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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 12:51
Le Témoignage d'un auto-immolé tibétain



Vendredi 14 novembre 2014,
Free Tibet, lien original ici
émission radio diffusée par RFA


Tibet Watch, partenaire de Free Tibet, a traduit le témoignage d'un auto-immolé tibétain qui a survécu à son acte de protestation.

Pour des raisons de sécurité, la voix de l'auto-immolé a été maquillée et le reporter ne dévoile pas son nom, ni son emplacement.

"Comme je suis un être vivant ordinaire, je pense que, dans ce siècle, l'esprit des peuples et des gouvernements de la plupart des nations voudraient se rassembler... . Ils profitent avec joie de leur liberté et des Droits de l'Homme de leur pays, les peuples comme les nations profitent des progrès récents de leurs nations.
"Mais étant un Tibétain, je n'ai pas de nation ni de liberté ; mon expérience est faite de beaucoup de tristesse. Quand je suis allé en pèlerinage à Lhassa, le palais du Potala et le temple du Jokhang étaient encerclés par l'armée chinoise.
"Nous étions incapables de faire ce pèlerinage à moins que nous demandions la permission et attendions une semaine pour la réponse. J'ai remarqué que la plupart des soldats portaient une robe de moine par-dessus leur uniforme.
"Après avoir vu et vécu tout ceci avec mes propres yeux, j'ai commencé à penser qu'il valait mieux mourir que de vivre dans un tel environnement. J'ai prié pour me réincarner au près de sa Sainteté le Dalaï Lama dans toutes mes prochaines vies.
"Comparé à d'autres pays, nous n'avons pas de liberté de croyance ni de liberté d'expression et notre leader spirituel ne pas revenir chez lui. La répression est continue. J'étais incapable de supporter la souffrance que cause la vie sous l'agression chinoise, j'ai donc pensé à l'auto-immolation comme forme de protestation ; je ne suis pas mort de mon auto-immolation parce qu'on a jeté de l'eau sur mon corps en feu.
"Aujourd'hui je suis incapable d'aller où que ce soit et je suis dépendent des autres pour tous [les actes de la vie quotidienne]."

Quand le reporter demanda à l'auto-immolé quels étaient ses espoirs et ses souhaits, il répondit qu'il espérait le retour du 11ème Panchen Lama, kidnappé par la China il y a environ 20 ans, qu'il soit libéré et que les deux Lamas (le Panchen Lama et le Dalaï Lama) puissent se rencontrer bientôt. Il souhaite aussi que tout les prisonniers politiques tibétains soient prochainement libérés.

Les Tibétains et l'auto-immolation

Au Tibet, depuis Mars 2011 plus de 130 Tibétains se sont immolés par le feu en protestation contre l'occupation répressive de la Chine. Bien que les auto-immolations soient devenues moins fréquentes en 2013 et 2014 d'autres formes de protestations ont lieu dans le Tibet, y compris au-delà du territoire autonome dessiné par la Chine.

Ici, vous trouvé la liste complète des auto-immolés

Aidez les :

Les Tibétains risquent tout en réclamant leurs droits à la Chine, la plus grande dictature du monde. Ils méritent le soutien de la communauté internationale. Dites à votre Ministre des Affaires Etrangères de faire quelque chose pour le Tibet.

Traduction France Tibet

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:43

mardi 11 novembre 2014 par Rédaction

 

Être un touriste heureux au Tibet, c’est facile.
Le Potala est bien à sa place comme prévu, le ciel est bleu comme sur les cartes postales envoyées aux amis, les lits des hôtels pour étrangers sont bien confortables et les repas copieux.

Être un touriste encadré au Tibet, c’est facile.
La police vous accompagne dans votre car pour vérifier que sa vitesse est bien conforme aux exigences ; l’armée vient vérifier que vous n’êtes pas importuné par un passager clandestin ou que votre groupe n’a pas perdu un de ses membres en cours de route.
Aléatoirement, votre voyage est ponctué d’arrêts bienvenus aux checkpoints.

Être un touriste surveillé au Tibet, c’est facile.
Le "110", numéro de la police, est constamment visible sur votre chemin, où que vous alliez.
"Kiosques policiers" aux croisements des rues.
Passage de vos sacs au scanner pour entrer sur le Barkhor. Abandonner les briquets et autres allumettes à l’entrée.
Les caméras de surveillance surveillent bien du haut, de côté et même de là où vous ne regardez pas.
Les photos de policiers ou de militaires ne sont pas les bienvenues et pourront être effacées de votre appareil.

Être un Tibétain au Tibet, c’est moins facile
Le drapeau chinois rouge flotte partout, les photos des grands dirigeants chinois sont bien en vue dans les monastères et les maisons.
Le système de surveillance des quartiers "en réseau" est visiblement en place. Les affiches en témoignent.
Autocensure générale.
Les constructions intensives remodèlent la vie, le paysage ; le Barkhor est entièrement reconstruit, les maisons pour les nomades habitées, de larges avenues encore vides zèbrent la campagne.
Les grands lamas sont âgés ou partis à l’étranger.
Immense solitude.

Et puis, il y a ces milliers de pèlerins sur le Barkhor, tournant inlassablement.
Avec leurs vêtements chamarrés des différentes régions du Tibet, mélangés.
Le Tibet est là, encore vivant.
Les prosternations sur les routes, devant le Jokhang et le Potala.
Et les moulins à prières qui tournent et tournent encore.
Les "Tashi delek" magiques, perçus comme cadeaux et reconnaissance, qui font s’illuminer les visages tibétains.

Tous ne savent pas encore que nous savons.
Tous nous interpellent.
Ils ont terriblement besoin de nous.

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 12:49

Partagez SVP et Célébrez cette fantastique nouvelle :
Le 14ème Sommet Mondial des Lauréats du Prix Nobel de la Paix sera organisé à Rome avec Sa Sainteté le 14ème Dalaï-lama qui sera gracieusement invité.
( Des membres du Tibetan National Congress à Rome se rendront au bureau du Secrétariat Permanent et du Maire de Rome pour les remercier)
QUAND NOUS LUTTONS, NOUS GAGNONS....
Félicitations Tout le monde

Tibetan National Congress – avec André Gattolin et Te Nam.

