the leader of Ushung village in Driru (in Chinese, Biru) county’s Gyashoe Yangshok township in the Tibet Autonomous Region’s Nagchu (Naqu) prefecture, was killed on Nov. 21 “on the orders of the local [ruling Chinese] Communist Party authorities,” the India-based Tibetan Centre for Human Rights and Democracy (TCHRD) said in a statement.

Gewa, also called Ngawang Monlam, had earlier been arrested and “removed from his post” to make way for a government-approved village head, TCHRD said, quoting a source with contacts in Driru, a county considered “politically unstable” by Beijing and where Tibetans have long resisted forced displays of loyalty to the Chinese authorities.

“[He] was then killed on the orders of the secretary of the Driru County Party Committee,” TCHRD said.

Gewa died while in police custody, TCHRD director Tsering Tsomo told RFA’s Tibetan Service in an interview on Monday.

“We believe that his death, which came while he was under the supervision of Chinese security personnel, represents a severe violation of the U.N. Declaration of Human Rights,” Tsomo said.

Details on the exact circumstances of Gewa’s death were not immediately available, but Gewa “had posed a formidable challenge to the Chinese government’s ongoing ‘stability maintenance’ measures that have been implemented since late 2011,” TCHRD said in a statement.

'Courageous, patriotic'

“[Bachen Gewa] was a courageous and patriotic Tibetan leader who served the village with utmost dedication for many years,” TCHRD said, quoting a source.

“At the village he built a huge community hall, where he invited Tibetan lamas to give religious teachings and organized prayer ceremonies and cultural performances,” the source said.

“He [also] built a school, where he invited educated Tibetans to teach illiterate Tibetans, including the young and elderly. He helped found Tibetan opera and dance institutes [and] built hospitals, shops and roads in the locality.”

Local authorities have warned Gyashoe Yangshok township residents not to discuss Gewa’s death, or to spread news of other recent detentions and arrests, with anyone outside the area, TCHRD said.

“The authorities forcibly took signatures of local Tibetans, making them promise not to reveal any information about the incidents to the outside world. They have [also] imposed other measures of control, including travel restrictions in the area.”

Tibetans in Driru have long resisted forced displays of loyalty to Beijing, which has imposed tight restrictions in the area, including widespread detentions and a clampdown on communications.

In September 2013, Beijing began a campaign to force Tibetans to fly the Chinese national flag from their homes, sources say.

The campaign intensified in early October 2013 when villagers refused to fly the flags, throwing them instead into a river and prompting a deadly security crackdown in which Chinese police fired into unarmed crowds.

Sporadic demonstrations challenging Chinese rule have continued in Tibetan-populated areas of China since widespread protests swept the region in 2008, with 133 Tibetans to date setting themselves ablaze to oppose Beijing’s rule and call for the return of exiled spiritual leader the Dalai Lama.

Reported by Yangdon Demo for RFA’s Tibetan Service. Translated by Karma Dorjee. Written in English by Richard Finney.

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Village leader killed in Driru, 107 nuns expelled in Phenbo



Phayul[Friday, December 12, 2014 11:51]


DHARAMSHALA, December 12: The Chinese authorities in Driru County have killed a Tibetan village leader who was known by the locals as a man who is well respected and someone who has pioneered several social works in the field of youth education, promotion of religion and culture, unity and harmony. The incident took place on Dec. 9, 2014.

Bachen Gyalwa or Ngawang Monlam was a former monk of Gyashoe Pelkar monastery, was arrested along with several other Tibetans including Peka, Neymey, Droril and Tashi.

The arrestees were taken to Driru County detention center and there is no information about them as of now.

Local sources say that the Chinese have killed Gyachen because they wanted his removal from the post and even issued orders to remove him from the post which the Chinese want to be filled by a Chinese replacement.

The authorities warned the Tibetans against leaking the news of Gyachen’s death to the outside world failing which the authorities would take punitive measures against the Tibetans. The Tibetans were forced to sign and give thumb impressions on an agreement accepting to remain mute about the killing.

A Chinese regional party secretary has issued a 59 point rulebook issuing stern warning against the Tibetans who plot against the Chinese government. The Tibetans in Driru have urged the world community to send investigating teams to save them from the impending repression.

Meanwhile, 107 nuns of a nunnery in Phenbo, near Lhasa, in August this year. The nuns have distributed pamphlets seeking help in their hours of despair. “We have been forced to leave our quarters where we worship and study. We have nowhere to go. Please save us,” the nuns wrote.

On August 12, the Chinese authorities bulldozed the quarters of Shar Bhumpa Monastery in Phenbo. Several nuns have reportedly collapsed seeing the mowing down of their residences. A few nuns have also been reportedly missing.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 16:52
Les conséquences de l'installation des « groupes de travail des monastères » dans le monastère de Jhapa,
Par Woeser



20/11/2014, 22:16
High Peak Pure Earth 



Le monastère de Jhapa



High Peaks Pure Earth a traduit en anglais l'article de Woeser écrit le 22 Avril 2014 pour Radio Free Asia puis publié sur son blog on 5 Mai 2014.
L'article de Woeser une vue de l'intérieure de la situation des monastères de la Région Autonome du Tibet et tout particulièrement dans la préfecture de Chamdo, un sujet qu'elle avait déjà abordé en Septembre 2013.
Woeser dresse le contexte qui mènera à l'arrestation des moines du Chamdo, pour plus de détails sur l'arrestation de Khenpo Karma Tsewang, cf son article écrit en début de cette année.

