Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 23:05

Cyberpress.ca

Publié le 04 décembre 2009 à 09h34 | Mis à jour à 09h40

 Le gouvernement népalais a réussi à attirer l'attention des médias en tenant une réunion ministérielle sur l'Everest.

 Le gouvernement népalais a tenu vendredi une réunion ministérielle exceptionnelle sur l'Everest, à une altitude de 5 262 m, pour attirer l'attention sur les conséquences du réchauffement climatique dans la chaîne de l'Himalaya, avant la conférence sur le climat à Copenhague.
Le premier ministre Madhav Kumar Nepal et ses 22 ministres, équipés de bouteilles d'oxygène et d'épais blousons, sont arrivés en hélicoptère sur le plateau de Kalapattar, situé sur les plus hautes montagnes du monde.
 Après avoir pris part à la prière traditionnelle d'un sherpa, ils ont approuvé le discours devant être lu par le premier ministre lors de la conférence sur le climat qui se tient du 7 au 18 décembre dans la capitale danoise, selon les images diffusées par la télévision.
 Arborant des écharpes portant l'inscription «Sauvons l'Himalaya», les ministres ont tenu leur réunion pendant une vingtaine de minutes.
 À l'issue de la réunion, la Première ministre adjointe, Sujata Koirala, a déclaré que le Népal demanderait aux pays riches de contribuer à hauteur de 1,5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à la lutte des pays émergents contre le réchauffement climatique. «Nous avons décidé que les pays développés devraient payer les pays pauvres parce que ce sont leurs émissions carboniques que nous subissons. C'est une demande faite pour protéger les générations futures», a-t-elle indiqué.
Selon les scientifiques, les glaciers de l'Himalaya fondent à un rythme alarmant, entraînant la formation d'immenses lacs qui menacent de céder et d'inonder les villages situés en aval. Ils estiment que les glaciers pourraient disparaître et entraîner des phénomènes de sécheresse pouvant affecter plusieurs pays d'Asie, où quelque 1,3 million d'habitants dépendent des rivières prenant leur origine dans la chaîne de l'Himalaya.
Les experts s'alarment de la hausse des températures au Népal, qui progressent à un taux plus élevé que la moyenne mondiale. L'an dernier, le Népal a vécu l'hiver le plus sec en quarante ans, provoquant pour la première fois d'immenses feux de forêts et réduisant à néant les récoltes dépendantes des pluies d'hiver.
Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:43


Phayul [Vendredi, Décembre 04, 2009 18:12



 Dharamsala, Décembre 4:
 Les autorités chinoises ont arrêté jeudi un jeune chanteur populaire tibétain, l'accusant de composer des chansons subversives.




Tashi Dondrup a été arrêté hier après-midi alors qu'elle se cachait dans la ville occidentale de Xining, capitale de la province du Qinghai, où il avait trouvé refuge après que  les autorités aient interdit sa musique, indique le rapport. The 30-year-old professional singer released an album titled Torture without Trace last month, the report cited sources as saying. The  chanteur professionnel  âgé de 30 ans a sorti un album intitulé "La torture sans laisser de traces" le mois dernier, citent les sources .
 L'album comporte 13 chansons exprimant la nostalgie du leader tibétain en exil, Sa Sainteté le Dalaï Lama et le souvenir de la répression qui a suivi une agitation anti-chinoise au Tibet en Mars l'année dernière. Les 5.000 CDs  ont été vendus rapidement chez les Tibétains de la région de l'Amdo de l'Est du Tibet, où Tashi Dondrup est une star locale, selon le rapport.  Les autorités chinoises ont interdit l'album. Selon le rapport, les responsables de la province centrale du Henan, où le chanteur est un membre 'une troupe d'artistes  de  la Région autonome de Mongolie Henan, a émis un mandat pour son arrestation.  Le musicien, fils de fermiers tibétains, qui s'est marié il ya deux mois, puis s' est enfuit dans la clandestinité avant d'être arrêté.
Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 22:41
Paris le 3 décembre

Le ministre français des Affaires étrangères M. Bernard Kouchner a souligné, dans une réponse écrite au député des Bouches-du-Rhône Christian Kert, que son bureau suit de très près le cas du prisonnier tibétain Dhondup Wangchen. Il a ajouté que la France et ses partenaires européens estiment que «les conditions d'un procès équitable ne sont pas remplies."

"Nous n'allons pas manquer d'exprimer nos préoccupations aux autorités chinoises au cours du dialogue Europe-Chine sur les droits de l'homme," écrit-il.

Dhondup Wangchen, un cinéaste autodidacte qui a passé cinq mois à interviewer les Tibétains sur leurs espoirs et les frustrations qu’ils vivent sous occupation chinoise, est face à des accusations de subversion de l'État après que son court métrage ai été clandestinement distribués à l'étranger sur Internet et dans des festivals partout dans le monde. Il a été arrêté en Mars 2008.

Lhamo Tso, l'épouse du détenu cinéaste Dhondup Wangchen, a récemment exprimé ses graves préoccupations quant à sa santé et son traitement en prison et a appelé la communauté internationale à intervenir. Selon des informations récentes, Wangchen souffre de l'hépatite B et ne reçoit aucun traitement médical en détention. L'avocat de la famille Wangchen, nommé à Pékin sous la pression du gouvernement, a été contraint d'abandonner l'affaire.

