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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 10:35
AFP - 25/01/2010 à 07:49:03
 La Chine a nié toute implication dans les cyberattaques contre Google et une nouvelle fois défendu sa politique de contrôle de l'internet, dans des déclarations très fermes publiées dans la nuit de dimanche à lundi.

"L'accusation selon laquelle le gouvernement chinois a participé à des attaques informatiques, de manière directe ou indirecte, est sans fondement et vise à dénigrer la Chine. Nous y sommes fermement opposés", a déclaré à l'agence Chine nouvelle un porte-parole du ministère de l'Industrie et des Technologies de l'information.

Peu après, un porte-parole du gouvernement, également cité par l'agence officielle, affirmait que Pékin était parfaitement en droit de réguler sur l'internet des contenus "nuisibles" et que cela était sans rapport avec des "restrictions de la liberté sur internet".

Cette double prise de position est intervenue juste après que la Maison Blanche eut fait part de la "préoccupation" du président américain Barack Obama face à "la faille de sécurité informatique que Google attribue à la Chine".

Google a déclenché une vive polémique il y a presque deux semaines en dénonçant des attaques informatiques massives venues de Chine et la censure dans ce pays, menaçant d'y cesser toute opération.

"La politique de la Chine concernant l'internet est transparente et cohérente", a rétorqué le porte-parole chinois du ministère de l'Industrie. La Chine est elle-même "la plus grande victime" des hackers de la Toile, a-t-il ajouté.

Lundi le Global Times, quotidien en anglais sous l'égide du Quotidien du peuple, l'organe du parti communiste, a pour sa part accusé les Etats-Unis "d'être le premier pays à lancer la cyberguerre", avec "une armée de 80.000 personnes dotées de plus de 2.000 virus informatiques".

Le journal, qui attribue l'information à un expert de la défense américain, Joel Harker, estime que les critiques actuelles visant la Chine démontrent soit "une ignorance des faits, soit une mentalité de guerre froide". Le porte-parole du gouvernement s'est aussi insurgé contre toute "interférence injustifiable" dans la politique de contrôle de l'internet en Chine.

Les "différents pays font face à différentes conditions et réalités", ce qui requiert une régulation différente de la toile, a-t-il dit. La Chine est prête à discuter avec d'autres pays sur l'utilisation de l'internet mais s'oppose à "toute mise en cause des lois chinoises" et toute intervention dans ses affaires intérieures "sous prétexte de la +gestion de l'internet+", a-t-il souligné.

Pékin avait tout d'abord tenté de minimiser l'affaire Google, assurant qu'elle n'affecterait pas les relations économiques bilatérales, mais la polémique a vite gagné en ampleur.

Washington a pris très au sérieux les accusations de Google et demandé des explications à la Chine. Jeudi dernier la secrétaire d'Etat Hillary Clinton a aussi mis en garde les "personnes et les pays qui lancent des cyberattaques" affirmant qu'ils "devront en subir les conséquences".

Pékin a vivement réagi à son discours sur la censure et l'internet en l'accusant de mettre en danger les relations bilatérales.

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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 11:16
Résolution du Parlement européen du 21 janvier 2010 sur les violations des droits de l'homme en Chine, notamment le cas de Liu Xiaobo

Le Parlement européen ,

— vu ses précédentes résolutions sur la Chine, en particulier celle du 13 décembre 2007 sur le sommet UE-Chine et le dialogue UE-Chine concernant les droits de l'homme, et celle du 26 novembre 2009 sur la Chine: droits des minorités et application de la peine de mort,

— vu sa résolution du 6 septembre 2007 sur le fonctionnement des dialogues et des consultations sur les droits de l'homme avec les pays tiers,

— vu la déclaration de la présidence au nom de l'Union européenne, du 19 décembre 2008, au sujet de la Charte 2008 et des arrestations de défenseurs de droits de l'homme,

— vu le sommet UE-Chine, qui s'est tenu à Prague en mai 2009,

— vu les déclarations de la présidence au nom de l'Union européenne, du 26 juin 2009 et du 14 décembre 2009, sur les poursuites dont fait l'objet M. Liu Xiaobo,

— vu le séminaire UE-Chine des 18 et 19 novembre 2009, et le dialogue UE-Chine concernant les droits de l'homme du 20 novembre 2009,

— vu les déclarations de la présidence au nom de l'Union européenne, du 29 décembre 2009, sur l'exécution d'Akmal Shaikh,

— vu l'article 122, paragraphe 5, de son règlement,

A. considérant que le 8 décembre 2008, Liu Xiaobo, un éminent militant des droits de l'homme, universitaire et coauteur de la Charte 2008, a été placé en "résidence surveillée", une forme de détention préalable au jugement qui peut durer jusqu'à six mois sans qu'aucune accusation n'ait été portée, dans un lieu tenu secret à Pékin,

B. considérant que Liu Xiaobo a été arrêté le 23 juin 2009 et inculpé le jour suivant d''incitation à la subversion contre l'autorité de l'État", conformément à l'article 105 du code pénal,

C. considérant que Liu Xiaobo est l'un des 303 signataires de la Charte 2008, une pétition appelant à la réforme constitutionnelle, à la démocratisation et à la protection des droits de l'homme, que plus de 10 000 citoyens chinois ont signé par la suite,