Le monastère de Jhapa fait parti de la commune de Mianda, comté de Chamdo, dans la Région Autonome du Tibet. Ce principal monastère Kagyu du Kham possède une histoire longue de plus de 500 ans.
D'après les habitants du voisinage, le groupe de travail, composé d'un officier de police et de cinq cadres, s'est installé dans le monastère de Jhapa fin 2011. Sur ces six personnes, deux étaient Chinois et quatre Tibétains. Toutefois nous ne savons pas aujourd'hui si la composition de ce groupe de travail est la même. Par le passé, le monastère pouvait héberger jusque 110 moines, mais un an après l'arrivée du groupe de travail, ils n'étaient plus que 33. Tous les autres avaient été renvoyés et forcés à devenir des fermiers.
A son habitude, le groupe de travail ne donne pas plus de trois jours pour quitter le monastère. Si les moines doivent se rendre à Chamdo pour des questions administratives, s'ils sont malades ou s'ils ont besoin de voir un médecin, ils n'auront au mieux que 15 jours à condition d'obtenir une autorisation officielle de la préfecture. S'ils ne reviennent pas dans le délai imparti, leur comportement sera interprété comme de la rébellion face au gouvernement et ils seront renvoyés. Il a été rapporté en 2012 qu'aucun moine du comté de Chamdo n'a été autorisé à se rendre à Lhassa. En 2013 seulement quatre moines ont obtenu une permission pour s'y rendre.
Si quelqu'un veut se rendre d'un village ou d'un monastère à autre, à son arrivé il devra se présenter au groupe de travail local et se faire enregistrer. Si quelqu'un manque à cette obligation et se fait prendre, il ne sera pas seulement expulsé mais il également puni.

JamyangYeshe
Jamyang Yeshe

Drubgyu
Drubgyu

Le 10 mars 2012, deux moines du monastère de Jhapa, Jamyang Yeshe et Drubgyu ont été arrêtés car ils avaient été suspectés d'avoir coller en ville des tracts « Nous ne célébrons pas le Nouvel An Tibétain » avant la-dite célébration puis, lors du Nouvel An Tibétain, ils ont été suspectés de prier pour les auto-immolés.

ThoegaRinpoche
Thoega Rinpoche , décédé par refus des autorités à lui prodiguer des soins médicaux

En ce temps-là, le responsable du comté de Chamdo (métis sino-tibétain, aujourd'hui en charge du département du tourisme de Chamdo) était aussi responsable des groupes de travail et a autorisé personnellement l'arrestation de Jamyang Yeshe et de Drubgyu et a menacé de nombreuses fois les moines de fermer leurs monastères. Le responsable de l'agglomération de Karma, Chonpel Dorje, persécuteur du monastère de Karma, a été envoyé à Chamdo pour aider son collègue. L'abbé du monastère de Jhapa, Boeyag Tulku (connu aussi sous le nom de Thoega Rinpoche), 65 ans, s'inquiéta tant qu'il tomba malade et du demander à de nombreuses reprises une permission pour se rendre à Lhassa ou dans une région chinoise afin de voir un docteur. Il a essuyé les refus répétés du haut fonctionnaire local cité plus haut qui ne dénia l'autoriser à se rendre à Chengdu que lorsque son état de santé état s'était gravement détérioré. L'abbé était malheureusement déjà en phase terminale de cancer et ne survécut que trois jours à l'hôpital.

Le 6 Mars 2013, le groupe de travail du monastère de Jhapa, avec le groupe de travail de Mianda, organisèrent conjointement « une éducation légale » dans le monastère et le village. Une éducation qui se révéla être surtout l'occasion pour les habitants et les moines de se déclarer « contre le séparatisme ». Il leur a même été demandé de laisser leurs empreintes et de signer un document stipulant que si quelqu'un s'immole par le feu, sa famille sera arrêtée ou uniquement punie si elle travaille pour le gouvernement. Si quelqu'un s'immole par le feu dans le village, les aides de l'état seront annulées et tous les villageois arrêtés. Si l'auto-immolation arrive dans un monastère, celui-ci sera fermé. Si un moine organise une cérémonie bouddhiste en mémoire de l'auto-immolé, il sera accusé de meurtre. 

KhenpoKhedup
Khenpo Khedup
Jamyang Yeshe et Drubgyu ont été emprisonnés dans l'établissement carcéral de Chamdo et n'ont pas eu le droit de recevoir de visites. Grâce aux efforts des avocats Tang Tianhao, Liang Xiaojun et Wang Quanzhang, spécialisés dans les Droits de l'Homme, ils ont pu être libérés en Juin 2013.