«Soyez assurés que la France et l'Union européenne continueront de rester attentif au sort des prisonniers tibétains de conscience et de trouver des mesures pour obtenir leur liberté», conclut la lettre.
Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:55

"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans 
     rien faire", notait un jour Einstein. 
         bonne lecture, en cordial partage, 
                               c.b.l.


Newsletter de décembre 2009
mailto : claude.levenson@gmail.com

LES ILES FEROE A L’UNESCO, LE TIBET PEUT TOUJOURS ATTENDRE...

Récemment, le petit monde parisien de l’Unesco était en pleine effervescence, dans l’attente du nouvel élu qui tiendra dorénavant le devant de la scène à sa direction. De rumeurs en joutes serrées, de palabres en négociations laborieuses, la tête de l’organisation internationale est féminine, Irina Bokova la Bulgare, l’ayant finalement emporté sur Farouk Hosny l’Egyptien. A peu près en même temps, les amateurs de foot, bien plus nombreux, se passionnaient pour un match décisif entre les équipes de France et des îles Féroé, justement.
A première vue, pas grand-chose de commun entre ces deux événements. Et pourtant… Le brouhaha autour du premier et les clameurs entourant le second ont relégué loin à l’arrièreplan un troisième événement qui vaut tout de même son pesant d’information.

Heureusement, à la différence d’un surprenant silence journalistique, un organe de presse sérieux et qui ne perd aucune occasion de lancer son scoop n’a pas négligé d’annoncer à son vaste public cette nouvelle si importante : dès la mi-octobre, tous les intéressés étaient informés que les Iles Féroé venaient d’être admises comme deux-centième membre à l’Unesco, « qui compte désormais 193 Etats membres et sept associés ». Merci le Service français de Radio Pékin, qui précise doctement : « Selon l’Acte constitutif de l’Unesco, les territoires ou groupes de territoires qui n’assument pas eux-mêmes la responsabilité de la conduite de leurs relations extérieures peuvent être admis comme membres associés par la Conférence générale. »

Sage disposition qui a permis à l’archipel européen de 18 îles et 40.000 habitants de se joindre aux associés qui l’ont précédé, à savoir Aruba, les Antilles néerlandaises, les Iles Caïman, les Iles Vierges, Tokelau (dans le Pacifique, trois îlots et 1.187 habitants), et … Macao. La dépêche chinoise a ceci d’intéressant que non seulement elle donne l’information, capitale pour enrichir le patrimoine culturel mondial de l’humanité, mais en même temps, elle est stimulante, car elle peut donner des idées et suggérer des initiatives tout aussi heureuses et novatrices. Que les pays adhérant à l’ONU soient de plein droit membres de l’Unesco, rien à redire, et que son institution spécialisée dans l’éducation et les sciences en compte une demi-douzaine de plus eu égard à la diversité culturelle de notre brave petite planète bleue, rien que de très normal : l’auguste institution n’a-t-elle pas pour mandat de « contribuer au maintien de
la paix et de la sécurité dans le monde en resserrant, par l’éducation, la science, la culture et la communication, la collaboration entre nations, afin d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, que la Charte des Nations unies reconnaît à tous les peuples » ?

Il est donc tout naturel d’y retrouver St. Kitts et Nevis, St. Marin, St. Vincent et les Grenadines, les Iles Marshall et les Salomon, ou encore Kiribati, Nauru, Tuvalu et Tonga, pour accueillir leur nouvel associé, les Féroé, « connues pour l’intégrité des paysages, l’architecture traditionnelle et une identité culturelle marquée ». « Identité culturelle marquée… territoires qui n’assument pas eux-mêmes la responsabilité de leurs relations extérieures », ça ne vous rappelle rien? D’accord, Macao y a bien sa place…

Mais alors, pourquoi pas le Tibet ? Nul doute qu’il s’agit là d’un malencontreux oubli, que le ministre chinois des affaires étrangères (ce sont eux qui se chargent généralement de déposer la demande d’association à l’Unesco, au nom du pays qui exerce la tutelle) se fera un réel plaisir de réparer dans les meilleurs délais. Il est de notoriété publique – pour reprendre une formule chère aux porte-paroles de Pékin – que le Pays des Monts neigeux qui, comme
chacun sait ou feint de le croire, « appartient à la Chine depuis la nuit des temps », se prévaut sans ambiguïté d’une « identité culturelle marquée », avec son architecture traditionnelle et ses paysages naguère intègres d’une beauté puissante, pour ne citer que ces traits saillants.
Son passé, son savoir ancestral, ses trésors artistiques, sa langue et son alphabet, ses us et coutumes, ce qui reste de son patrimoine qualifient amplement ce vaste territoire qu’on appelle « le toit du monde », autant que Macao, pour entrer par la grande porte à l’Unesco.