 

 

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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 14:03

La Communauté Tibétaine de France

Tibetan Review

Vendredi 17 octobre 2014, par Communauté Tibétaine // Actualités

Publié le 16 octobre 2014

Dans un geste de défi ostensible au gouvernement chinois, des villageois tibétains du comté de Lithang (en chinois : Litang), préfecture de Karze (Ganzi) dans la province du Sichuan, ont déployé le 12 octobre un grand portait du Dalai Lama et se sont rassemblés au pied pour prier pour la libération d’une haute personnalité religieuse locale purgeant une peine de prison à vie depuis 2002 pour une prétendue participation à un attentat à la bombe. La personnalité religieuse, Tenzin Delek Rinpoche, aujourd’hui âgé de 64 ans, est également populaire pour ses travaux humanitaires et sur l’environnement.

Le rassemblement a eu lieu sur un site de la municipalité de Golog, où se trouvent des drapeaux de prières et des stupas. Le résident a déployé deux grands portraits, l’un du chef spirituel en exil, le Dalai Lama, l’autre de Tenzin Delek Rinpoche, et a fait des offrandes et dit des prières. Des discours ont été prononcés, dans lesquels les orateurs ont commémoré la gratitude qu’ils vouaient au moine emprisonné, et comment il avait été faussement impliqué et initialement condamné à mort.

Ils ont blâmé Zhou Yongkang et des dignitaires sous ses ordres pour l’épreuve du moine. Zhou, qui était secrétaire général du Parti du Sichuan en 2002, est ensuite devenu l’un des plus puissants dirigeants chinois en tant que membre du comité permanent du Politburo, ayant autorité sur la machine de sécurité intérieure chinoise, dont les tribunaux, la police et la police paramilitaire, le renseignement, et les services de poursuite judiciaire. Zhou fait aujourd’hui l’objet d’une enquête pour des soupçons de corruption et d’abus de pouvoir, et peut-être d’autres charges.

Le rassemblement pour la prière est un évènement annuel et les autorités locales étaient par conséquent averties mais elles ne sont pas intervenues, dit la source en exil, qui a des contacts dans la région. La Chine condamne le Dalai Lama comme séparatiste, bien qu’il cherche seulement l’autonomie pour son pays, et elle a interdit ses images.

Tenzin Delek Rinpoche était très populaire parmi les Tibétains de la région pour ses oeuvres de charité et ses travaux pour l’environnement, et il avait défié avec succès les autorités locales sur un certain nombre de sujets politiques. Elles l’ont impliqué dans une affaire non résolue d’attentat à la bombe sur la place centrale de Chengdu, la capitale du Sichuan, le 3 avril 2002, et ont obtenu sa condamnation à mort, avec sursis de 2 ans, ainsi que son adjoint Lobsang Dondrub. Ce dernier a été exécuté presque sur le champ alors que la peine de Tenzin Delk Rinpoche était commuée en prison à vie. Les résidents tibétains ont pendant toutes ces années émis de nombreux appels et menés de nombreuses manifestations, dont de grandes pendant 7 jours, pour exiger la libération du moine

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 00:00







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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 18:53

Du 4 au 10 novembre aura lieu la 4éme semaine cinématographique "Imag'In Tibet , Chroniques himalayennes"

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 15:08

Tibet-Info.net

mercredi 24 septembre 2014 par Monique Dorizon , Rédaction

Les prisonniers politiques tibétains de la tristement célèbre prison de Deyang, Huang Xu [1], province du Sichuan, sont obligés de travailler pendant de longues heures, isolés les uns des autres et agressés par les gardes chinois hans, raconte un ancien détenu exilé en Inde depuis quelques semaines.

Gonpo Trinley est âgé de 25 ans. Il est originaire du village n° 7 de la municipalité de Serkhar, Comté de Kardzé [2]. Il a grandi dans une famille de paysans et a fréquenté l’école de la municipalité jusqu’à l’âge de 17 ans. A ce moment-là, il a rejoint le monastère de Sakya et est devenu moine.

Gonpo Trinley, avec son frère, a été placé en détention à Kardzé pour avoir manifesté contre les autorités chinoises devant les bureaux du poste de police du comté de Kardzé.
"Le 21 juin 2008, mon frère Nyida Sangpo et moi sommes allés au centre de la ville de Kardzé et avons commencé à manifester, exigeant la liberté pour le Tibet et demandant le retour du Dalaï Lama", raconte-t-il.
Ils ont aussi distribué des tracts. En quelques minutes, la police populaire armée est arrivée et a frappé les deux hommes. Puis ceux-ci ont été emmenés au centre de détention du comté.

Gonpo Trinley et Nyida Sangpo ont été interrogés. Pendant 2 heures, ils ont été constamment battus. La police attendait qu’ils avouent que leur manifestation avait été préparée par une organisation plus importante. Après l’interrogatoire, ils ont été mis dans des cellules différentes.
Au cours des six mois de détention à Kardzé, les deux hommes ont été régulièrement sévèrement battus. Gonpo Trinley n’est sorti à l’extérieur et n’a vu le soleil que lorsqu’il était emmené pour l’interrogatoire mensuel.
Après 6 mois de mise à l’isolement, Gonpo Trinley et 14 autres, dont Nyida Sangpo, ont été exhibés dans la ville. Par haut-parleurs, les autorités ont annoncé qu’elles allaient "frapper fort contre les criminels". La parade terminée, 9 des 15 détenus ont été transférés dans le comté de Dartsedo [3].

"Après cela, j’ai été transféré dans le comté de Dartsedo, où j’ai été détenu pendant trois mois, puis j’ai été condamné à deux ans et demi de prison par la Cour intermédiaire populaire de Dartsedo et envoyé à Deyang".
Gonpo Trinley a été condamné à la "rééducation par le travail" (laogaï) et à la suppression de ses droits politiques pendant 2 ans pour "incitation à la scission du pays".
Nyida Sangpo a été condamné à 3 ans de prison.