D. considérant que le 25 décembre 2009, le tribunal intermédiaire populaire n° 1 de la ville de Pékin a jugé Liu Xiaobo coupable d''incitation à la subversion contre l'autorité de l'État" et l'a condamné à 11 ans de prison, et que les pouvoirs publics ont fondé cette condamnation sur le rôle joué par M. Liu dans la rédaction et l'organisation de la signature de la Charte 2008 ainsi que sur six essais critiquant le gouvernement chinois, publiés entre 2005 et 2007,

E. considérant que l'épouse de Liu Xiaobo et des fonctionnaires d'environ une dizaine d'ambassades étrangères à Pékin ont demandé l'autorisation d'assister au procès, mais que l'accès à la salle d'audience leur a été refusé,

F. considérant que cette décision de justice a suscité une vague de critiques de la part des blogueurs chinois, des groupes de la société civile internationale et des gouvernements étrangers, et que Liu Xiaobo a fait appel du jugement de la cour,

G. considérant que l'ancien président tchèque Václav havel, qui souhaitait déposer un appel en faveur de la libération de Liu Xiaobo, s'est vu refuser l'accès à l'ambassade de la République populaire de Chine à Prague,

H. considérant que les autorités chinoises ont fait la sourde oreille face aux demandes répétées de l'Union européenne et de l'un de ses États membres pour que la peine de mort prononcée à l'encontre d'Akmal Shaikh soit commuée,

I. considérant qu'il y a quelques jours, un fonctionnaire chinois a reconnu pour la première fois que Gao Zhisheng, un militant chrétien des droits de l'homme et candidat au Prix Nobel de la paix, avait disparu,

J. considérant que d'autres violations des droits de l'homme ont été perpétrées en Chine en décembre 2009, notamment le harcèlement des participants au Forum des droits de l'homme de Guizhou, dans le but d'empêcher le déroulement des activités prévues pour célébrer la Journée des droits de l'homme, ainsi que les coups et les mauvais traitements infligés en détention à Qi Choghuai, journaliste et ancien chef du bureau de Shandong du Fazhi Morning Post,

K. considérant, dans la perspective du 60e anniversaire du pays, le 1er octobre, que les autorités chinoises ont intensifié la surveillance, le harcèlement et les emprisonnements de militants afin d'empêcher ceux-ci de soulever des questions relatives aux droits de l'homme, et que selon Amnesty International, plusieurs centaines de militants et de dissidents ont été soumis à diverses formes de contrôle ou placés en résidence surveillée à cette occasion,

L. considérant qu'en avril 2009, la République populaire de Chine a soumis aux Nations unies un document venant appuyer sa candidature au Conseil des droits de l'homme, dans lequel elle affirmait être "engagée dans la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales du peuple chinois",

M. considérant que le 13 janvier 2010, Google a annoncé son intention de cesser de coopérer avec la censure chinoise sur l'internet, en raison de cyberattaques sophistiquées qui ont frappé ses systèmes informatiques (dont il soupçonne la Chine d'être à l'origine), visant en partie les comptes utilisateurs "Gmail" des militants des droits de l'homme,

N. considérant que l'Union européenne est le premier partenaire commercial de la Chine et le premier investisseur dans ce pays, tandis que la Chine est le deuxième partenaire commercial de l'Union, et que les relations économiques et commerciales ont relégué au second plan les questions des réformes démocratiques, du respect des droits de l'homme et de l'état de droit,

O. considérant que le dialogue UE-Chine sur les droits de l'homme, instauré en 2000, n'a eu jusqu'ici qu'une portée négligeable, et que ces piètres résultats sont notamment la conséquence de l'absence de coordination et d'efficacité de la politique étrangère commune de l'Union européenne à l'égard de la Chine,

1. demande la libération immédiate et inconditionnelle de Liu Xiaobo, et exprime sa solidarité avec ses actions et initiatives pacifiques en faveur de réformes démocratiques et de la protection des droits de l'homme; condamne fortement le harcèlement judiciaire dont il a fait l'objet;

2. exprime, de même, sa sympathie envers les Chinois qui ont ouvertement manifesté leur désaccord face à la condamnation de Liu Xiaobo;

3. appelle les autorités de la République populaire de Chine à honorer leurs engagements pris devant le Conseil des droits de l'homme et à se conformer aux dispositions de la déclaration des Nations unies sur les défenseurs des droits de l'homme, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 9 décembre 1998;

4. demande instamment à la République populaire de Chine de garantir le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et l'invite à ratifier le pacte international relatif aux droits civils et politiques,

5. déplore le fait que la Chine, dans le contexte de son examen périodique universel de 2009, ait rejeté toutes les recommandations faites par les États membres des Nations unies en ce qui concerne la liberté d'expression, la liberté d'association, l'indépendance du pouvoir judiciaire, les garanties accordées aux professions juridiques, la protection des défenseurs des droits de l'homme, les droits des minorités ethniques, l'abolition de la peine de mort, l'abolition de la rééducation par le travail, l'interdiction de la torture, la liberté des médias et les voies de recours efficaces face à la discrimination;

6. condamne avec la plus grande fermeté l'exécution d'Akmal Shaikh et réaffirme son opposition, absolue et de longue date, au recours à la peine de mort en toutes circonstances; est convaincu que l'abolition de la peine de mort fait partie intégrante du respect des droits de l'homme et de la protection de la dignité humaine, et ce dans tous les pays;