Plus récemment, en avril 2014, Khenpo Khedup, du monastère de Jhapa s'est fait arrêté. Son arrestation serait en relation avec la persécution du monastère de Karma qui dure depuis octobre 2011. Mais elle pourrait tout aussi bien être en relation avec l'arrestation du 7 décembre 2013 de Khenpo Karma Tsewang. Dans un cas ou l'autre, cela reste un autre exemple de la persécution continuelle de l'élite tibétaine par les autorités locales.

22 avril 2014
Woeser

Traduction France Tibet


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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:43

mardi 11 novembre 2014 par Rédaction

 

Être un touriste heureux au Tibet, c’est facile.
Le Potala est bien à sa place comme prévu, le ciel est bleu comme sur les cartes postales envoyées aux amis, les lits des hôtels pour étrangers sont bien confortables et les repas copieux.

Être un touriste encadré au Tibet, c’est facile.
La police vous accompagne dans votre car pour vérifier que sa vitesse est bien conforme aux exigences ; l’armée vient vérifier que vous n’êtes pas importuné par un passager clandestin ou que votre groupe n’a pas perdu un de ses membres en cours de route.
Aléatoirement, votre voyage est ponctué d’arrêts bienvenus aux checkpoints.

Être un touriste surveillé au Tibet, c’est facile.
Le "110", numéro de la police, est constamment visible sur votre chemin, où que vous alliez.
"Kiosques policiers" aux croisements des rues.
Passage de vos sacs au scanner pour entrer sur le Barkhor. Abandonner les briquets et autres allumettes à l’entrée.
Les caméras de surveillance surveillent bien du haut, de côté et même de là où vous ne regardez pas.
Les photos de policiers ou de militaires ne sont pas les bienvenues et pourront être effacées de votre appareil.

Être un Tibétain au Tibet, c’est moins facile
Le drapeau chinois rouge flotte partout, les photos des grands dirigeants chinois sont bien en vue dans les monastères et les maisons.
Le système de surveillance des quartiers "en réseau" est visiblement en place. Les affiches en témoignent.
Autocensure générale.
Les constructions intensives remodèlent la vie, le paysage ; le Barkhor est entièrement reconstruit, les maisons pour les nomades habitées, de larges avenues encore vides zèbrent la campagne.
Les grands lamas sont âgés ou partis à l’étranger.
Immense solitude.

Et puis, il y a ces milliers de pèlerins sur le Barkhor, tournant inlassablement.
Avec leurs vêtements chamarrés des différentes régions du Tibet, mélangés.
Le Tibet est là, encore vivant.
Les prosternations sur les routes, devant le Jokhang et le Potala.
Et les moulins à prières qui tournent et tournent encore.
Les "Tashi delek" magiques, perçus comme cadeaux et reconnaissance, qui font s’illuminer les visages tibétains.

Tous ne savent pas encore que nous savons.
Tous nous interpellent.
Ils ont terriblement besoin de nous.

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 14:03

La Communauté Tibétaine de France

Tibetan Review

Vendredi 17 octobre 2014, par Communauté Tibétaine // Actualités

Publié le 16 octobre 2014

Dans un geste de défi ostensible au gouvernement chinois, des villageois tibétains du comté de Lithang (en chinois : Litang), préfecture de Karze (Ganzi) dans la province du Sichuan, ont déployé le 12 octobre un grand portait du Dalai Lama et se sont rassemblés au pied pour prier pour la libération d’une haute personnalité religieuse locale purgeant une peine de prison à vie depuis 2002 pour une prétendue participation à un attentat à la bombe. La personnalité religieuse, Tenzin Delek Rinpoche, aujourd’hui âgé de 64 ans, est également populaire pour ses travaux humanitaires et sur l’environnement.

Le rassemblement a eu lieu sur un site de la municipalité de Golog, où se trouvent des drapeaux de prières et des stupas. Le résident a déployé deux grands portraits, l’un du chef spirituel en exil, le Dalai Lama, l’autre de Tenzin Delek Rinpoche, et a fait des offrandes et dit des prières. Des discours ont été prononcés, dans lesquels les orateurs ont commémoré la gratitude qu’ils vouaient au moine emprisonné, et comment il avait été faussement impliqué et initialement condamné à mort.

Ils ont blâmé Zhou Yongkang et des dignitaires sous ses ordres pour l’épreuve du moine. Zhou, qui était secrétaire général du Parti du Sichuan en 2002, est ensuite devenu l’un des plus puissants dirigeants chinois en tant que membre du comité permanent du Politburo, ayant autorité sur la machine de sécurité intérieure chinoise, dont les tribunaux, la police et la police paramilitaire, le renseignement, et les services de poursuite judiciaire. Zhou fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour des soupçons de corruption et d’abus de pouvoir, et peut-être d’autres charges.

Le rassemblement pour la prière est un évènement annuel et les autorités locales étaient par conséquent averties mais elles ne sont pas intervenues, dit la source en exil, qui a des contacts dans la région. La Chine condamne le Dalai Lama comme séparatiste, bien qu’il cherche seulement l’autonomie pour son pays, et elle a interdit ses images.