"Le temps passé dans cette prison a été le pire moment de ma vie", rapporte Gonpo Trinley. "Je prie et espère ne jamais avoir à connaître à nouveau quoi que ce soit de cette sorte".
Cette prison est située à environ 2 heures de Chengdu, province du Sichuan. Gonpo Trinley estime qu’il y avait 2 700 prisonniers dont 45 Tibétains. Du fait de la surveillance, il était presque impossible pour les Tibétains de se retrouver.
"Chacun de nous était surveillé par quatre détenus chinois, et nous n’avons pas été autorisés à parler entre nous", rapporte Gonpo Trinley.
Celui-ci était détenu avec 300 autres prisonniers dans l’unité n° 3. Il y avait 6 autres Tibétains dans cette unité et les autres Tibétains étaient répartis dans les autres unités.

Le principal travail des détenus de Deyang "est de fabriquer des chaussures", a déclaré Gonpo Trinley, ajoutant : "Nous prisonniers tibétains, devions fabriquer deux fois plus de chaussures que les prisonniers chinois".
Les prisonniers tibétains étaient "forcés de travailler tout le temps" et discriminés en se voyant accorder le double des tâches assignées aux détenus chinois han.
Chaque jour de 8h à 17h, ils travaillaient, s’interrompant seulement pour le déjeuner. Le travail se faisait à la chaîne, chacun faisant une partie de chaque chaussure. Si à la fin de la journée, l’unité de travail n’avait pas atteint son quota, chacun devait rester debout pendant 2 heures.
"Notre nourriture était mauvaise, il nous a manqué de la literie correcte, nous étions souvent battus, et la plupart d’entre nous sommes tombés malades en détention", a raconté Gonpo Trinley.
"La nourriture était maigre. Pour le petit déjeuner nous avions un petit pain et du porridge de riz à l’eau ; pour le déjeuner et le dîner, du riz et des légumes". Ils n’avaient jamais assez à manger.
Chaque jour, les prisonniers tibétains devaient suivre une heure "d’éducation politique" qui consistait à regarder les chaînes d’informations de la télévision gouvernementale. Ensuite, il fallait écouter les explications données par un fonctionnaire de la prison sur les problèmes posés par quelques unes de ces informations.
"Nous les Tibétains, avons reçu des ordres particuliers de « changer notre façon de penser »", dit Gonpo Trinley.

Une fois par mois, pendant 15 minutes, les prisonniers étaient autorisés à voir leurs parents ou leurs proches. Ils ne pouvaient leur parler qu’au téléphone, à travers une vitre.

Gonpo Trinley a été libéré le 20 octobre 2010.
Lors de son retour chez lui, il a été reçu chaleureusement par les habitants et les moines de son monastère. Mais après sa sortie de prison, il n’était pas complètement libre. Il n’a pas pu reprendre ses études, ni rejoindre son monastère. Les autorités locales lui ont interdit de sortir de la municipalité de Serkhar sans permission.
Gonpo Trinley était constamment surveillé et devait très souvent se présenter au Bureau de la Sécurité publique. Chaque semaine, il devait rendre des comptes sur ses activités et ses déplacements au bureau de la Sécurité publique du comté.
Un jour, il est parti de chez lui pour un pèlerinage aux monastères des comtés de Sertha [4] et Derge [5]. Prolongeant son voyage, Gonpo Trinley est arrivé au Népal le 1er juillet 2014 et a atteint Dharamsala le 2 août 2014.
En exil, il a emmené avec lui une liste de 45 Tibétains détenus à Deyang alors qu’il y était.

Trente-cinq d’entre eux ont été libérés après avoir purgé de trois à six ans de prison, mais 10 sont encore là-bas, dont deux identifiés comme Pema Yeshe et Sonam Gonpo qui purgent des peines de prison à vie, les autres purgent des peines allant de 7 à 16 ans.
"Des prisonniers politiques tibétains de la province (voisine) du Qinghai ont été récemment déplacés à Deyang, maintenant il y a encore plus de Tibétains là-bas", dit Gonpo Trinley.

Sources : Tibetan centre for Human Rights and Democracy, 13 août 2014, et Radio Free Asia, 10 septembre 2014.

 

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[1] Localiser Huang Xu, à Deyang, sur cette carte.

[2] Kardzé (དཀར་མཛེས་ en tibétain, Ganzi ou 甘孜 en chinois), parfois écrit Garzé, est situé dans la région tibétaine du Kham, actuelle province chinoise du Sichuan. Localiser Kardzé (Garzé) sur cette carte.

[3] Dartsedo (དར་རྩེ་་མདོ་, Dhartsedo ou Dardo en tibétain, Kangding, 康定县 en chinois), autrefois appelé en français Tatsienlou, est le chef-lieu de la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Kardzé.
Google Maps nomme de façon trompeuse Kangding "Garze" en raison de son rôle de Préfecture.
Localiser Dartsédo (Garze) sur cette carte.

[4] Sèrtar (ou Serthar), (གསེར་ཐར་ en tibétain, Séda ou 色达县 en chinois) est un district de la "Préfecture Autonome Tibétaine de Kardzé", dans la région tibétaine du Kham, actuelle province chinoise du Sichuan.
Localiser Sèrtar sur cette carte.

[5] Dergé, Dege (སྡེ་དགེ་ en tibétain, 德格县) en chinois, est un district de la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Kardzé, au nord de la région tibétaine du Kham, proche de l’Amdo, province chinoise actuelle du Sichuan.
Localiser Dergé sur cette carte.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 10:45
Tsoe (Tibet) - Un étudiant tibétain s'immole

Voice Of América 21 Septembre 2014 http://www.voatibetanenglish.com/content/article/2457023.html
 


Un étudiant de 22 ans Lhamo Tashi (photo) s' est immolé près d'un bureau de la sécurité de la police chinoise de la ville de Tsoe (Tibet) vers minuit le Mercredi 17 Septembre 2014.