Une idée en ce sens avait été lancée il y a environ une année, visant à l’inscrire au Patrimoine mondial, en vue d’apporter une « réponse magistrale et pacifique au problème posé par le statut de ce pays ». Intention on ne peut plus louable, mais qui l’a entendue en des temps où le tout économique l’emporte sur le tout politique, voire sur le respect des principes mêmes de l’ONU et de l’Unesco auxquels ont souscrit tous les membres de ces honorables
institutions ? Faute d’un geste de véritable courage politique, l’Unesco qui revendique l’universalité culturelle s’honorerait de pareille audace…

Une ombre de taille entre New Delhi et Pékin

Au-delà cependant de ce qui peut paraître relever de l’anecdote, la realpolitik de plus en plus largement en vogue à travers le monde a de quoi laisser songeur. Comme si le Tibet n’était qu’un simple alibi, ou un cache-misère, selon les intérêts de l’instant – que l’on s’appelle Barack Obama ou Nicolas Sarkozy, sans oublier Manmohan Singh, voire Sonia
Gandhi. Entre les deux mastodontes asiatiques qui se livrent sans cesse à des escarmouches plus ou moins feutrées masquant mal une rivalité croissante, le Tibet n’est plus l’Etat-tampon de naguère, mais une ombre gigantesque sur les relations entre New Delhi et Pékin. Et ces rapports ne sont pas au beau fixe, quand bien même la presse est plutôt discrète à ce propos.
Davantage que des bruits de bottes, ce sont des roulements de chars et le sourd vacarme d’une construction accélérée d’infrastructures militaires sur le toit du monde qui se font entendre au loin, tandis que le gouvernement indien joue apparemment la sérénité… tout en suspendant des chantiers frontaliers dès que les autorités chinoises manifestent leur mauvaise humeur.

Il ne suffit toutefois pas de laisser le Dalaï-lama répondre aux demandes des fidèles d’Arunachal Pradesh et d’ailleurs pour faire croire que l’Inde n’a pas à se soucier des intentions de sa nouvelle voisine au-delà de l’Himalaya – les intentions de cette dernière ne sont pas à l’abri de tout soupçon. Le Tibet et les Tibétains en ont fait et en font encore l’amère expérience, certains stratèges ou hauts fonctionnaires en Inde n’ont pas oublié l’expérience de 1962 et ne souhaitent pas qu’elle se renouvelle. Personne n’y a intérêt certes, à l’exception de ceux qui aimeraient bien allumer la mèche, et l’histoire indique qu’ils se laissent plus souvent qu’à leur tour enivrer par l’orgueil de la puissance, cette illusion pernicieuse qui monte si vite à la tête au point d’en ignorer les conséquences.

Prenant à rebrousse-poil l’antienne du déclin de l’influence occidentale, américaine en particulier, dans le monde et du rôle des démocraties en faveur des droits de l’homme, Wei Jingsheng, un vétéran de la dissidence chinoise, rappelait récemment à l’occasion de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin : « Nous autres Chinois, nous étions découragés après le massacre du 4 juin à Tiananmen. Cette victoire des Européens de l’Est nous a fait l’effet d’un feu de camp dans les ténèbres, elle nous a encouragés et rendu espoir. » Certes, les temps changent lentement, et même si parfois l’horizon s’obscurcit et le ciel semble bas, le dernier mot revient toujours à la lumière. « L’humanité crie à l’aide, constatait naguère le Dalaï-lama.
 Notre temps est désespéré. Ceux qui ont quelque chose à offrir, qu’ils se manifestent. Il est grand temps… » En des temps encore plus reculés, un autre sage assurait : « C’est lorsqu’il n’y a plus d’espoir qu’il convient d’espérer. »

 C.B.L.
Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:39

Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Parutions
commenter cet article
1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 11:36

TIBET-INFO.NET

 

Pour faire suite à l’article sur la sédentarisation forcée des nomades tibétains du 29 novembre 2009, voici quelques informations complémentaires sur les actions entreprises lors de la Conférence sur les changements climatiques de l’ONU à Copenhague en déc. 2009.

Thèmes de discussion qui seront abordés :
- Pour les scientifiques, le Tibet joue le rôle d’un “troisième pôle glaciaire” en raison de ses 40 000 glaciers, emmagasinant plus d’eau douce que toute autre région du monde, hormis les pôles Nord et Sud [1].

- Les météorologistes chinois ont constaté que le Tibet se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde (+ 0,3 degré par décennie) [2].

- Au rythme actuel, près des deux tiers des glaciers du plateau tibétain pourraient disparaître d’ici 2060, selon le glaciologue chinois Yao Tandong [3]. Ces glaciers donnent naissance à des fleuves vitaux pour les populations d’Asie : l’existence d’au moins un milliard de personnes, dans dix pays d’Asie, dépend des eaux du Tibet.

- Depuis l’invasion du Tibet en 1949, le régime chinois d’occupation conduit des politiques d’exploitation minière, d’urbanisation et de développement des infrastructures qui ne font qu’accroître les dégradations de l’environnement : avec des conséquences en particulier sur la quantité et la qualité des prairies du Tibet et sur les ressources en eau. Ces politiques pourraient être également à l’origine de l’accélération du réchauffement du plateau tibétain [4].