Tenzin Delek Rinpoche était très populaire parmi les Tibétains de la région pour ses oeuvres de charité et ses travaux pour l’environnement, et il avait défié avec succès les autorités locales sur un certain nombre de sujets politiques. Elles l’ont impliqué dans une affaire non résolue d’attentat à la bombe sur la place centrale de Chengdu, la capitale du Sichuan, le 3 avril 2002, et ont obtenu sa condamnation à mort, avec sursis de 2 ans, ainsi que son adjoint Lobsang Dondrub. Ce dernier a été exécuté presque sur le champ alors que la peine de Tenzin Delk Rinpoche était commuée en prison à vie. Les résidents tibétains ont pendant toutes ces années émis de nombreux appels et menés de nombreuses manifestations, dont de grandes pendant 7 jours, pour exiger la libération du moine

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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 16:55

L'association a depuis de longues années de l'artisanat en stock  qu'elle renouvelle (Drapeaux tibétains, Drapeaux à Prières, Encens, Autocollants, Bannières, livres, cd etc) .

 

Elle se tient à à votre disposition  si vous désirez lui commander des articles.

 

A cet effet, Merci d'utiliser le formulaire de contact.

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 10:38

 

 

A l'occasion heureuse et très propice du soixante-dix-neuvième anniversaire de Sa Sainteté le Grand Quatorzième Dalaï Lama, le Kashag souhaite exprimer son très grand respect et sa vénération pour Sa Sainteté le Dalaï Lama au nom de tous les Tibétains au Tibet et à l'extérieur. Nous nous joignons aux millions d'admirateurs de Sa Sainteté présents dans le monde entier pour lui souhaiter longue vie et bonne santé. Le Kashag souhaite également profiter de cette occasion pour exprimer sa profonde gratitude envers les parents de Sa Sainteté le Dalaï Lama, les regrettés Chokyong Tsering et Dekyi Tsering, qui nous ont généreusement offert leur précieux fils, Lhamo Dhondup, né le 6 Juillet 1935 d'une famille de paysans dans le village de Takser, Amdo.

 

Le quatorzième Kashag a retenu 2014 comme étant "l'Année du Grand Quatorzième Dalaï Lama" afin d'exprimer son infinie gratitude envers Sa Sainteté pour les immenses avancées qu'Elle a réalisées en faveur du Tibet et de la paix, de l'harmonie entre les religions et les valeurs humanitaires partout dans le monde. Durant ce programme, qui durera un an, l'Administration centrale tibétaine se propose d'organiser 21 événements majeurs et quelque 300 autres de moindre importance. Dans une perspective à plus long terme, le Kashag marquera le quatre-vingtième anniversaire de Sa Sainteté selon le calendrier tibétain, le cinquième jour du cinquième mois tibétain, qui sera le 21 Juin 2015, par une offrande extraordinnaire de longue vie pour Sa Sainteté le Dalaï Lama.

 

Sa Sainteté a aimablement accepté de nous honorer de sa présence lors de la célébration officielle de son 79 ème anniversaire au moment même où il confère la trente-troisième initiation au Kalachakra au Ladakh, région où les Tibétains partagent avec la population des liens religieux et culturels profonds.

 

Il y a 64 ans, en 1950, pendant la période critique qui suivit l'invasion militaire du Tibet par les Chinois, Sa Sainteté le Dalaï Lama dut assumer les pouvoirs spirituels et politiques au très jeune âge de 16 ans. A 25 ans, pendant l'occupation chinoise du Tibet qui s'ensuivit, Sa Sainteté fut forcée de quitter son pays pour aller vivre en exil. Malgré les obstacles qui se dressaient devant lui et semblaient insurmontables, pendant presque 60 ans, Sa Sainteté le Dalaï Lama a mené le peuple tibétain avec une compassion, une sagesse et un courage infinis.

 

Le fait que le peuple tibétain est aujourd'hui uni dans une solidarité sans faille, en dépit de différentes appartenances religieuses ou régionales et en dépit de l'occupation chinoise, tient essentiellement à l'autorité pleine de sagesse de Sa Sainteté le Dalaï Lama. La puissance que représente l'unité du peuple tibétain aujourd'hui est encore plus grande qu'elle ne l'a été dans un passé récent. Elle nous renvoie à l'époque où les trois rois du Dharma reignaient sur le Tibet.

 

En exil, Sa Sainteté entrevoyait une communauté tibétaine unie fermement enracinée dans la tradition et la modernité. Il commença par construire une base solide pour le maintien du peuple tibétain et pour la préservation de l'identité tibétaine en établissant des colonies tibétaines en Inde, au Népal et au Bhoutan. En même temps, afin de permettre aux futures générations de Tibétains d'acquérir une éducation moderne tout en restant plongées dans les valeurs traditionnelles, dès les débuts, il conçut et établit des écoles tibétaines indépendantes. En fait, le présent leadership tibétain est le produit de ces institutions qui ont éduqué les Tibétains en exil au cours des cinquante dernières années.