La famille de Tashi qui vit dans le village de Drukdo situé dans le canton de, Amchok ont été informés de l' immolation de leur fils par les forces de sécurité qui ont annoncées qu'il était mort. Toutefois, lorsque les membres de la famille se sont rendus à Tsoe le lendemain pour demander le corps de leur fils, la police leur a dit que Tashi avait déjà été incinéré et a ensuite donné à la famille un peu de cendre à la famille comme etant celle de leur fils.

Lhamo Tashi est le 138e tibétain à s'immoler au Tibet depuis 2009 Bien qu'on ignore à l'heure actuelle si Tashi a laissé un testament comme la plupart des précédents Tibétains qui avaient effectués une immolation de protestations "en appelant à la liberté du Tibet et un Tibet et au le Dalaï Lama ai Tibet.

Le père de Tashi Lhamo est Chopa Tsering et le nom de sa mère est Dhukar Tso.
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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 18:31

TIBE-INFO.NET

vendredi 5 septembre 2014 par Rédaction , Monique Dorizon

Ce texte est un compte rendu saisissant de la visite d’un chercheur étranger dans la région tibétaine de l’Amdo, au début de l’été 2014.
L’étranger, qui parle chinois, donne son point de vue sur le rythme spectaculaire de l’évolution sur le plateau, de l’urbanisation et l’arrivée du chemin de fer à l’impact des politiques chinoises dans les prairies rurales éloignées. Le chercheur relie le paysage tibétain à son passé récent et aux politiques de la Chine : les manifestations à Labrang qui ont abouti à la torture et à la mort d’un moine et tant d’autres encore en prison ; le stupa blanc à Tsoe où le grand-père du 7ème Gungthang Rinpoché qui s’est auto immolé en 2012 ; les vendeurs de bibelots chinois faisant de l’argent sur le Tibet chic dans une ville de monastère. Le chercheur a choisi de rester anonyme.


Alors que mon avion atterrissait à Chengdu, capitale de la province du Sichuan, je me demandais ce que j’allais trouver à mon retour au Tibet.
Ma destination était l’Amdo, la région la plus septentrionale du Tibet [1], aujourd’hui divisée en préfectures prétendument "autonomes" dans les provinces du Sichuan, Gansu et Qinghai. Depuis ma dernière visite ces zones ont connu de grandes manifestations, répressions sévères, et des dizaines d’auto-immolations.
Au cours des deux semaines suivantes, j’ai voyagé à travers de petits villages et de grandes villes, parlant à des nomades, moines et commerçants, en mandarin et en tibétain, de leur vie dans le Tibet occupé par la Chine.

Ce que j’ai trouvé illustre le paradoxe auquel la Chine est confrontée au Tibet : même si Pékin resserre son étreinte et transforme le pays, leurs efforts ne réussissent pas au niveau humain. Partout à travers le Tibet, les gens affichent ouvertement et courageusement leur mécontentement envers la domination chinoise et leur désir du retour du Dalaï Lama.
Parfois, la transformation du Tibet est physiquement présente, visible à l’œil nu. Une heure ou deux à l’extérieur de Xining, juste au-delà du bruit et de la construction de la ville nouvellement construite de Ping’an, le paysage commence à évoluer en quelque chose d’identifiable comme tibétain. Mais alors que des drapeaux de prière et des stupas commencent à proliférer sur le côté de la route, c’est aussi le cas des pylônes, des équipes de travail, et autres signes de la construction ferroviaire.
À des heures, à l’est, le même travail peut être observé dans les vallées étroites reliant Tsoe [2] avec la première grande ville au-delà de la frontière du nord-est du Tibet, Linxia. La ligne Tsoe-Linxia [3] pourrait servir d’étude de cas pour montrer les effets secondaires néfastes de la construction imprudente du chemin de fer, particulièrement terrifiante étant donné l’environnement fragile du haut plateau tibétain.
Autrefois une vallée verte envahie de troupeaux de moutons et de chèvres pâturant, la route est désormais dominée à la fois par la voie ferrée et les débris résultant de sa création. De plus petits troupeaux de moutons essaient de se faufiler dans de minces bandes le long des voies ; des villages tibétains ont été fractionnés et coupés en deux. Les impacts environnementaux et sociaux de cette ligne ont été si graves que même le Ministère des chemins de fer de la Chine notoirement fonceur, a été brièvement forcé à l’arrêt, suite à un ordre du Ministère de la Protection de l’Environnement, en 2013. Le travail semble se poursuivre à nouveau maintenant, mais de plus graves questions sur qui va y gagner et qui va y perdre quand le chemin de fer sera terminé, restent sans réponse.
En arrivant dans la ville de Sangchu [4], on remarque la rapidité avec laquelle le "quartier" chinois a grossi ces dernières années - peut-être, maintenant, pourrait-il être plus justement appelé une "moitié" chinoise. De nouveaux immeubles éclipsent tout du côté tibétain de la ville, tandis qu’une place de la ville en imitation tibétaine, à côté de la rivière, reçoit encore quelques finitions. On remarque aussi les nouveaux panneaux consciencieusement hissés sur tous les magasins, hôtels et restaurants de Sangchu.
Les affiches gouvernementales confortent le chinois comme langue dominante dans cette préfecture tibétaine prétendument "autonome" ; le tibétain étant écrit en petites lettres au-dessus des caractères chinois. Les mots anglais, en bas, sont tout simplement une transcription du chinois, donnant des noms tibétains tronqués et indiquant de manière peu claire les fonctions de chaque magasin pour ceux qui ne parlent pas le mandarin.
Dans le reste de la préfecture, les lois sur la signalisation bilingue sont ouvertement violées, ou bien l’esprit de la loi est ignoré, comme c’est le cas avec les panneaux indicateurs sur les routes où le tibétain est imprimé en bien plus petit que le chinois, devenant presque certainement illisible pour un conducteur.
D’autre part, les Tibétains eux-mêmes demeurent tibétains avec fierté. A Sangchu et dans les petites villes des prairies proches - Gartse, Gangya, Sangkhog – des Tibétains, hors des autoroutes, chevauchent des motos équipées de petits tapis tibétains sur les sièges, portent des chubas à manches longues et des couteaux à la ceinture. Les vieillards et les femmes s’assoient à l’ombre, faisant tourner les moulins à prières et commérant. Des pèlerins font le tour des monastères et arpentent lentement leur chemin entre les villes, font quelques pas en avant à chaque prosternation. Des moines se saluent sous le soleil de midi tandis qu’une foule d’étudiants se déploie pour ramasser les déchets sous la direction de leurs professeurs. Ils m’interrogent sur l’Amérique, et hurlent avec fierté quand je demande s’ils aiment vivre au Tibet.