- Pour remédier à ses pénuries d’eau, la Chine prévoit de construire près d’une centaine de barrages sur tout le plateau tibétain et plusieurs projets de dérivation d’eau au profit des régions nord et est de la Chine. Ces projets d’ampleur ne peuvent que bouleverser l’approvisionnement en eau déjà extrêmement problématique de centaines de millions de personnes vivant dans le sud et le sud-est de l’Asie. Concernant la mauvaise qualité des eaux, la Chine a décidé de déraciner et de relocaliser les nomades du Tibet, hors de leurs prairies, prétextant que leurs modes de pâturage menacent l’écologie de la région...


A Copenhague auront lieu également des conférences publiques et/ou tables rondes :

- 10 décembre, 10h-12h. Tibet Troisième Pôle - Le changement climatique au Tibet : les conséquences pour le Tibet et l’Asie, avec John Isom, Dhardon Sharling, Tash Despa, Stephanie Brigden et en invité spécial le Président Vandana Shiva.

- 11 décembre, 12h-14h. Crises climatiques, solutions humaines : les nomades tibétains et l’avenir du Tibet face aux changements climatiques.
Les nomades du Tibet ont vécu pendant des millénaires sur les prairies du plateau tibétain, mais ils sont désormais confrontés à une crise à la fois climatique et sur le respect des Droits de l’Homme.

- Exposition : 7-18 décembre. Exposition de photos : Tibet Troisième Pôle, les nomades du Tibet en danger.

- Projections de films présentés par le Festival du Film du Tibet et Tibet Troisième Pôle.

- 8 décembre 2009, 17h. "Undercover in Tibet" + Q&R avec Tash Despa.
Jeune exilé tibétain, Tash Despa retourne dans sa patrie, où il a risqué sa vie pour s’en échapper, avec le cinéaste Jezza Neumann.

- 9 Décembre 2009, 17h. "Meltdown in Tibet" + Q&R avec Charlotte Matthiasen et John Isom / Tenzin Norbu.
Un regard en profondeur sur la fonte des glaciers et du pergélisol dans la région himalayenne.

Source : ITSN, 27 nov. 2009

Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 11:35

TIBET-INFO.NET

Selon les avis de plusieurs scientifiques occidentaux et chinois, la sédentarisation des nomades tibétains répond à des objectifs politiques et ne fait qu’aggraver la dégradation de l’environnement.
L’ITSN (International Tibet Support Network - Réseau international de soutien au Tibet) lance une campagne juste avant la Conférence sur les changements climatiques de l’ONU à Copenhague (du 7 au 18 décembre 2009 [1]), mettant en parallèle les décisions politiques chinoises sur la sédentarisation des nomades tibétains et leur impact sur le haut plateau tibétain.

- La politique chinoise envers les nomades du Tibet - une nouvelle violation des droits humains :

  • La Chine prétend que les prairies du Tibet se dégraderaient en raison d’un sur-pâturage. Sur la base de cet argument, la Chine focalise une part essentielle de ses mesures d’atténuation du réchauffement climatique sur le déracinement et le transfert forcé des populations nomades du Tibet hors de leurs territoires, dans le but officiel d’empêcher toute nouvelle dégradation des écosystèmes du Tibet. En réalité, une récente étude scientifique - menée par des scientifiques chinois - établit que c’est le changement climatique - et non l’utilisation des terres – qui est responsable de 81% des dégradations des prairies situées sur le plateau tibétain près du cours supérieur du Yangtze (cf. étude associant l’Académie chinoise des sciences, l’Administration météorologique de Chine et d’autres organismes universitaires). D’autres recherches récentes vont même jusqu’à affirmer que le système de pâturage pourrait atténuer les effets négatifs du réchauffement climatique quant à l’abondance des pâturages et leur résilience [2]
  • Il s’agit d’une stratégie délibérée de la Chine visant à déraciner et à urbaniser définitivement l’ensemble des nomades du Tibet. Ce déracinement et ce transfert de populations tibétaines se poursuivent sans consultation ni consentement des populations : il s’agit d’une nouvelle violation des droits humains au Tibet.
  • Les médias officiels chinois publient notamment ces chiffres sur les plans de transfert de populations :
    - Au moins 48 000 nomades dans la "Région Autonome du Tibet" (TAR) déjà transférés entre 2001 et 2004 [3] ; 80% des populations nomades de la préfecture de Nagchu (TAR) seront transférées d’ici 2009 [4],
    - Transfert prévu de 560 000 nomades tibétains du Qinghai sur les 5 ans à venir [5],
    - Transfert de 73 700 nomades tibétains de Gannan (province de Gansu) sur 5 ans [6],
    - Transfert en cours de 470 000 nomades tibétains du Sichuan [7] sur 5 ans [8],
  • La Chine a admis une motivation politique à ce transfert définitif des nomades tibétains : les personnes sédentaires sont en effet bien plus faciles à maîtriser. En 2007, Zhang Qingli - le Secrétaire du Parti pour la "Région Autonome du Tibet" – a déclaré que la restructuration des populations de paysans et de bergers tibétains ne visait pas seulement à promouvoir le développement économique, mais surtout à contrer l’influence du Dalaï Lama  . [9]
  • Un certain nombre de scientifiques chinois ont critiqué cette politique de transfert des nomades du Tibet, sur la base d’analyses portant sur une série de localités, ainsi que sur des études en Mongolie intérieure et au Turkestan Oriental (Xinjiang) - là où la Chine avait appliqué des plans de transfert forcé de populations nomades dans les années 1950 et 1980 respectivement :
    - Les scientifiques ont ainsi constaté que ce type de stratégie politique augmente les niveaux de chômage et de pauvreté ; elle conduit à une perte de cohésion sociale, à la dislocation des communautés et des familles, avec un accroissement de l’alcoolisme et de la criminalité ;
    - Un chercheur de terrain a établi en 2007 que ces nouveaux centres de sédentarisation définitive aboutissaient à développer les ’’problèmes critiques des villes’’ dans des cités rurales, avec en particulier une concentration de la pauvreté, des niveaux élevés de chômage et des moyens de subsistance fortement dépendant de l’assistance de l’État. Certains de ces villages de relocalisation sont déjà considérés comme des "écoles de délinquance"  [10].
  • En matière de droits de l’homme, les inquiétudes sont vives sur la façon dont la Chine mène sa politique concernant les nomades. Dans un récent rapport, l’ONG Human Rights Watch affirme que "ces transferts de populations sont conduits souvent sans aucune transparence, sans consultation préalable des personnes concernées, ni compensation financière après réinstallation, ce qui est totalement illégal au regard de la loi chinoise, et du droit international" [11].