 

En introduisant également une série de réformes structurelles et institutionnelles, Sa Sainteté le Dalaï Lama, grâce à l'étendue de sa vision et à sa sagesse, a transformé la nature même du système politique du Tibet en exil en une authentique démocratie. Des années de continuelles réformes démocratiques ont en fait transformé l'ensemble de la communauté tibétaine en exil en une société où les valeurs et la culture démocratiques se sont solidement enracinées. Ceci nous a permis, en dépit du fait que les Tibétains en exil soient disséminés sur les six continents, de préserver la cohésion d'une communauté vivante et bien organisée. Le fait que le régime et la communauté des Tibétains en exil est aujourd'hui considéré comme un modèle digne d'être imité est dû en grande partie au leadership visionnaire de Sa Sainteté le Dalaï Lama et à la diligente persévérance de la génération qui nous a précédés.

 

Pendant la gouvernance de Sa Sainteté le Dalaï Lama, les principaux monastères détruits au Tibet occupé furent reconstruits en exil afin de préserver et favoriser la religion tibétaine. Ces centres monastiques d'enseignement et de pratique, appartenant aux quatre traditions du bouddisme tibétain ainsi qu'à la religion bön, l'antique religion du Tibet, ont non seulement été réssuscités mais ont pris un nouvel essor en exil. Pendant que les moines, maîtres et érudits, permettaient l'expansion du bouddisme tibétain, des centres de Dharma tibétains naissaient un peu partout dans le monde.

 

Sa Sainteté le Dalaï Lama a véritablement permis une nouvelle prise de conscience au sein des peuples de l'Himalaya de leur héritage culturel et cela a grandement contribué au réveil des traditions et coutumes locales. Sa Sainteté demeure une source de soutien et de réconfort pour les bouddistes du monde entier, ayant été la force initiatrice de la préservation des enseignements du Bouddha depuis le Tibet, qui en devint le dépositaire, les ayant reçus de l'Inde où ils étaient nés, et disséminant ces enseignements vers soixante-sept pays dispersés sur les six continents.

 

Sa Sainteté le Dalaï Lama, avocat infatigable de l'harmonie entre les religions, échange avec les chefs religieux de tous les cultes. Il est également à l'origine d'un dialogue nourri entre des scientifiques réputés à travers le monde et des moines bouddistes, ce qui a permis un grand enrichissement à la fois de la science et de la religion. De plus, ses efforts pour instaurer une morale séculaire à une échelle mondiale lui ont valu le respect et l'admiration de citoyens de tous pays et de toutes religions. Ces contributions nombreuses et d'importance sont évidentes dans les quelque cent cinquante récompenses, prix et doctorats honoris causa qui lui ont été décernés, dont le prestigieux prix Nobel de la Paix qu'il reçut en 1989, le Prix de la Planète Terre des Nations Unies en 1991, la Médaille d'Or du Congrès américain en 2007 et le Prix Templeton en 2012. En vérité, ce sont à la fois cette reconnaissance et ce prestige, que Sa Sainteté a depuis toujours reçus de la part de la communauté internationale, qui ont constitué la principale force derrière la prise de conscience grandissante à l'échelle mondiale de la cause tibétaine et qui ont généré le soutien que cette dernière reçoit aujourd'hui.

 

Au vu de l'influence et du prestige de Sa Sainteté, peut-être est-il inévitable que certains groupes cherchent à lui porter préjudice. En particulier, les disciples de Dholgyal, qui ont lancé une campagne de dénigrement à des fins politiques contre Sa Sainteté au nom de la liberté de culte et des droits de l'homme. En prônant le sectarisme et le fanatisme, capables de compromettre l'harmonie et l'unité existant parmi toutes les traditions du bouddisme tibétain, les disciples de Dholgyal sont devenus de simples outils dont se sert le parti communiste chinois. Compte tenu du plus vaste intérêt que représente le Dharma du Bouddha et, en particulier, la menace existentielle qui pèse sur les Tibétains en tant que peuple, les Tibétains ne manqueront pas d'exercer du discernement et de faire la différence entre le vrai du faux et entre ce qui est dans le vrai et ce qui ne l'est pas.

 

A propos de la question plus générale du Tibet, nous souhaitons redire la conviction du Kashag que celle-ci ne pourra être résolue que par le dialogue avec le gouvernement chinois. Nous espérons que les nouveaux dirigeants du gouvernement chinois comprendront au plus tôt que la Voie du Milieu est une solution bénéfique pour les deux côtés dans la résolution du problème au Tibet.

 

Jusqu'à maintenant, la Voie du Milieu ne cesse de recevoir l'approbation de gouvernements du monde entier et de la communauté internationale, y compris d'un certain nombre de citoyens chinois. L'administration centrale tibétaine a lancé une campagne internationale massive de sensibilisation destinée à entretenir le soutien en faveur de la Voie du Milieu. Dans cette campagne, un large éventail de matériel d'information à propos de la Voie du Milieu va pouvoir être consulté en ligne, dans différentes langues, sur différents sites web et sur les média sociaux. Plus près de nous, les Kalons et les secrétaires de notre administration centrale rendront visite aux colonies tibétaines et donneront davantage de visibilité à l'approche de la Voie du Milieu, dans le sincère espoir que tous les Tibétains se mobiliseront pour participer à cet effort dont l'importance est cruciale.