7. se félicite de l'intention de Google de cesser de coopérer avec les autorités chinoises en ce qui concerne le filtrage et la censure sur l'internet, et demande instamment à toutes les autres entreprises de faire de même; invite la République populaire de Chine à respecter intégralement la liberté d'expression sur l'internet; exprime sa solidarité avec les internautes chinois, qui seront les plus affectés par le départ possible de Google;

8. souligne que le gouvernement chinois a publié, en avril 2009, son premier plan national d'action dans le domaine des droits de l'homme (2009-2010), destiné à améliorer la protection des droits des citoyens, à éviter les détentions arbitraires, à interdire l'obtention d'aveux par la torture et à garantir des procès équitables et transparents;

9. souligne que le bilan de la Chine en matière de droits de l'homme reste très préoccupant, et invite le Conseil et la Commission à mettre en avant le cas de Liu Xiaobo au prochain sommet UE-Chine; prend acte des précédents dialogues concernant les droits de l'homme avec la Chine et du dialogue UE-Chine concernant les droits de l'homme du 20 novembre; insiste sur la nécessité d'effectuer un suivi rigoureux entre ces dialogues afin de veiller à ce que les recommandations soient mises en œuvre;

10. insiste sur la nécessité de réaliser une évaluation globale et un renforcement des dialogues UE-Chine concernant les droits de l'homme; demande que les cas impliquant des défenseurs des droits de l'homme soient systématiquement abordés au cours de ces dialogues, et attire l'attention sur l'emprisonnement de Hu Jia, lauréat du Prix Sakharov 2008, et sur le harcèlement subi par son épouse Zeng Jinyan;

11. est d'avis que le développement de relations économiques avec la Chine doit s'accompagner d'un dialogue politique efficace, et demande que le respect des droits de l'homme fasse partie intégrante du nouvel accord-cadre actuellement en cours de négociation avec la Chine;

12. charge son Président de transmettre la présente résolution au Haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, au Président du Conseil de l'Union européenne, à la Commission, ainsi qu'au Président, au premier ministre et à l'Assemblée nationale du peuple de la République populaire de Chine.
Dernière mise à jour: 21 janvier 2010
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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 14:23

le 16/1/2010 à 13h01 par Agence France-Presse (AFP)

Samedi 16 janvier 2010, par Communauté Tibétaine // Actualités


Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle devait achever dans la discrétion samedi une visite de deux jours à Pékin, après avoir abordé la veille des thèmes sensibles lors de ses entretiens officiels, selon ses services. "Il doit visiter le temple des Lamas et parler à des personnes de la société civile avant de repartir", a-t-on indiqué à l’ambassade d’Allemagne en Chine, sans plus de précisions.

Vendredi, entamant sa première visite en Chine, le ministre s’est entretenu avec son homologue Yang Jiechi et le Premier ministre Wen Jiabao du développement des relations sino-allemandes. Il n’a toutefois "pas voulu taire" les sujets sur lesquels les opinions de Pékin et Berlin divergent, comme le Tibet, les droits de l’Homme et la liberté des médias.

La question du Tibet avait mis à mal les relations bilatérales pendant quelques mois en 2007-2008. Pékin avait été ulcéré par une rencontre en septembre 2007 entre la chancelière Angela Merkel et le Dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, accusé de séparatisme par Pékin.

Mais Guido Westerwelle a souligné que les relations actuelles prouvaient le bien-fondé d’une politique alliant préoccupations commerciales et engagement en faveur des droits de l’Homme. "La question du Tibet et de la protection des minorités a été abordée. (...) Quand on expose les choses poliment et avec diplomatie, on peut être très énergique et ouvert", a-t-il affirmé vendredi, selon sa délégation.

"Nous, Allemands, sommes traités avec beaucoup de respect et la plus grande des attentions en Chine. Cela montre que nous avons raison avec notre politique. (...) L’engagement pour les droits de l’Homme et celui pour les débouchés d’exportations ne sont pas contradictoires", a-t-il poursuivi. Il a d’ailleurs assuré que les deux parties s’étaient mises "d’accord pour avoir des contacts directs plus fréquents" afin de développer leurs relations économiques mais aussi politiques.

Le commerce bilatéral a encaissé une baisse de 8,1% en 2009, totalisant 105,73 milliards de dollars, selon les chiffres chinois.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 14:18

Selon Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press, Les autorités chinoises ont nommé vendredi un ancien militaire au poste de gouverneur du Tibet.

Padma Choling, qui a servi 17 ans dans l'armée chinoise, devient ainsi le plus important responsable d'origine tibétaine dans le gouvernement régional.

« La stabilité est de la plus haute importance, a-t-il déclaré, selon Chine Nouvelle. Nous nous opposerons fermement à toute tentative de sécession, nous garantirons l'unité nationale et la sécurité et nous maintiendrons la cohésion entre les différents groupes ethniques du Tibet », a promis le successeur de Qiangba Puncog.

Selon les observateurs, ce choix confirme la ligne dure adoptée par Pékin, deux ans après le plus important soulèvement de la dernière décennie contre la présence chinoise dans la région himalayenne.