Le paysage est incroyablement beau alors que le printemps tourne à l’été. Des drapeaux de prière dominent le haut des sommets, bien au-dessus des champs verts et des stupas blancs qui recouvrent les vallées en dessous. Arriver à un lac appelé Tarzang Tso demande d’utiliser un chemin escarpé, en lacets pour grimper dans les montagnes, en passant à côté de bouquets de fleurs bleues et des villages tibétains aux épais murs de pierre. Dans les prairies, les montagnes cèdent progressivement la place à des panoramas sans fin, des ciels bleus, et l’air si pur qu’il suscite un soulagement palpable à tous ceux qui ont beaucoup souffert, comme par exemple lors d’une journée passée dans le smog étouffant d’une méga-ville chinoise.
Cependant, même ici, la terre est marquée, et une énorme exploitation minière en dehors de Amchog [5] pose la même question : à qui profite cela ? Et qui paiera l’addition ?

Dans le comté de Machen [6], à quelques heures de là, désaveu d’une société minière chinoise opérant dans la région tibétaine de Golog qui déverse le trop-plein non filtré directement dans la rivière Machu. Si la puissante Machu (qui devient le Fleuve Jaune une fois qu’il arrive en Chine) est une facilité pour la pollution incontrôlée, quel recours les éleveurs et les villageois d’une ville peu connue ont-ils contre les dégâts environnementaux ?
La réalité d’une sévère sanction limite ce que certaines personnes pourraient dire. Un homme dit qu’il veut parler de politique, mais il a peur, me disant qu’un Tibétain a été battu à mort par la police chinoise pour avoir parlé à des étrangers, il n’y a pas très longtemps. La situation est "si mauvaise" pour les Tibétains de nos jours, dit-il au moment de nous séparer.

Beaucoup d’autres sont courageux, et des hommes et des femmes de tous âges et origines me disent à plusieurs reprises qu’il est impossible pour les Tibétains d’obtenir des passeports ces jours-ci. Je continue à rencontrer des Tibétains qui ont passé quelques années en Inde, beaucoup d’entre eux voulaient obtenir une meilleure éducation que celle qu’ils pouvaient obtenir en territoire chinois, ou passer du temps près du Dalaï Lama. Avec les passeports limités et la sécurité des frontières qui s’est renforcée, le nombre de Tibétains réussissant à aller au Népal ces jours-ci n’est plus qu’une petite proportion de ce qu’il était. Il est troublant de penser que les autorités chinoises pourraient rompre ce lien vital par pure discrimination ethnique.

A Taktsang Lhamo [7], des rangées de bâtiments à deux étages, à différents stade d’achèvement, bordent la route. Bientôt la ville fera deux fois sa taille actuelle. Un commerçant m’a dit avoir peur que sa ville ne ressemble bientôt à Dali ou Lijiang, hauts lieux touristiques du Yunnan dont les occupants d’origine ont été chassés pour faire place à des rangées de boutiques de souvenirs toutes identiques. Les minorités Bai et Naxi ont perdu leurs villes d’origine à la demande de l’industrie chinoise du tourisme, et déjà des marques de ce changement se voient à Taktsang Lhamo - une douzaine de magasins sont apparus au cours des trois ou quatre dernières années, vendant de "l’artisanat ethnique" générique, objets qui ont peu de liens identifiables avec l’ethnie tibétaine et, presque certainement, la plupart n’ayant pas été fabriqués à la main. L’homme désigne les quelques magasins encore détenus par des Tibétains, un ici, un de l’autre côté de la rue, un en bas du pâté de maisons. Le reste est détenu, et dans de nombreux cas géré, par les migrants chinois.

On m’a raconté une histoire illustrant les frustrations des Tibétains vis-à-vis des migrants chinois.
Certains employés chinois dans les magasins de souvenirs ont commencé à porter des vêtements et des bijoux tibétains, tentant d’induire en erreur les touristes chinois et espérant les amener à dépenser plus d’argent.
Un jour, un touriste vient dans un magasin, juste après avoir vu les moines débattre dans le monastère voisin de Lhamo Kirti. Ne sachant pas ce que faisaient les moines, il prend l’employé chinois pour un Tibétain et demande si les moines étaient en train de se battre. L’employé, ne sachant pas lui-même, mais ne voulant pas passer à côté, répond : "Oui, c’est cela ! Nos moines tibétains sont violents et très indisciplinés".
Beaucoup d’habitants sont mécontents de voir les migrants manquer de respect et dénigrer leur culture de cette manière. Le sujet peut être particulièrement sensible à la lumière des récits du gouvernement qui dépeignent le clergé tibétain comme irrationnel et ayant besoin d’un contrôle plus strict du Parti communiste.

En regardant les portraits installés dans les temples, boutiques, restaurants et maisons, on peut voir comment une grande partie des moments les plus simples de la vie de tous les jours au Tibet est déterminée par les diktats arbitraires du Parti et les organes de la police qui les appliquent.
Dans une ville, la police a décidé que les portraits du Dalaï Lama étaient inacceptables, et son portrait ne peut être trouvé que dans des endroits calmes, hors des sentiers battus.
Dans une autre ville, juste à quelques heures de route, l’interdiction de son image n’est pas appliquée, et les commerçants tibétains se réjouissent de mettre sa photo dans les endroits les plus en vue. "Il nous manque tellement", me dit une femme.