- Solutions et exigences :

  • La Chine doit arrêter de transférer les populations nomades hors des prairies du plateau tibétain ; elle doit même confier à nouveau l’entretien des prairies du Tibet aux nomades tibétains. La Chine a besoin des connaissances acquises par des générations de nomades concernant les écosystèmes des prairies. Au fil des millénaires, ils ont appris que seule une bonne gestion du plateau tibétain rend la vie des humains possible et écologiquement durable. Les nomades du Tibet jouent un rôle essentiel dans la bonne santé à long terme des écosystèmes et des ressources en eau dont dépend la Chine. Il y a un consensus grandissant au sein des scientifiques chinois, tibétains et occidentaux autour du constat que les connaissances développées au fil des millénaires par les éleveurs nomades sur l’écosystème représentent une composante essentielle de toute solution. [12]
  • La Chine devrait introduire ce qu’on appelle la ’’gestion communautaire des ressources, ou co-gestion communautaire’’ : les nations et les peuples du monde sont désormais conscients du fait que les collectivités locales doivent se trouver au centre de toute solution juste et durable pour déterminer la meilleure façon de gérer les écosystèmes et leurs ressources, notamment en matière d’adaptation au changement climatique. Pour les Tibétains, cela signifie une participation pleine et entière à tout processus de prise de décision et à la gouvernance des ressources naturelles du Tibet. La co-gestion communautaire n’est pas un concept totalement inconnu en Chine : elle est déjà pratiquée dans une partie du projet du cours supérieur des Trois Rivières à Tsanggo Somme, Ch : Sanjiangyuan [13].
  • La Chine devrait envisager d’autres modèles d’adaptation aux changements climatiques, en particulier en s’inspirant de la Mongolie, où l’accent a été mis sur la protection des moyens de subsistance et de la culture des bergers nomades, tout en veillant au bon état et à la productivité de l’écosystème des prairies.
  • La Chine doit mettre fin à toutes les exploitations de terres qui menacent à la fois les écosystèmes du plateau tibétain et ses services écosystémiques, en particulier les ressources en eau.

(préparé par le Comité ’’Tibet 3ème pôle’’ de ITSN ; en remerciant notamment l’association ICT ’’Campagne Internationale pour le Tibet" et son rapport d’étude “Tracking the Steel Dragon” (Sur les traces du dragon d’acier).)

[1] Voir le site officiel de la conférence.

[2] cf. Klein, JA ; Harte, J ; Zhao XQ, 2007.

[3] cf. rapport Chine 2005 de la Commission exécutive du Congrès US

[4] ITSN cite "article Xinhua 2007" (Source non retrouvée)

[5] cf. Xinhua, août 2009

[6] ITSN cite "Xinhua, août 2008" (Source non retrouvée)

[7] Lire l’article "Construction de maisons pour 500 000 bergers tibétains".

[8] cf. Xinhua, 9 avril 2008 et Xinhua, 11 oct. 2008

[9] cf. rapport 2008 du Département d’État américain
Retrouver l’endroit précis dans le texte en recherchant dans la page :
"TAR Party Secretary Zhang Qingli"

[10] cf. l’article de Feng Yongfeng, 2 oct. 2008)

[11] cf. Personne n’a la liberté de pouvoir refuser ; bergers tibétains réinstallés de force dans les provinces de Gansu, Qinghai, Sichuan et TAR”, 2007

[12] Parmi ces experts : Liu Shurun, Dr Katherine Morton, Daniel Miller, etc..

[13] cf. Marc Foggin, 2008.

Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 21:01


Aujourd'hui La Chine


 le 26/11/2009 à 10h47  par Harold Thibault (Aujourd'hui la Chine)

Il faudra attendre l'année 2010, et non la fin de l'année 2009 comme annoncé précédemment, pour que le dalaï lama rencontre Barack Obama. "Du fait de son agenda très serré, ce sera très difficile cette année" pour le dalaï lama de se rendre de nouveau à Washington, a expliqué Tenzin Taklha, porte-parole du chef spirituel tibétain, au quotidien hongkongais South China Morning Post, avant d'ajouter que le voyage aurait probablement lieu au début de l'année prochaine et que le dalaï lama rencontrerait le président américain à cette occasion.