 

En dépit de l'atmosphère étouffante de peur et de répression à l'intérieur du Tibet qui a régné au cours des soixante dernières années, le peuple tibétain a résolument préservé vivants leurs espoirs et leur fierté. Ils ont placé leurs aspirations en la personne de Sa Sainteté le Dalaï Lama et attendent son retour avec impatience. Leur désir le plus profond du retour de Sa Sainteté et de la liberté au Tibet peut s'entendre dans les cris de ralliement qu'ont lancés les cent trente personnes qui se sont immolées pour protester contre l'oppression chinoise. Malgré nos appels répétés pour que cessent de tels actes de violence, la série dramatique des immolations dans tout le Tibet a donné une voix encore plus forte aux aspirations du peuple tibétain adressée non seulement au gouvernement chinois mais aussi au reste du monde.

 

Avec les principes d'unité, d'innovation et de confiance en soi pour guide, nous nous engageons à réaliser la vision de Sa Sainteté le Dalaï Lama ainsi que les aspirations des Tibétains au Tibet et de tous les Tibétains qui nous ont quittés, c'est-à-dire pour ramener la liberté au Tibet.

 

Enfin, nous profitons de cette occasion pour exprimer notre très sincère gratitude au peuple indien et à son gouvernement ainsi qu'à l'Etat de Himachal Pradesh, et à tous ceux de par le monde qui ont, dans la mesure de leurs moyens, d'une façon ou d'une autre, soutenu la cause du Tibet et contribué à préservr et à faire connaître sa religion et sa culture.

 

En conclusion, nous prions pour la longue vie de Sa Sainteté le Dalaï Lama et pour que tous ses voeux se réalisent. Puisse la cause du Tibet bientôt prévaloir !

 

Le Kashag, le 6 Juillet 2014

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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 11:09