« Nommer un ancien officier à la tête du Tibet indique que la Chine perçoit désormais le Tibet sous l'angle du contrôle militaire », estime Robbie Barnett, professeur d'études tibétaines à l'Université Columbia de New York.

En mars 2008, des manifestations avaient dégénéré à Lhassa, la capitale de la région autonome du Tibet, et dans d'autres régions à majorité tibétaine, faisant 21 morts selon Pékin et plus de 200 selon le gouvernement tibétain en exil.

Au moins 5700 personnes avaient aussi été arrêtées, selon le gouvernement chinois, et de nombreux bonzes bouddhistes avaient été emprisonnés.

Radio-Canada.ca avec Agence France Presse et Associated Press

radio-canada.ca - Mise à jour le vendredi 15 janvier 2010 à 11 h 00


http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2010/01/15/009-tibet-nouveau-gouverneur.shtml

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 14:12

 

Reporters Sans Frontières

 

Au Tibet, sous contrôle chinois, aucune information indépendante ne peut être transmise par la presse, les radios, les télévisions ou les nouveaux médias. En revanche, depuis l’extérieur, et notamment l’Inde, où sont réfugiés des centaines de milliers de Tibétains, des médias libres produisent et diffusent une information alternative. Malgré les brouillages, la station de radio Voice of Tibet est une voix pour les Tibétains contraints au silence. Reporters sans frontières a rencontré Karma Yeshi, le rédacteur en chef de la radio Voice of Tibet, à Dharamsala.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur l’histoire de Voice of Tibet ?

Elle a été fondée en Norvège par les organisations de défense des droits de l’homme Norwegian Human Rights House, le Norwegian Tibet Committee et Worldview Rights. Au début, nous avions seulement deux émissions de 15 minutes, 5 jours par semaine et nos bureaux étaient basés à Oslo. En 1997, nous avons déménagé nos locaux à Dharamsala. Puis en 1999, pour atteindre la population chinoise, nous avons commencé une émission d’un quart d’heure en mandarin. Aujourd’hui, nous avons 45 minutes de programmation : une demi-heure en tibétain et un quart d’heure en mandarin. Nous diffusons nos programmes presque cinq fois par jour pendant toute la semaine. Nous possédons aussi un site Internet qui nous rend accessible au Tibet et dans le reste du monde.

Où réside la majorité de votre audience ?

Notre principale cible est le Tibet et la Chine. Nous diffusons donc notre programme à partir de plusieurs émetteurs dirigés vers cette zone. Nous avons ensuite un autre émetteur ciblant notre audience en Inde, au Népal et au Bhoutan. Notre signal est bon au Tibet et dans le nord de l’Inde, il est malheureusement très faible à Lhassa et à Shigatse car les autorités chinoises brouillent fortement les ondes de notre émission. C’est notre plus gros défi. Notre programme radio marche bien dans le sud de l’Inde, où se trouve la plus grande communauté tibétaine, et notre émission peut aussi s’écouter ici à Dharamsala. Et enfin sur notre service en ligne, des gens de Taïwan, Hong Kong et de plusieurs régions de la Chine, peuvent écouter les programmes en chinois ou tibétain. Nous possédons ainsi une audience internationale de Tibétains et de Chinois vivant à l’extérieur de la Chine.

Dans quelle mesure vos émissions au Tibet sont-elles brouillées par les autorités chinoises ?

Oui, en effet. Lorsque nous diffusons nos programmes sur la fréquence réservée à Voice of Tibet en vertu de la loi internationale sur les télécommunications, dont la Chine est signataire, cette dernière n’est pas censée utiliser la même fréquence. Mais vous savez, la Chine fait ce qu’elle veut. Ils violent la convention internationale qu’ils ont signée. Ils ne peuvent pas nous empêcher de diffuser et nous ne pouvons pas arrêter leur brouillage. Nous devons donc ruser afin de parer à ces interférences. Ainsi, nous changeons souvent de fréquences, mais cela nous fait perdre de l’audience.

Le journal chinois Global Times prétend que Voice of Tibet est un média favorable à l’indépendance du Tibet. Quelle est votre réaction face à ces accusations ?

Voice of Tibet est une plate-forme pour tous les Tibétains et pour tous les sympathisants du Tibet. Nos sujets sont très variés : les nouvelles du gouvernement en exil, les nouvelles du dalaï-lama, celles des ONG tibétaines, etc. Nous parlons aussi des relations entre la Chine et l’Inde à propos du Tibet, des relations entre la Chine et les Etats-Unis, etc. Voice of Tibet ne travaille sous aucune influence politique, car notre but est de procurer une plate-forme pour tous. Ces accusations sont sans fondement. Nous n’avons pas d’affiliation politique, nous donnons la parole aux partisans de la "voie du milieu" ou aux partisans de l’indépendance.

Comment arrivez-vous à vérifier le taux d’audience ?

Avoir des retours de nos auditeurs au Tibet est de plus en plus difficile. Nous allons à la rencontre des Tibétains qui viennent d’arriver en Inde. Nous leur demandons : "Est-ce que vous écoutez Voice of Tibet ?" Parfois, ils répondent oui, parfois non. (…) Certains nous répondent : "S’il vous plaît, diffusez les enseignements du dalaï-lama plus régulièrement." De nombreux Tibétains ont appris à écouter les radios internationales, notamment parce que c’est l’un des rares moyens pour écouter le dalaï-lama.