Sur le site internet du dalaï lama, son emploi du temps ne mentionne pourtant aucun engagement en décembre 2009 après une visite en Australie et en Nouvelle-Zélande qui doit s'achever le 10.

Le chef spirituel tibétain s'était rendu à Washington au début du mois d'octobre dernier mais n'avait pas été reçu à la Maison blanche, pour la première fois depuis 18 ans, ce qui avait suscité de nombreuses critiques envers la diplomatie américaine. Le porte-parole de la présidence américaine avait alors démenti que M. Obama ait cédé aux pressions de la Chine. "Il y avait (déjà) un accord pour faire cela plus tard dans l'année" avait assuré Robert Gibbs, avant d'expliquer que de bonnes relations sino-américaines aident les Tibétains.

Barack Obama avait en effet souhaité ne pas envenimer les relations avec Pékin en amont d'une visite en Chine au cours de laquelle il a appelé, devant le président Hu Jintao, à une reprise des discussions entre les représentants du leader religieux et la République Populaire de Chine.

Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 20:52
European Parliament resolution of 26 November 2009 on China: minority rights and application of the death penalty (EN and FR)Jeudi 26 Novembre 2009 20h37mn 06s
Chine: droits des minorités et application de la peine de mort


PE432.796

Résolution du Parlement européen du 26 novembre 2009 sur la Chine: droits des minorités et application de la peine de mort

Le Parlement européen,

– vu ses précédentes résolutions du 1er février 2007[4] et du 27 septembre 2007[5] concernant un moratoire universel sur la peine de mort,

– vu les résolutions du 18 décembre 2007 (A/RES/62/149) et du 18 décembre 2008 (A/RES/63/168) intitulées "Moratoire sur l'application de la peine de mort", adoptées par l'Assemblée générale des Nations unies,

– vu les déclarations de la Présidence au nom de l'Union européenne du 29 octobre 2009, concernant l'exécution des deux Tibétains, Lobsang Gyaltsen et Loyak, et du 12 novembre 2009, concernant l'exécution de neuf personnes d'ethnie ouïgoure à la suite des émeutes du 5, 6 et 7 juillet 2009 à Urumqi, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang,

– vu les articles 35, 36 et 37 de la Constitution de la République populaire de Chine qui garantissent que tous les citoyens jouissent de la liberté d'expression et de la liberté de croyance religieuse et présentent la liberté individuelle comme "inviolable",

– vu ses précédentes résolutions sur la Chine, en particulier celle du 13 décembre 2007 sur les relations UE-Chine et sur le dialogue UE-Chine concernant les droits de l'homme[6],

– vu le séminaire UE-Chine des 18 et 19 novembre 2009 et la 28e session du dialogue UE-Chine concernant les droits de l'homme qui s'est tenue à Pékin le 20 novembre 2009,

– vu la 27e session du dialogue UE-Chine concernant les droits de l'homme qui s'est tenue à Prague le 14 mai 2009,

– vu le 12e sommet UE-Chine qui doit se tenir le 30 novembre 2009 à Nanjing,

– vu l'article 122, paragraphe 5, de son règlement,

A. considérant que l'Union se fonde sur l'adhésion aux valeurs de liberté, de démocratie et de respect des droits de l'homme et à l'état de droit et qu'elle considère que le respect de ces droits inaliénables constitue une condition préalable indispensable pour une vie sociale harmonieuse,

B. considérant que le partenariat stratégique UE-Chine, en cours de négociation, revêt une grande importance pour les relations entre l'Union et la Chine à l'avenir et qu'un véritable partenariat doit se fonder sur des valeurs communes partagées,

C. considérant que, le 8 mai 2009, l'Union a demandé la commutation des condamnations à mort prononcées à l'encontre de nombreux Tibétains par le Tribunal intermédiaire populaire de Lhassa à la suite des émeutes de mars 2008 dans cette ville,

D. considérant que, au début du mois de juillet 2009, des violences ethniques, les pires depuis des décennies, ont éclaté dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang après que des manifestants ouïgours furent descendus dans la rue et eurent attaqué des chinois hans à Urumqi, blessant certains d'entre eux, afin de protester contre les attaques dont avaient été victimes des travailleurs ouïgours d'une usine du Sud de la Chine en juin 2009; considérant que, selon les chiffres officiels, 197 personnes ont trouvé la mort et 1 600 autres ont été blessées,

E. considérant que, pour assurer une cohabitation pacifique des Tibétains et des Ouïgours, qui représentent les deux minorités ethniques majeures en Chine, avec la grande majorité du peuple chinois, qui est d'origine han, il est impératif d'instaurer un dialogue sincère, permanent et mutuellement respectueux,

F. considérant que le mécontentement et le ressentiment grandissent au sein de la population ouïgoure — qui est en majorité musulmane, partage des liens linguistiques et culturels avec l'Asie centrale et représente près de la moitié des vingt millions d'habitants du Xinjiang — à l'encontre des autorités, constituées en majorité de chinois hans, accusées de contrôler et de limiter étroitement les activités religieuses, dans un contexte de discrimination à l'emploi et de marginalisation de leur groupe ethnique dans la région; considérant que l'appel lancé par les ONG actives dans le domaine des droits de l'homme à la communauté internationale en vue de l'envoi d'une commission d'enquête indépendante sur le site des émeutes n'a pas été entendu,