Il y a cinquante cinq ans en ce jour, des milliers de Tibétains se rassemblèrent spontanément devant le palais du Potala à Lhassa, capitale du Tibet, pour protéger le Dalaï Lama et protester contre l'occupation de leur pays par l'Armée rouge de la République populaire de Chine. Sept jours plus tard, Sa Sainteté le Dalaï Lama quittait Lhassa pour se rendre en Inde. Quatre-vingt mille Tibétains le suivirent en exil.
Je me suis rendu à Tawang dans l'Arunachal Pradesh en janvier dernier et j’ai été inexplicablement ému de voir la route que suivit Sa Sainteté pour entrer en Inde. Je me suis aussi rendu à Bomdila et à Tuting, où des milliers de Tibétains vinrent chercher refuge et où un certain nombre d'entre eux se trouvent encore aujourd'hui, vivant dans les mêmes camps d'accueil pour réfugiés où ils s'étaient installés à leur arrivée. Force est de constater que de nombreux vieillards forcés de faire le voyage vers l'exil en 1959 sont morts sans avoir pu réaliser leur rêve de retourner dans leur patrie. De même, des Tibétains, dont on ignore le nombre, sont morts au Tibet sans avoir retrouvé leur famille ni avoir pu à nouveau jouir de la liberté. Mais j'éprouve un grand réconfort à l'idée que leurs rêves et leurs espoirs continuent de vivre et grandissent chez leurs enfants.
Des manifestations de résistance et de détermination organisées par les Tibétains à l'intérieur du Tibet – parmi celles-ci les révoltes et la résistance des années 1950 dans les régions du Kham et de l'Amdo, les manifestations à Lhassa au cours des années 1980, la rébellion générale de 2008 et enfin les immolations récentes – montrent bien que la lutte au Tibet n'est pas près de se calmer. Aujourd'hui, c'est une nouvelle génération de Tibétains qui mène cette lutte à la fois au Tibet et en exil. C'est une génération plus jeune de Tibétains au Tibet qui, clairement et à voix haute, réclame leur identité nationale, leur liberté et leur unité. Nombreux sont les Tibétains en exil, appartenant eux aussi à cette jeune génération, qui participent à des actions similaires. Des écoliers à Chabcha ont réclamé que soient dispensés des enseignements en langue tibétaine dans leurs établissements scolaires ; des Tibétains à Driru ont refusé de hisser le drapeau chinois sur les toits des maisons et nous avons été informés de la levée de boucliers que provoquèrent les morts et la catastrophe écologique survenues à la mine de Gyama à Medrogongkar. Ces manifestations démentent de façon irréfutable la propagande chinoise affirmant que, "sauf pour quelques-uns, les Tibétains sont heureux au Tibet."
Depuis 2009, il y a eu 126 immolations au Tibet. Malgré de nombreuses tentatives de dissuasion pour que soient abandonnées des méthodes d'une telle violence, les immolations ont continué. Nous désapprouvons ces actions
mais soutenons les aspirations de ceux qui les commettent. Le moine Tsultrim Gyatso, qui s'est immolé le 19 Décembre 2013, a laissé ce message : "Cher frère, peux-tu m'entendre ? Peux-tu le voir ? Peux-tu l'entendre ? Vers qui pouvons-nous nous tourner pour soulager les souffrances de six millions de Tibétains. Je me sens contraint de brûler mon précieux corps pour que revienne le Dalaï Lama et pour que soit libéré le Panchen Lama toujours en détention, ainsi que pour le bien-être des six millions de Tibétains."
Le Kashag exprime son très grand respect envers le courage de tous les hommes et toutes les femmes au Tibet. Le Kashag entend les appels pour que finissent la répression et les souffrances infligées aux Tibétains au Tibet. C'est la raison pour laquelle son objectif premier et immédiat, dans le cadre des cinq ans que dure son mandat, est d'apporter une solution pacifique à la question du Tibet par le dialogue. En même temps, le Kashag a besoin de développer une stratégie à long terme pour renforcer et soutenir la lutte, tant que celle-ci s'avèrera nécessaire. Ces deux aspects sont nécessairement
complémentaires ; c'est pourquoi le Kashag s'efforcera à la fois, et à parts égales, de poursuivre le dialogue et d'encourager la lutte des Tibétains.
L'année 2020 doit marquer les 70 ans d'occupation du Tibet depuis son invasion par la République populaire de Chine. D'ici là, la génération des Tibétains conservant des souvenirs personnels d'un Tibet indépendant se sera grandement réduite. Sa Sainteté le Dalaï Lama aura 85 ans ; en 2020, il aura guidé le peuple tibétain pendant 70 années consécutives. Les dirigeants de la génération suivante, au Tibet et en dehors, devront faire face à une réalité critique et difficile : les Tibétains au Tibet n'auront plus aucun souvenir personnel de ce que fut le Tibet traditionnel, tandis que les Tibétains hors du Tibet n'auront connu que la vie en exil. Les Tibétains de l'exil ne représentent aujourd'hui que 2,5 pour cent du total des six millions de Tibétains mais il est probable qu'ils seront alors en nombre égal en Occident et en Asie.
L'exil est une forme de vie précaire faite d'incertitudes et de doutes, et l'occupation ne peut être qu'une dangereuse transition vers l'assujettissement permanent. L'épreuve qu'il va nous falloir surmonter sera d'effacer la distance et l'écart qui établissent une séparation entre la vie en exil (en Asie et en Occident) et la vie sous l'occupation chinoise. Il nous faudra apprendre à aller de l'avant dans la lutte vers la liberté dans le cadre de réalités et d'expériences tibétaines très différentes, aucune ne puisant ses racines dans le souvenir personnel d'un Tibet libre. Comment y parviendrons-nous ?
Une stratégie à long terme voudrait que nous développions l'autonomie au sein du monde tibétain, dans sa façon de penser et ses actions. Notre mouvement vieux de 50 ans ne peut se reposer uniquement sur les autres et sur leur aide en vue de l'accomplissement de nos objectifs. Il est temps de prendre nos responsabilités et de nous tenir droits sur nos jambes. Nous devons développer une force individuelle et collective. Pour cela, il nous faut réfléchir profondément.
Je crois que l'éducation représente l'investissement et l'outil le plus utile et le plus puissant qui soit. Mieux nous éduquerons toute notre population, plus nous développerons une base solide permettant de construire des systèmes autonomes capables de gérer nos systèmes économiques, technologiques et gouvernementaux. Nos alliés de par le monde savent bien que notre cause est juste et ils respectent notre héritage bouddhiste. Les Tibétains embrassent les valeurs d'humilité, d'intégrité et de résilience comme formant le fondement de la lutte tibétaine. A cela, nous devons ajouter une éducation moderne pour parvenir à nos buts. C'est l'association des valeurs traditionnelles et d'une éducation contemporaine qui maintiendra notre lutte vigoureuse, dynamique et indomptable.
Il est primordial que les jeunes Tibétains apprennent l'histoire de leur nation. Il est également important qu'ils préservent les archives et les histoires de familles individuelles et des terres ancestrales. Continuez à manger des momos dans les restaurants tibétains et à porter des chubas lors de célébrations de la culture tibétaine, mais pour s'identifier à des racines profondes, il nous faut nous éduquer, entrer en relation profonde avec les Tibétains du Tibet, et réfléchir individuellement aux épreuves qui nous attendent. L’année 2014 est une année pour approfondir notre engagement, nos connaissances et notre autonomie, à la fois pour nous-mêmes et pour notre cause.
Pour conserver notre unité et permettre aux communautés en exil de préserver leur efficacité, il faut absolument former un centre puissant et, pour les Tibétains, ce centre irremplaçable c'est l'Administration centrale tibétaine. Le Kashag encourage la jeunesse engagée à accepter des postes de direction au sein de l'Administration centrale tibétaine ainsi que dans toute autre organisation œuvrant pour le Tibet.
En Conclusion
Je me réjouis de la récente rencontre entre Sa Sainteté le Dalaï Lama et Président Barack Obama. J’apprécie le fort soutien que le Président Obama donne à «l’approche de la voie médiane ». Une autonomie véritable pour le
Tibet au travers de la voie médiane vise à remplacer la répression politique par les libertés fondamentales, la marginalisation économique par un fonctionnement économique sain, la discrimination sociale par l’égalité sociale, l’assimilation culturelle par la promotion culturelle et la destruction de l’environnement par la protection de l’environnement. Nous sommes engagés dans cette voie médiane, convaincus que c’est l’approche la plus efficace pour mettre fin aux souffrances qui accablent le Tibet. Nous espérons que le nouveau gouvernement chinois, placé sous la direction de Xi Jinping, nous entendra et adoptera cette position pragmatique et modérée.
Le Kashag aimerait remercier la grande nation qui est l’Inde et son peuple compatissant. Une fois que j’ai pris mes responsabilités politiques à Dharamsala, je me suis plus que jamais rendu compte à quel point l’Inde a soutenu et continue de soutenir le Tibet et le peuple tibétain. Le Kashag offre également ses profonds remerciements aux gouvernements, parlementaires, groupes de soutiens au Tibet et aux individus travers le monde et les exhorte à continuer de cheminer avec nous.
Je suis heureux d’annoncer que l'Administration tibétaine centrale déclare 2014 l'année de Sa Sainteté, le 14ème Dalaï Lama, et lui rendra hommage pour son leadership visionnaire ainsi que pour sa contribution au Tibet et au monde. Je suis également heureux de rappeler aux Tibétains et à nos amis du monde entier qu’en 2014, le 10 décembre marquera le 25ème anniversaire de l'obtention du Prix Nobel de la Paix par Sa Sainteté le Dalaï Lama. Le 25 Avril prochain, nous commémorerons aussi le 25ème anniversaire du 11ème Panchen Lama (Gendun Choe-Kyi Nyima).
Le peuple tibétain s'est soulevé à maintes reprises pour surmonter l’adversité au cours de la longue vie de notre civilisation. Aujourd'hui, notre sens de l'identité, de la solidarité et de la dignité est plus profond qu'il ne l'a jamais été. Si nous voulons rester unis et permettre une interaction entre les riches traditions de nos Anciens et l'innovation et le dynamisme de la jeune génération, je crois fermement que le gouvernement chinois n'aura qu'un seul choix, celui de répondre à nos aspirations.
Chers frères et chères sœurs tibétains résidant au Tibet, le chemin à parcourir sera peut-être long et les épreuves pourront nous sembler bien lourdes, mais nous y parviendrons. A Tawang, j'ai vu le chemin que durent parcourir Sa Sainteté le Dalaï Lama, nos parents et nos grands-parents lorsqu'ils quittèrent le Tibet pour l'Inde. Je pouvais voir les lointaines montagnes et fleuves qui forment le Tibet. C’était une vision de bon augure pour commencer 2014, car, comme vous, j’ai vu le chemin qui nous ramènera au Tibet.
Je termine en priant pour la longue vie de Sa Sainteté le Dalaï Lama et pour la résolution immédiate de la question tibétaine.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 10:37