Comment vous procurez-vous les informations de l’intérieur du Tibet ?

Obtenir des informations du Tibet est très difficile actuellement. Nous obtenons ces nouvelles par des appels indirects de nos relations basées dans les différentes parties du monde. Beaucoup de personnes, en particulier les moines tibétains du sud de l’Inde, viennent pour la plupart du Tibet, et ils nous fournissent des informations. Une fois que nous les avons, nous les vérifions. En effet, le plus important pour nous n’est pas d’être les premiers à envoyer l’information, mais d’envoyer la bonne information, la plus correcte. Nous les vérifions et croisons avec les sources de tous les centres de recherche tibétains, comme le Centre tibétain pour les droits de l’homme et de la démocratie.

 

Média Tibétain : http://www.rsf.org/Media-tibetain-en-exil.html

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 14:09


Reporters sans Frontières

 

Au Tibet, sous contrôle chinois, aucune information indépendante ne peut être transmise par la presse, les radios, les télévisions ou les nouveaux médias. En revanche, depuis l’extérieur, et notamment à Darhamsala en Inde, où sont réfugiés des centaines de milliers de Tibétains, des médias libres produisent et diffusent une information alternative. Malgré les brouillages, des médias comme Voice of Tibet ou encore Radio Free Asia représentent une voix pour les Tibétains contraints au silence.

Ce portfolio présente les journalistes tibétains travaillant à Dharamsala en Inde.

Pour plus d’informations : http://www.rsf.org/La-Voix-des-sans...
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 17:25

En des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire, écrivait George Orwell. 
         En ce début d'année, même si le chemin est long, bonne route et cordiales pensées, 
                         c.b.l. 


TIBET, AFIN QUE PERDURE LA LUMIERE

Elles étaient froides et venteuses, ces nuits de janvier à Bodh Gaya, et pourtant, les journées poussiéreuses, brumeuses au petit matin, étaient empreintes de cette légèreté bienveillante qui – en dépit de bousculades passagères – accompagne d’ordinaire les déplacements du Dalaï-lama. A ce rendez-vous d’enseignement public, les fidèles étaient bien présents, attentifs sous la vaste tente pompeusement baptisée Kâlachakra maïdan. Autour du
grand stûpa et de l’arbre de la Bodhi où le prince Gautama a jadis atteint l’Eveil, c’était la circumambulation traditionnelle en rangs serrés des pèlerins venus de loin, accompagnée de la non moins traditionnelle litanie profonde des moines, dans le crissement des moulins à prières au poing des dévots et le glissement feutré de milliers de pas sur les cailloux et la terre battue du chemin de ronde consacré par le temps et la foi. Les moments forts n’ont pas manqué, parmi lesquels hors session une audience remarquée accordée aux participants chinois de divers horizons de l’intérieur et de l’extérieur, ainsi qu’une rencontre avec des étrangers (entendez « occidentaux ») venus à trois ou quatre mille d’une quarantaine de pays écouter le maître de sagesse que les Tibétains apprécient depuis si longtemps.

Si les enseignements sont chose sérieuse par excellence, le Dalaï-lama sait aussi les agrémenter de remarques judicieuses parfois inattendues mais toujours à propos – ainsi, alors qu’il expliquait la nécessité de se débarrasser de l’hypocrisie en tant qu’obstacle sur le chemin, son allusion brocardant le président américain ajournant leur rencontre afin de ne pas froisser des susceptibilités à fleur de peau à l’autre bout du monde a soulevé une vague de rires dans l’assistance. Plus grave cependant, à l’issue de ces journées bien remplies, au cours d’une rencontre informelle, le leader tibétain a renouvelé un appel pressant à tous ceux qui le pouvaient d’aller voir « ce qui se passe au Tibet militairement occupé, afin de prendre la mesure des souffrances endurées par le peuple tibétain, et d’en porter témoignage. »

Il y a une année, l’ONU et les décideurs de tout calibre d’horizons divers avaient fait la sourde oreille. Certes, un vieil adage prétend qu’il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir – mais comment rester de marbre quand Dhondup Wangchen écope de six ans de prison pour avoir filmé des Tibétains exprimant leur ras-le-bol d’une présence étrangère imposée ? Les peines sont lourdes pour quiconque ose parler vrai dans un pays sous la botte, Tibétains et Chinois téméraires en font la cruelle expérience. A preuve, deux écoles, l’une élémentaire et l’autre moyenne, viennent d’être fermées d’autorité dans la région de Machu, pour avoir annoncé l’organisation d’un séminaire consacré à la sauvegarde de la langue tibétaine… Et ce n’est pas la nomination d’un Tibétain de souche, Pema Thinley, au poste de
secrétaire adjoint (adjoint seulement, pas dans le rôle principal) du parti communiste de la Région dite autonome qui va changer quelque chose, tandis qu’à peu près dans le même temps, lors d’une réunion politique dans la capitale tibétaine, Jampa Phuntsok (Qiangba Pingcuo, selon la transcription chinoise) donnait sa démission du poste de gouverneur – payerait-il les pots cassés des manifestations de Lhassa de 2008 ? Pas de nouvelles cependant de son double chinois, Zhang Qingli, dont les prises de position d’une rare intransigeance ont sans doute contribué à entretenir les tensions.