Un autre portrait est uniformément impossible à trouver : celui de Gyaltsen Norbu, le garçon désigné par Pékin comme 11ème Panchen Lama [8].
Je ne m’attendais pas à le voir beaucoup, mais le degré de son absence est toujours frappant, la seule exception étant une petite image collée sur le mur extérieur d’un temple à Labrang.

En revanche, les images du bien-aimé 10ème Panchen Lama sont beaucoup plus nombreuses ; j’ai arrêté de compter à 150. Ces chiffres montrent la façon avec laquelle les Tibétains ont rejeté la réalité alternative que Pékin leur impose, celle dans laquelle des gens comme le Dalaï Lama et Gedhun Choekyi Nyima, ce Tibétain légitimement reconnu comme Panchen Lama, ne sont pas autorisés à exister. La force nécessaire pour maintenir cette réalité alternative est visible tous les jours, que ce soit sous la forme d’un cordon de policiers portant des boucliers anti-émeute et des fusils dans la rue principale à Sangchu [4], une forêt de caméras mise en place pour surveiller le monastère de Labrang, ou les exigences d’enregistrement persuasives et les contrôles de police sur les routes.

Le monastère de Lhamo Kirti fourmille de jeunes moines novices, qui, après la fin des cours du matin, se propagent le long de la rivière pour manger des collations et jouer. Des pèlerins font tourner les moulins à prières en passant devant une nouvelle salle de prières en construction.
Situé à quelques minutes de là, le monastère de Sertri brille avec ses toits d’or et un cadre encore plus pittoresque, mais c’est étrangement calme par rapport à Kirti.
Curieux, je questionne et apprends que Kirti est le foyer de 1 100 moines et d’un grand nombre de novices, tandis que Sertri en compte à peine 350. Il s’avère que l’abbé de Sertri a critiqué le Dalaï Lama au nom du Parti communiste, gagnant des quantités de fonds gouvernementaux, mais perdant le respect des moines locaux et des laïcs.
Ce genre de favoritisme officiel n’est pas unique au Tibet, où une poignée de monastères comme Sertri et Ganden Sumtseling à Gyalthang [9] ont récupéré d’énormes avantages financiers en se mettant du côté du Parti pendant que Lhamo Kirti a des liens de longue date avec Ngaba Kirti, bastion du sentiment national tibétain et épicentre du début des protestations tibétaines par auto-immolation [10].
Un groupe de moines en train de déjeuner en ville me parle avec fierté de l’histoire et des diverses branches du système monastique de Kirti, évoquant avec dédain le monastère de Sertri et de son abbé "pro-Parti".
Un autre groupe de moines m’invite dans leurs habitations, qui bénéficient d’une grande affiche avec des photos des objets du quotidien et leurs noms appropriés en tibétain pour les aider à éviter de parler chinois, parcelle d’un effort pour préserver l’utilisation de leur langue maternelle dans la conversation quotidienne.

Lhassa éclipse parfois le reste du Tibet dans l’imagination étrangère, mais en voyageant à travers l’Amdo, il saute aux yeux à quel point les différentes régions du Tibet sont profondément interconnectées aujourd’hui. Au monastère de Terlung, un groupe de pèlerins descend d’un bus et commence à visiter le monastère, non pas des pèlerins des prairies allant à Lhassa, mais plutôt des pèlerins de Lhassa visitant les monastères de l’Amdo.
Ils se déplacent dans le monastère avec une intensité particulière, jetant des Khatas (écharpes de cérémonie blanches) sur les bras d’une statue géante, se prosternant devant des images de divinités bouddhistes, et laissant des piles d’offrandes sur les autels.
Alors que j’avançais à côté d’une femme, elle arrêta sa répétition calme de "thug je che, thug je che, thug je che" ("Merci, merci, merci") pour signaler que je devrais faire de même. Quand au Tibet ... "Thug je che, thug je che, thug je che".

À côté d’un des monastères, il y a un ensemble comprenant une auberge, un restaurant tibétain, une maison de thé, et une galerie de thangkas. Fondée par un moine de Golog, les bâtiments et leurs intérieurs sont de beaux exemples de l’architecture et de la décoration tibétaine, et la nourriture est délicieuse : alimentation de base tibétaine telle que momos de viande de yak, sha balep (pain frit), et de la tsampa. Le personnel est presque entièrement tibétain, et un jeune homme assis dans le hall du restaurant pince les cordes d’un dranyen traditionnel tibétain.
Il est revigorant de voir une telle entreprise nettement tibétaine connaître un succès commercial.

Pendant ce temps, un regard sur Norlha offre un autre aperçu de la modernité tibétaine : des écharpes en laine de yak d’une incroyable haute qualité et des vêtements faits par les nomades utilisant des techniques traditionnelles se vendent à plus de 100 $ (77 euros environ). D’autres magasins vendent des chubas ayant une touche moderne et des coques pour smartphones avec des dessins tibétains.

De nouveaux bâtiments à Tsoe, capitale de la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Kanlho, brillent dans le soleil. Deux grandes statues, l’une d’un yak et l’autre d’une certaine chiru (antilope du Tibet), dominent un parc qui s’étend le long du boulevard central.
La communauté musulmane hui est en plein essor dans cette ville, qui a cessé de se développer vers le sud au cours des dernières années. La plus belle vue ici est sans conteste le Milarepa Lhakhang, temple imposant de plusieurs étages sur le domaine du monastère de Tsoe Ganden Chœling.
Peu de temps après ma visite, Tsoe a surgi aux informations quand plus de 100 000 Tibétains se sont réunis pour un enseignement bouddhiste appelé l’initiation de Kalachakra, donnée par Setsang Rinpoché, abbé très respecté du monastère de Tsoe. Des milliers de policiers de la police paramilitaire armée chinoise sont arrivés peu de temps après, envahissant le boulevard et intimidant les foules [11].