La Communauté Tibétaine de France

Tibetan Review

Mercredi 5 mars 2014, par Communauté Tibétaine // Actualités

(TibetanReview.net, 2 mars 2014) – Le 27 février, le Département d’Etat américain a qualifié la répression chinoise au Tibet de grave tout au long de l’année 2013, six jours après que le Président Obama a accueilli à la Maison Blanche le chef spirituel tibétain en exil, le Dalai Lama. La constatation figure dans un chapitre spécialement consacré au Tibet dans le rapport annuel du Département d’Etat sur la pratique des droits de l’homme par pays en 2013.

Le rapport se concentre sur une liste de graves violations des droits humains au Tibet, dont la détention arbitraire continue de Tibétains pour des durées indéterminées, les exécutions, la torture, les arrestations arbitraires, et les assignations à résidence. Il traite particulièrement des nouvelles politiques chinoises mises en place, « qui punissent les amis, les parents, et les associés des immolés ». Il relève que la nouvelle politique a entraîné la condamnation de près de 90 Tibétains (dans les seules provinces du Qinghai et du Gansu), y compris à la peine de mort.

Selon le rapport, le Tibet soit disant autonome manque réellement d’autonomie, les Tibétains n’y jouant aucun rôle significatif dans la protection de leur héritage culturel et de leur environnement naturel unique.

Le rapport dit que « l’exclusion économique et sociale » est un facteur déterminant du mécontentement parmi les Tibétains. Il détaille également les tentatives de la Chine visant à dissimuler la situation réelle qui résulte de sa politique au Tibet, dont le refus persistant d’accès à la région pour les diplomates étrangers, les journalistes, et même les touristes avant les dates anniversaires politiquement sensibles, comme celle du soulèvement national tibétain du 10 mars.

Le chapitre particulier consacré au Tibet dans le rapport mondial annuel du Département d’Etat sur les droits de l’homme dans le monde a été mandaté par le Congrès en 2002.

La Chine a riposté par un rapport sur la situation des droits de l’homme aux Etats-Unis. Selon ce rapport, en se positionnant comme « juge mondial des droits de l’homme », le gouvernement américain a de nouveau, dans ses comptes-rendus récents, « attaqué de manière arbitraire et formulé des remarques irresponsables » sur la situation des droits de l’homme dans près de 200 pays et régions. Le rapport, intitulé « Rapport sur les droits de l’homme aux Etats-Unis en 2013 », a été émis par le bureau de l’information du Conseil d’Etat chinois, ou Cabinet.

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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Association pour la défense des Droits du Peuple Tibétain

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