Et pendant ce temps, on apprend qu’il y a quelques jours, le 8 janvier de cette année, le Bureau politique du parti communiste chinois réuni à Pékin sous la présidence de Hu Jintao en personne, flanqué du premier ministre Wen Jiabao et du vice-président Xi Jinping discutait du « système d’autonomie régionale des minorités ethniques et d’une voie de développement à la chinoise adaptée aux conditions locales », afin d’assurer « la stabilité à long terme du

Tibet ». Mais, au fait, qui donc a décidé que les Tibétains étaient une « minorité ethnique » de la Chine ?

Après les jeux olympiques et le 60e anniversaire tant claironné de la République populaire, la clique dirigeante de la Chine se prépare en vue de l’exposition universelle de Shanghai et, un peu plus tard dans l’année, des jeux asiatiques de Canton. Inutile donc de s’étonner qu’à la veille de la réunion à Pékin des plus hautes têtes pensantes du régime, le
Bureau d’information du Conseil d’Etat ait jugé nécessaire d’annoncer et de définir publiquement ses objectifs pour 2010. En voici l’essentiel, dans le respect du jargon officiel :
« La Chine doit se saisir du pouvoir du discours, prendre la direction de l’opinion publique et accroître sa capacité de communication internationale, travailler à gagner en puissance dans l’opinion publique étrangère – à la mesure du développement économique de la Chine et de son statut international. » Et le directeur dudit Bureau, Wang Chen, de préciser : « Nous nous efforcerons encore davantage afin d’aider le monde à comprendre une Chine prospère,
démocratique, ouverte, pacifique et harmonieuse. » Rien que ça…

Inutile de rire, même jaune, nous voilà prévenus, et en guise d’illustration concrète, il faut savoir que très fâchés par le refus des organisateurs privés d’un festival de cinéma à Palm Springs de retirer de leur programmation un film tibétain de Ritu Sarin et Tenzin Sonam intitulé « Le soleil au-delà des nuages », les responsables de l’industrie cinématographique chinoise ont décidé de quitter la compétition en emportant les deux films officiels. Le film tibétain a remporté un franc succès. Et encore plus courroucés par les (timides) remontrances anglaises à la suite de la récente exécution d’un citoyen britannique, les diplomates chinois ont fort peu diplomatiquement fait savoir qu’ils ne se rendraient pas au rendez-vous du dialogue sino-britannique bisannuel sur les droits de l’homme qui devait se tenir en janvier à Londres. Ça commence bien…

Il n’empêche : à en croire l’avis de deux experts aux points de départ de leur réflexion croisée grandement opposés, le Tibétain Tsering Shakya et le Chinois Wang Lixiong, « la bataille du Tibet » est bel et bien engagée, et ce qui se joue tragiquement aujourd’hui sur le toit du monde nous concerne tous, chacun et chacune. Il n’est pas concevable de laisser disparaître le Tibet, son peuple et sa culture, ni de les laisser être métamorphosés de force en produits folkloriques de pacotille… chinoise, la communauté humaine ne s’en remettrait pas.
C’est à coups d’investissements économiques, d’encouragements effrénés au consumérisme et de contrôle renforcé sur la religion que le régime de Pékin entend venir à bout de la résistance tibétaine. Et si le chemin est semé d’embûches à l’heure d’une érosion généralisée des libertés fondamentales et de la liberté tout court, n’est-ce pas Alexandra David-Neel qui disait : « La bravoure est la plus sûre des attitudes. Les choses perdent de leur épouvante à être regardées en face », alors qu’Albert Camus estimait pour sa part que « en vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout… »

C.B.L.
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:41


Il n’est pas facile de se mettre dans la peau d’un dictateur ! Encore moins d’imaginer les tourments qu’il doit vivre dans son angoisse de perdre le pouvoir… En effet, sauf quelques rares exceptions, la plupart des dictateurs ne sont pas parvenus au sommet de l’appareil du contrôle de l’Etat par la voie démocratique. Ils n’ont donc pas ou peu de légitimité pour poursuivre leur action. Certains observateurs ont déjà fort bien décrit les mouvements de balancier que le pouvoir chinois est obligé d’imprimer à sa politique pour ajuster les idéaux affichés aux exigences de la bonne marche du pays[i]. Les Chinois appellent cela « ouvrir un coup, fermer un coup ». Lorsque le Président Mao se sentait sûr de lui, il lançait son pays dans de grandes campagnes idéologiques, puis, lorsque ses excès menaçaient de plonger le pays dans la faillite, il redonnait un peu de marge de manœuvre à l’économie, et permettait à la population de respirer de nouveau.

Durant les périodes de fermeture, et pour relancer l’idéologie, rien n’était plus pratique que la désignation d’une cible à la vindicte populaire. Il s’agissait soit de secteurs de la population, comme les propriétaires fonciers, les anciens patrons d’entreprises capitalistes, les bourgeois, au début des années 1950. On visa par la suite les coupables de corruption, les fonctionnaires trop intéressés, puis, on passa en 1957 aux intellectuels en désignant quelques centaines de milliers d’intellectuels considérés comme des « droitiers » hostiles au système. A chaque tournant de ce tortueux parcours, la paranoïa nationale montait d’un cran. Il fallait à tout prix « élever le seuil de la vigilance », se préparer au combat contre l’ennemi intérieur, mais aussi contre l’ennemi extérieur. Celui-là changeait aussi en fonction des besoins. Il y eut longtemps l’Union Soviétique, avec, par intermittences, les Etats-Unis, et, en 1962 l’Inde puis, en 1979, le Vietnam. Mais ces crises paranoïaques se calmaient presque aussi vite qu’elles naissaient pour se réorienter vers de nouvelles cibles.