De retour dans les grandes villes chinoises, près de la limite nord-est du Tibet, les Tibétains forment une petite, mais visible, minorité. Les Tibétains khampas de Yushul vendent le yartsa gunbu (champignon chenille) dans les magasins, bien que ce commerce ait été touché ces derniers temps, et que beaucoup de ces magasins soient maintenant fermés.
Un homme de Rebgong me dit que la vie est "terrible" pour les Tibétains là-bas, et il ne peut pas attendre pour revenir chez lui.

Il est intéressant de noter que la propagande du "Rêve chinois", campagne lancée par le secrétaire du Parti communiste Xi Jinping, a été installée partout sur les murs de Lanzhou et Xining. Mais en dépit de la présence de nombreux Tibétains, Mongols, et Hui dans ces villes, la propagande reste inadaptée à leurs langues et leurs cultures. C’est encore le "Rêve chinois", qui n’a apparemment aucun intérêt pour les questions intéressantes sur le rêve tibétain, le rêve mongol, le rêve hui. Même à Lhassa, sur la place devant le temple du Jokhang, la manière de faire des panneaux d’affichage du "Rêve chinois" est chinoise. Des caractères chinois rouges proclament que "le Parti communiste chinois est bon".

Il est peu probable que cette affirmation percute, peu importe quelle quantité d’argent le Parti consacre à essayer de convaincre les gens qu’ils sont appréciés. La véritable histoire est racontée à travers les monuments et les sites que vous voyez, où l’interdiction est faite aux gens de commémorer publiquement : des endroits comme le monastère de Gartsé, résidence d’un moine nommé Gartse Jigme, arrêté l’année dernière pour la publication de ses réflexions sur la situation au Tibet.
Dans son livre, intitulé "Le courage des rois tibétains", Gartse Jigme écrit : "Durant les années 1950 et la Révolution culturelle, des dizaines de milliers de Tibétains ont été assassinés et emprisonnés. Beaucoup sont morts de faim. Ce sont des faits historiques. Personne ne peut les effacer. Même au 21ème siècle, les Tibétains n’ont pas acquis l’égalité des droits pour continuer à utiliser leurs propres langue, commerce, politique et travail environnemental. De telles inégalités sont clairement visibles et ont causé beaucoup de ressentiment dans le cœur des Tibétains. Par conséquent, depuis 2008, une série de manifestations non-violentes ont secoué le plateau tibétain. En fait, plus de 90 Tibétains [12] se sont eux-mêmes mis le feu dans un acte de protestation tragique".

Pour ces raisons, le gouvernement chinois doit trouver une solution viable pour apaiser le ressentiment du peuple tibétain. Des fusils et des véhicules blindés, l’emprisonnement et la torture, la diabolisation et les malédictions ne réussiront jamais à pacifier le peuple tibétain. Dans de nombreux endroits, aujourd’hui, un touriste pourrait passer devant un lieu de manifestation sans voir un seul signe de ce qui s’est réellement passé : la rue principale de Labrang, où d’énormes manifestations pacifiques ont éclaté en 2008 [13] ; l’école de Luchu où le drapeau chinois a été déchiré et remplacé par le drapeau tibétain pour quelques heures ; le stupa blanc à Tsoe où le grand-père du 7e Gungthang Rinpoché s’est auto-immolé en 2012 [14], et même les sites des auto-immolations dans la plupart des villes et des monastères de la région : Labrang, Luchu, Machu, Sangkhog, Amchog, Bora, et Lhamo Kirti.

Un tibétain, un homme dur qui avait traversé l’Himalaya afin de passer quelques années de liberté en Inde, m’a dit que "même si les choses semblent calmes ici, maintenant, après les manifestations de 2008 et les auto-immolations, les Tibétains sont vraiment plus affligés que jamais".
Le Parti devrait envisager d’arrêter un moment d’imprimer de la propagande affirmant leur popularité ; sur le terrain la situation est complètement autre.

Source et photos : International Campaign for Tibet, 6 août 2014.

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[1] Voir les cartes du Tibet historique

[2] Le Comté de Tsoe (གཙོས་ en tibétain, Hezuo ou 合作 en chinois) dépend du chef-lieu de la "Préfecture Autonome Tibétaine de Kanlho" (Kanlho, གཙོས་ en tibétain, est nommée Gannan, ou 甘南藏族自治州 en chinois) dans les marches tibétaines de la région de l’Amdo, aujourd’hui dans la province chinoise du Gansu.
Localiser Tsoe (Hezuo) sur cette carte.

[3] Voir sur cette carte l’itinéraire Tsoe - Linxia .

[4] Le Comté de Sangchu (བསང་ཆུ་ en tibétain), aujourd’hui nommé Xiahe Xian ou 拉卜楞寺 en chinois, abrite le monastère de Labrang Tashikhyel, l’un des plus célèbres monastères tibétains. Xiahe dépend de la "Préfecture Autonome Tibétaine de Gannan" (Kanlho ou གཙོས་ en tibétain) dans la région tibétaine de l’Amdo, province actuelle chinoise du Gansu.
Labrang (Xiahe) peut être localisé sur cette carte.

[5] Amchog (ཨ་མཆོག་དགོན་ en tibétain, Amuquhuxiang ou 阿木去乎乡 en chinois) est une petite ville tibétaine de la région de l’Amdo, dépendant de la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Kanlho (Gannan), dans la province chinoise actuelle du Gansu.
Localiser Amchog (Amuquhuxiang) sur cette carte.

[6] Le Comté de Machen (Maqên ou རྨ་ཆེན་ en tibétain, 玛沁 en chinois) est un district de la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Golog, dans la région tibétaine de l’Amdo, province chinoise actuelle du Qinghai.
Localiser le Comté de Machen sur cette carte.