G. considérant que la République populaire de Chine a déclaré qu'elle aspirait à des relations ethniques harmonieuses dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang,

H. considérant que la légitimité des sentences prononcées à l'égard des Tibétains condamnés pour crime lors des émeutes de mars 2008 a été mise en doute dans un rapport de l'organisation "Human Rights Watch" qui indique que certaines procédures judiciaires se sont déroulées dans le secret et à des dates non dévoilées et que les Tibétains n'ont pas eu accès à une véritable défense assurée par des avocat choisis par eux,

I. considérant que la pratique religieuse est soumise en Chine à des restrictions et est étroitement contrôlée par l'État,

J. considérant que la peine de mort est applicable à 68 infractions en Chine, y compris des infractions n'impliquant aucune violence telles que la fraude fiscale ou les délits liés à la drogue,

1. réitère son opposition de longue date à la peine de mort dans tous les cas et dans toutes les circonstances; rappelle que l'Union européenne s'est fermement engagée à œuvrer en faveur de l'abolition de la peine de mort partout dans le monde et souligne une fois de plus que l'abolition de la peine de mort contribue au renforcement de la dignité humaine et au développement progressif des droits de l'homme;

2. reconnaît que le fait que la Cour populaire suprême ait, depuis janvier 2007, le pouvoir de réviser les condamnations à mort constitue une avancée positive, mais regrette que cela n'ait pas entraîné une baisse significative du nombre d'exécutions en Chine; reste préoccupé par le fait que la Chine demeure le pays du monde où les exécutions sont les plus nombreuses;

3. invite donc instamment le gouvernement chinois à adopter un moratoire sur la peine de mort sans délai et sans conditions, ce qui constituerait une avancée cruciale vers l'abolition de la peine de mort; condamne avec force l'exécution de deux Tibétains, Lobsang Gyaltsen et Loyak, ainsi que de neuf personnes d'origine ouïgoure à la suite, respectivement, des événements de mars 2008 à Lhassa et des émeutes des 5, 6 et 7 juillet 2009 à Urumqi; demande aux autorités chinoises de suspendre toutes les autres condamnations à la peine de mort prononcées par les tribunaux intermédiaires populaires de Lhassa et d'Urumqi et de commuer ces condamnations en détention pour les responsables d'actes de violence dûment prouvés; déplore également les peines capitales avec sursis de deux ans prononcées à l'encontre de Tenzin Phuntsok et Kangtsuk à la suite des manifestations du mois de mars, ainsi que la peine d'emprisonnement à vie à laquelle a été condamné Dawa Sangpo, et émet des doutes quant à l'équité de leurs procès;

4. invite encore une fois la Chine à ratifier le pacte international sur les droits civils et politiques; dénonce le traitement souvent discriminatoire envers les minorités ethniques et religieuses en Chine;

5. souligne que le gouvernement chinois a publié son premier plan national d'action dans le domaine des droits de l'homme (2009-2010) en avril 2009, qui vise notamment à améliorer la protection des droits des citoyens tout au long des procédures répressives et judiciaires, à mettre fin aux détentions arbitraires, à interdire l'obtention d'aveux par la torture et à garantir des procès équitables et ouverts; demande aux autorités chinoises de rendre public le nombre d'exécutions auxquelles elles procèdent;

6. appelle les autorités chinoises à tout mettre en œuvre pour développer un véritable dialogue entre Hans et Ouïgours et à adopter des politiques économiques plus intégrées et globales pour le Xinjiang, visant à renforcer l'appropriation locale et à protéger l'identité culturelle de la population ouïgoure.

7. rappelle avec force que le bilan de la Chine en matière de droits de l'homme reste très préoccupant; insiste sur la nécessité d'un suivi rigoureux entre les sessions du dialogue UE‑Chine sur les droits de l'homme, afin de garantir la mise en œuvre des recommandations résultant des dialogues précédents, mutuellement acceptées par les deux parties, et dans le cadre du séminaire juridique UE-Chine sur les droits de l'homme qui précédait normalement les sessions du dialogue et impliquait des représentants du monde universitaire et de la société civile; demande au Conseil et à la Commission de mettre à l'ordre du jour du 12e sommet UE‑Chine du 30 novembre 2009 les questions de l'abolition de la peine de mort ainsi que du respect des droits des minorités ethniques et des droits religieux, et de continuer à vouloir faire figurer dans le nouvel accord de partenariat et de coopération, en cours de négociation, une clause relative au respect des droits de l'homme en Chine;

8. demande aux autorités chinoises de mettre immédiatement un terme à la campagne de répression violente qui bafoue les droits des habitants de la région autonome ouïgoure du Xinjiang tout en méconnaissant les causes des troubles;

9. demande la réouverture d'un dialogue sincère et orienté vers des résultats concrets entre le gouvernement chinois et les représentants du dalaï-lama, basé sur le mémorandum sur une autonomie réelle pour le peuple tibétain et conduisant à des changements positifs, substantiels et significatifs au Tibet, en accord avec les principes soulignés dans la Constitution et les lois de la République populaire de Chine;