Cette vision agressive de l’environnement dans lequel les Chinois doivent se sentir plongés à chaque instant vise à leur faire oublier qu’il serait tout aussi possible de vaquer paisiblement à ses occupations, sans nécessairement voir des ennemis partout. Cela permet aussi au dictateur de maintenir la société en tension et de continuer à confisquer l’accès aux libertés fondamentales. Même si, en apparence, la Chine des années 2000 ne ressemble plus guère à celle de la période maoïste, en fait le pouvoir continue à tirer sur les mêmes ficelles. La récente condamnation de l’intellectuel réformiste modéré Liu Xiaobo à onze ans de prison n’est-elle pas justifiée par une « tentative de subversion de l’Etat » et, donc, par la désignation d’un traître au sein de la population ?

En 2008, c’est la France qui jouait le rôle de bouc émissaire parce qu’elle avait osé autoriser des manifestations réclamant les droits de l’Homme en Chine et au Tibet, lors du passage de la flamme olympique à Paris. Même si d’autres pays, comme l’Angleterre, les Etats-Unis, et même le Japon, avaient également exprimé leur condamnation des événements tragiques qui s’étaient produits à Lhassa le 14 mars 2008, la France dut subir une campagne de dénigrement particulièrement virulente. En effet la Chine , parvenue à un point inédit de son histoire, à la fois nouveau géant économique, mais avec à sa tête un pouvoir dictatorial, se trouvait à la croisée des chemins, hésitant sur la voie à suivre. Fallait-il maintenir le cap sur le développement économique en fermant les oreilles aux revendications émanant de la société qui réclamait plus de transparence, et plus d’équité ? Ou fallait-il ouvrir l’ère des réformes politiques au risque de perdre définitivement le pouvoir ? Les dirigeants chinois ont choisi la voie de la facilité en se servant des vieilles recettes, et en restant arc-boutés sur leurs privilèges.

En dénigrant le comportement des Français, ils envoyaient le message à leur population : « Regardez ces Français ! Ils prétendent défendre les droits de l’Homme, mais tout ce qu’ils souhaitent, c’est saboter la tenue des Jeux Olympiques à Pékin ! » En ridiculisant, puis en humiliant la « patrie des droits de l’homme », les médias en profitaient pour dénoncer l’hypocrisie des Français qui se montraient fort courtois lorsqu’ils venaient pour signer des contrats, et fort insolents lorsqu’ils recevaient le Dalai Lama… C’était sans doute oublier que, dans un système pluraliste, les événements peuvent parfois paraître fort contradictoires.

En 2009, les grossières campagnes de dénonciation contre le « menées séparatistes du Dalai Lama », puis les violences inter-ethniques qui se sont déroulées au Xinjiang le 5 juillet, ont montré que de nouveaux boucs émissaires risquaient d’être offerts à la vindicte populaire : les minorités ethniques allaient être représentées comme de dangereux terroristes, et rassembler les segments les plus nationalistes de la population Han. Nous sommes malheureusement dans cette nouvelle phase, qui permet, encore une fois, au pouvoir de justifier la violence, la répression, et l’utilisation de la censure.

Encore que, cette fois-ci, de nombreux indices semblent montrer que les Chinois ne sont plus aussi malléables. Tout d’abord, des centaines, des milliers d’intellectuels chinois, dans l’opposition dissidente, ou dans le système, ont pris la défense de Liu Xiaobo et ont protesté contre une peine que tout le monde trouve incompréhensible. Mais aussi, un sondage effectué par le journal officiel Huanqiu Shibao a révélé le 31 décembre 2009 que, lorsqu’on demandait aux Chinois quel était le pays ou la région qu’ils aimaient le mieux, ils ont répondu à la question en désignant les Etats-Unis en premier (13,1%) et la France en second (8,1 %). Cette réaction prouve que les citoyens chinois sont de plus en plus capables de faire la différence entre leur propre opinion, et les idées que la propagande tente de leur inculquer. De même, les pèlerins chinois qui se rendent à Dharamsala pour rencontrer le Dalaï Lama sont plus nombreux chaque année. Si ce processus s’accélère, l’année 2010 pourrait réserver de bonnes surprises à ceux qui attendent que sonne enfin l’heure de la liberté pour la Chine !

Marie Holzman,

[i] Voir l’article de Chen Yan à ce sujet dans Récits édifiants et curieux sur la Chine du XXIème siècle, réédité en 2008 par les éditions de l’Aube.
Communiqué par Marie Holzman, le 10 janvier.
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 17:37
Bodh Gaya, 9 janvier:
Au terme de cinq jours de conférences sur la Paix à Bodh Gaya, ce 9 janvier le Dalaï Lama vient de lancer un « appel politique emphatique » aux personnes à travers le monde qui pourraient visiter son pays sous occupation « militaire » par la Chine afin d’y constater par eux-mêmes les «souffrances» des Tibétains.