[7] Le monastère de Taktsang Lhamo (ལྷ་མོ་དགོན་ en tibétain, Langmusizhen ou 郎木寺镇 en chinois), qui dépend du monstère principal de Kirti, est situé dans le Comté de Dzoege (Ruò’ěrgài en chinois), dans la "Préfecture Autonome Tibétaine et Qiang" de Ngaba, province chinoise actuelle du Sichuan.
Localiser Taktsang Lhamo (Langmusizhen) sur cette carte.
C’est à Taktsang Lhamo que s’est immolé Kunchok Phelgye le 08/12/2012. Voir l’article "Kunchok Phelgye s’immole par le feu le 8 décembre 2012 près de Dzoege", du 11/12/2012

[8] Gyaltsen Norbu a été désigné par le gouvernement chinois alors que le Panchen Lama venait d’être reconnu en un autre jeune Tibétain, Gendhun Choekyi Nyima, depuis disparu. Voir l’article "Qui est le Panchen Lama ?"

[9] Gyalthang, (རྒྱལ་ཐང་ en tibétain, Zhongdian, renommé Shangri-La ou 中甸 en chinois), est un district de la "Province Autonome Tibétaine" de Dêqên, dans le sud de la région tibétaine du Kham, actuelle province chinoise du Yunnan.
Localiser Gyalthang (Shangri-La) sur cette carte.

[10] Voir l’article et la carte récapitulative des immolations.

[11] Voir l’article en anglais "Thousands gather for Kalachakra in Tibet".

[12] À ce jour, 130 cas sont connus et répertoriés. Voir l’article et la carte récapitulative des immolations.

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 16:57
Protestation contre le massacre de six Tibétains et 10 blessés graves à l’est du Tibet.

Mercredi, 17 septembre 2014 à 15h00 devant l’Ambassade de « la République populaire de Chine » à Paris.
Métro ligne 8 station : Alma Marceaux ou RER. C, Pont de l’Alma.

« L’Association de la Communauté Tibétaine et ses Amis » lancent un appel à un rassemblement citoyen, pour faire part de notre ferme protestation contre le massacre de six Tibétains du village Shuk Ba dans la région tibétaine de Derge Darma (Kham) à l’est du Tibet. A travers ce rassemblement citoyen, nous voulons envoyer un message du soutien et de solidarité aux Tibétains du Tibet, qui font l’objet de répression continue sous l’occupation chinoise du Tibet.

Tout a été déclenché lors d’un préparatif pour la visite des fonctionnaires chinois dans la région en début août 2014. En effet, les autorités de « la Préfecture autonome tibétaine de Kardze » ont ordonné aux habitants de village de Shok Ba, dans la région tibétaine de Derge Darma, de préparer un spectacle pour la venue des fonctionnaires. C’est une région tibétaine qui est placée sous l’administration du comté de Sershul, lequel est rattaché à « la Préfecture autonome Tibétaine de Kardze. »

Lors de la soirée du spectacle, les fonctionnaires chinois ont harcelé les femmes tibétaines, les membres de la troupe de danse de la Communauté.
Tout de suite, les victimes des harcèlements ont immédiatement informés le chef du village, monsieur Wangdak sur les agissements des fonctionnaires chinois.

Alors Monsieur Wangdak ainsi que les autres Tibétains ont déposé le 11 août une plainte contre les harcèlements mais les autorités chinoises avaient rejeté la plainte avec mépris. De plus, les autorités chinoises lui ont ordonné à annuler le festival annuel de courses des chevaux de la région ce que monsieur Wangdak a refusé de faire, car c’est une fête traditionnelle du Tibet, qui existe depuis la nuit du temps » etc.
Le lendemain vers minuit le 12 août 2014, le chef du village, monsieur Wangdak a été arrêté par la police chinoise sans aucune raison et les habitants sont descendus dans les rues pour réclamer la libération immédiate de monsieur Wangdak. Les manifestants étaient rassemblés devant les bureaux des autorités locales. Alors des manifestants tibétains pacifiques ont été tués ou gravement blessés par les forces de sécurité dans la "Préfecture Autonome Tibétaine" de Kardze.
Ils se sont également opposés aux autorités qui demandaient l’interdiction d’une course traditionnelle de chevaux et d’un festival de prière, fêtes traditionnelles de la région.
Le lendemain, le 12 août, une centaine de Tibétains se sont réunis dans les bureaux de l’administration locale pour protester contre l’arrestation de Wangdak. Les forces de sécurité armées chinoises du comté voisin de Sertar ont alors lancé des gaz lacrymogènes et tiré des balles réelles sur la foule. Deux Tibétains sont confirmés avoir été tués et d’autres blessés. L’une des victimes, 22 ans, est décédée des suites de ses blessures par balle non soignées.

Le fils de Wangdak et son frère Sangpo ont été atteints et d’autres Tibétains ont été blessés. La situation de Wangdak lui-même n’est pas connue.
Les blessés ont été emmenés par les forces de sécurité, et les membres de la famille ont été informés qu’ils suivaient un traitement médical, mais aucune information n’est disponible sur l’endroit où ils se trouvent et toutes les communications ont été bloquées dans la région.

Le 12 août, tous les hommes de plus de 12 ans (environ 200), à l’exception des hommes très âgés, ont été arrêtés. Le nom de 25 d’entre eux a pu être confirmé, mais par manque de communication avec la région, il n’a pas été possible d’avoir plus d’informations.

Le 13 août, le village de Shukpa a été entouré par des forces armées. Les forces de sécurité ont interrogé et battu les habitants restants, y compris les femmes et les enfants.
Le 17 août, Lo Phelsang s’est suicidé pour protester contre le manque de traitement médical des détenus qui souffraient de blessures par balles.

Le 18 août, les corps de Tsewang Gonpo, 60 ans, Yeshe, 42 ans, et Jinpa Tharchin, 18 ans, tous trois parents proches de Wangdak, ont été rapportés à leur famille après leur décès.
Ce même jour après le décès de Jinpa Tharchin des suites de ses blessures du 12 août, sa femme, qui était enceinte de sept mois, a mis fin à ses jours en se pendant. Dawa Lhamo, 64 ans, tante de Wangdak, a été battue si sauvagement qu’elle a eu une hémorragie cérébrale la rendant paralysée et incapable de parler. Elle a été transférée à l’hôpital le 23 août.

Source: Free Tibet.

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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