10. rappelle sa solidarité avec toutes les victimes de évènements qui se sont déroulés à Urumqi, dans la région autonome ouïgoure du Xinjiang, en juillet 2009; reconnaît qu'il est du devoir des autorités étatiques de maintenir l'ordre public, mais est préoccupé par les rapports dénonçant un usage disproportionné de la force à l'encontre des personnes d'origine ouïgoure et la détention de nombre d'entre eux;

11. demande aux autorités chinoises de garantir que les individus arrêtés à la suite des évènements décrits plus haut bénéficient d'un traitement humain au cours de leur détention et d'un procès équitable selon les normes internationales, ce qui implique l'accès à un avocat de leur choix, le respect de la présomption d'innocence et le prononcé de sentences proportionnées à l'encontre des personnes reconnues coupables;

12. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements des États membres, au Conseil de l'Europe, au Conseil des droits de l'homme des Nations unies et au gouvernement de la République populaire de Chine.

--------------------------------------------------------------------------------

[1] OJ C 250 E, 25.10.2007, p. 91.

[2] OJ C 219 E, 28.8.2008, p. 306.

[3] OJ C 323 E, 18.12.2008, p. 489.

[4] JO C 250 E du 25.10.2007, p. 91.

[5] JO C 219 E du 28.8.2008, p. 306.

[6] JO C 323 E du 18.12.2008, p. 489.

*************************************************************************************
The International Tibet Support Network (ITSN) is a global coalition of Tibet-related non-governmental organisations. Its purpose is to maximise the effectiveness of the worldwide Tibet movement, which is dedicated to ending human rights violations in Tibet and to working actively to restore the Tibetan people's right under international law to determine their future political, economic, social, religious and Cultural status.

ITSN pursues its goals by working to increase the capacity of individual Member Organisations, through the coordination of strategic campaigns and by increased cooperation among organizations, thereby strengthening the Tibet movement as a whole. See www.tibetnetwork.org for more information.
Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Général
commenter cet article
26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 11:03

HIMALAYA LE CHEMIN DU CIEL

UN FILM DE MARIANNE CHAUD

affiche-himalaya SORTIE EN SALLES LE 25 NOVEMBRE 2009
DURÉE : 1H05

L’itinéraire exceptionnel d’un enfant moine

Bienvenue sur une autre planète. Un paysage minéral et désolé, d’une beauté à couper le souffle. Une vallée perdue à 4000 mètres d’altitude, la plus élevée qui soit habitée dans l’Himalaya. Bienvenue au monastère de Phuktal, dans la région du Zanskar. Les moines vivent là une existence moyenâgeuse, accrochés au flanc d’une falaise quasi inaccessible. La réalisatrice Marianne Chaud y est montée pour filmer la vie de cette communauté bouddhiste, et particulièrement les enfants. Dans les pas de Kenrap, huit ans dont trois au monastère, véritable héros du film, elle suit les cours de philosophie, les corvées de bois et d’eau, les jeux et les prières, l’incroyable périple hivernal pour procéder aux rituels d’abondance dans les villages de la région. Le dépaysement est total mais, autant que la rudesse des conditions de vie, l’étrangeté des moeurs ou la splendeur des paysages, c’est la qualité du regard qui distingue ce film.
Samuel Gontier (Télérama)

Marianne Chaud est une jeune ethnologue de 33 ans. Elle a consacré sa thèse de doctorat à l’étude de la relation des hommes à leur territoire dans la région du Zanskar, un ancien royaume bouddhiste de l’Himalaya. Pendant huit ans, elle est retournée régulièrement dans cette région, effectuant des séjours de trois à sept mois dans différents villages, à toutes les époques de l’année. Accueillie par des familles zanskari, elle a appris leur langue, adopté leurs règles, participé à leurs travaux, elle a observé et questionné inlassablement. Les habitants lui ont donné un prénom zanskari et il lui a semblé parfois avoir toujours vécu parmi eux. Après avoir participé en 2006 au tournage d’un documentaire au Zanskar en tant que co-auteur et assistante de réalisation, Marianne Chaud a décidé de tourner et de réaliser ses films seule.


- Projection le Samedi 28 Novembre à 11h
Cinéma L’Arlequin
76 rue de Rennes
75006 Paris
Métro Saint-Sulpice
La projection sera suivie d’un échange avec Marianne Chaud, la réalisatrice du film.

- Autres dates de projection : samedi 5 et samedi 12 décembre

Repost 0
Published by Briançon05-urgence.tibet - dans Evénements
commenter cet article

Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

Calligraphies-Cover.jpg

calligraphies-tibetaines-.BACK.jpg

 

Spiti-cover.jpg

Spiti.BACK.jpg

 

 

marrakech.jpg

Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

10995334_1030098670337228_8328647903395292802_n.jpg


ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

Archives

Qui sommes nous

Association pour la défense des Droits du Peuple Tibétain

drapeau-tibet-copie-3.gif

 

On ne se sert jamais plus d'un drapeau

que quand un peuple est opprimé

Lhamo Tso à Briançon

vidéo