"Je m’adresse à vous tous et vous demande de vous rendre au Tibet afin de vous faire votre propre appréciation de la situation. En particulier après 2008, la situation est devenue pire au Tibet et les Tibétains, vos frères humains, y subissent les pires souffrances jamais endurées sous le régime militaire chinois »; ainsi s'exprimait le moine bouddhiste lors d'une rencontre qui réunissait plusieurs milliers d'Occidentaux.

La condamnation de la « dictature de Pékin »a été faite malgré une condition que Delhi avait fixée au leader tibétain, afin qu'il n’y ait aucune déclaration politique contre la Chine.

Cependant, une fois de temps en temps, le Dalaï-Lama fait état du problème politique pour répondre aux préoccupations de son peuple, et il est peu probable que Delhi en fasse un problème, en particulier dans le contexte des frictions actuelles entre l'Inde et la Chine en matière de visas pour les Cachemiris et l’Arunachal Pradesh.

Les observateurs ont décrit cette déclaration du Dalaï Lama comme un commentaire «emphatique» motivé par la présence d’une telle audience en provenance de pays situés hors de l’Asie et de pays non bouddhistes.
Ces cinq jours de conférences à Bodh Gaya, le lieu où le Bouddha connut l'illumination il y a 2500 ans, ont attiré quelque 4 000 visiteurs en provenance d'Australie, d'Afrique et d'Europe sans compter près de 30 000 fidèles originaires de cette région d'Asie. .

Ce plaidoyer passionné du Dalaï Lama est lancé moins d’un an après son dernier appel de mars en direction de l'ONU et d'autres organismes internationaux pour « inspecter la violation des droits de l'homme au Tibet.»
Ces agences, toutefois, n'ont jamais donné de suite à cet appel du chef spirituel lancé à Dharamsala, le siège du Gouvernement Tibétain en Exil, apparemment en raison du poids de la Chine.

Traduction France-Tibet, le 11 janvier
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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 11:00
Google, le géant américain de l'internet, a dénoncé mardi des attaques informatiques massives "venant de Chine" ciblant des militants chinois des droits de l'Homme,et touchant "au moins vingt autres grandes sociétés".

Google a indiqué que ces attaques, qui ont également touché "au moins vingt autres sociétés", avaient relancé le débat sur la liberté d'expression en Chine, alors qu'en décidant de s'y installer en 2006, le groupe avait pensé qu'un accès accru à internet serait facteur d'ouverture.

"Nous avons détecté une attaque très sophistiquée et ciblée contre notre infrastructure d'entreprise, venant de Chine et qui a résulté en un vol de propriété intellectuelle", a affirmé David Drummond, responsable juridique de l'entreprise, dans un communiqué.

 

Google a dit avoir "la preuve que le but premier des assaillants était d'accéder aux comptes internets Gmail de militants chinois des droits de l'Homme", et estimé à ce stade que l'attaque n'avait pas atteint son but, faute d'accès au contenu des messages.

L'affaire a pris un tour diplomatique, la secrétaire d'Etat Hillary Clinton ayant demandé une explication à Pékin. "Google nous a informés de ces accusations, qui soulèvent de très graves inquiétudes. Nous attendons une explication du gouvernement chinois", a-t-elle fait savoir dans un communiqué. "Pouvoir travailler avec confiance dans le cyberespace est fondamental dans une société et une économie modernes", a estimé Mme Clinton.

Indépendamment de cette attaque contre son organisation centrale, Google dit avoir découvert que "des tierces parties" avaient eu accès de façon régulière aux comptes de dizaines d'utilisateurs de Gmail, qui sont des défenseurs des droits de l'homme en Chine basés aux Etats-Unis, en Chine et en Europe, non pas en violant les codes de sécurité de Google mais par des méthodes classiques de piratage (hameçonnage et logiciels malveillants).

En raison de ces attaques et de la politique de "surveillance" de Pékin, "nous avons décidé que nous n'étions plus disposés à censurer les recherches sur le site (chinois) google.cn" comme le demandaient les autorités, a ajouté la compagnie californienne. Elle prévoit de discuter avec les autorités chinoises dans les semaines qui viennent de la possibilité de "faire fonctionner un moteur de recherche sans filtre dans les limites de la loi" chinoise.

Google a précisé avoir décidé de rendre ces cyber-attaques publiques parce qu'il s'agit du "débat mondial sur la liberté d'expression". "La décision de réexaminer nos activités commerciales en Chine a été incroyablement difficile", écrit encore le conseiller juridique de l'entreprise.

Le site chinois Google.cn avait été lancé en janvier 2006 "avec la conviction que les avantages d'un plus grand accès des Chinois à nos informations et d'un internet plus ouvert l'emportaient sur notre inconfort" devant la censure, ajoute-t-il.

Après presque quatre ans de présence en Chine, le pays qui compte le plus grand nombre d'internautes au monde, Google y occupe 29,1% du marché, contre 61,6% pour le moteur de recherche chinois Baidu.

 

L'attaque "a touché au moins vingt autres grandes sociétés dans de nombreux secteurs, notamment l'internet, la finance, la technologie, les médias et la chimie", a ajouté M. Drummond sans citer les sociétés concernées.

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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Association pour la défense des Droits du Peuple Tibétain

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Lhamo Tso à Briançon

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