Défense des droits de l'Homme et en particulier ceux du Peuple Tibétain
Dharamsala le 22 juillet 2008,
La lutte du Peuple Tibétain pour la liberté, la vérité et la justice aborde aujourd'hui un tournant historique. Notre unité dans l'action et notre détermination tout au long des prochains mois seront cruciales pour mettre en oeuvre les plans d'actions longuement préparés en vue des Jeux Olympiques 2008 de Pékin, et pour répondre avant tout aux réelles aspirations politiques de nos frères et soeurs auteurs de grands sacrifices au Tibet.
Le soulèvement populaire, qui se poursuit au Tibet, a commencé le 10 mars 2008 à Lhassa puis s'est propagé spontanément à toutes les régions du Tibet. Il traduit les profonds griefs du Peuple Tibétain à l'encontre de la stratégie de colonisation chinoise. Il a aussi démontré à quel point le Peuple Tibétain restait uni et solidaire dans son opposition au régime communiste chinois.
Les mouvements de révolte au Tibet ont pleinement respecté la démarche résolument non-violente qui caractérise la résistance tibétaine ; ces événements ont mis en évidence la situation épouvantable des droits de l'homme au Tibet, au moment où la Chine se prépare à paraître devant la communauté internationale.
Dépassant les contingences et orientations propres à chacune de nos organisations(*), les exilés tibétains ont mené ensemble de multiples opérations partout dans le monde qui ont réussi à provoquer une prise de conscience mondiale. Ce mouvement a suscité un fort soutien de la communauté internationale à l'égard de la lutte des Tibétains, après avoir montré la vraie nature de l'occupation illégale du Tibet par la Chine.
A cette étape critique de notre combat, le Mouvement « Tibetan People's Uprising » (TPUM), pour renforcer encore l'unité et l'efficacité de ses campagnes, a fait évoluer son approche opérationnelle pour éviter toute action redondante et ne pas créer de confusion au sein de la communauté tibétaine.
Le Mouvement TPUM conduira de multiples actions à Dharamsala, et auprès de l'ONU et du Comité International Olympique, à travers leurs instances de Genève et New York, ainsi que vis-à-vis de l'Union Européenne à Bruxelles et à Strasbourg, ceci pendant et après les Jeux Olympiques de Pékin.
Conscient de « l'urgence extrême de la situation présente », le Mouvement TPUM va utiliser toutes les voies et moyens possibles pour faire savoir les demandes et aspirations du Peuple Tibétain exprimées à travers les mouvements de protestations en cours partout dans le monde. Nous soumettrons le problème du Tibet aux plus hauts niveaux politiques internationaux en menant des opérations destinées à accroitre la pression sur toutes les instances internationales impliquées.
Par ailleurs, le Mouvement TPUM va lancer une offensive tous azimuts pour contrer de front les plans drastiques du régime chinois qui conduiraient, après les Jeux Olympiques, à une « seconde Révolution Culturelle » au Tibet, selon les récentes déclarations de Zhang Qingli, le Secrétaire du Parti Communiste Chinois de la « Région Autonome du Tibet »(**).
Le Mouvement « Tibetan People's Uprising » ( Mouvement de Soulèvement du Peuple Tibétain ) est un mouvement international qui implique tous les Tibétains, à l'intérieur du Tibet et à l'extérieur, qui prennent en main leur destin politique en s'impliquant dans des actions visant à mettre un terme à l'occupation illégale et brutale de notre pays par la Chine.
Notes du traducteur:
(*) les organisations non gouvernementales menant cette campagne sont : Gu-Chu-Sum (association de soutien des anciens prisonniers politiques tibétains), National Democratic Party of Tibet, Students for a Free Tibet (branche Inde), Tibetan Women's Association (en ordre alphabétique).
(**) TAR « Tibet autonomous region »: province chinoise créée en 1965, englobant Lhassa, et représentant moins de 50% du Tibet d'avant l'invasion de 1950.
de D. (Dharamsala)
- Photo de la conférence de presse à Dharamsala (cliquer sur l'image pour l'agrandir):
http://tibetanuprising.org/2008/07/22/statement-of-the-tibetan-peoples-uprising-movement/#more-507
De gauche à droite: Chime Yungdrung, président du NDPT; B. Tsering, présidente de TWA; Ven. Ngawang Woeber, président de GuChuSum; Tenzin Choeying, directeur de SFT India.
Böd Gyalo! (Le Tibet vaincra!)