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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 17:00

 

20minutes.fr

 

De notre correspondante à Pékin


Neuf jours après la catastrophe du Qinghai, dont le dernier bilan s’élève à 2.183 morts et plus de 12.000 blessés, les milliers de moines tibétains qui s’étaient les premiers portés volontaires ont été priés de plier bagages, alors que 80% des secouristes de l’armée, originaires d’autres provinces, ont du mal à s’accoutumer à l’altitude. Tsering Woeser, poétesse et bloggeuse militante tibétaine, donne son avis sur la situation.

 

Que pensez-vous de la façon dont se déroulent les opérations de secours?

J’ai pas mal d’amis et de connaissances dans la région, à la fois hans (ethnie majoritaire chinoise) et tibétains, qui m’envoient régulièrement des nouvelles. Mardi dernier, un ami m’a téléphoné pour me dire que tous les moines qui étaient venus d’autres districts avant l’arrivée de l’armée pour porter secours à la population ont été priés de partir. Les autorités ne leur ont fourni aucune raison mais leur ont signifié clairement qu’ils avaient déjà posé assez de problèmes et qu’ils auraient des ennuis s’ils ne quittaient pas immédiatement les lieux. La télévision nous montre des images de secouristes zélés et très affairés, mais selon les témoignages que j’ai eus, ces mêmes secouristes s’empressent surtout devant les caméras. Par ailleurs, beaucoup de soldats arrivés d’autres provinces ne s’habituent ni au froid ni à l’altitude. Une équipe de 300 soldats d’élite est arrivée de Canton le 15 pour repartir le 17. J’ai aussi entendu des témoignages selon lesquels certains soldats feraient des distinctions entre les victimes, préférant par exemple aller déterrer les victimes sous des bâtiments officiels.  Bien sûr il y a aussi des soldats qui font correctement leur travail, mais les relations entre moines et l’armée
sont très tendues.

 

Pensez-vous que ce nouveau séisme provoquera un scandale identique à celui qui avait éclaté en 2008 avec les constructions de «tofu»?

C’est exactement le même problème. Beaucoup d’écoles se sont effondrées mais aussi beaucoup de maisons de plain pied construites par l’état et réservées aux membres d’une minorité nomade qui avaient été déplacés. Or ces relogements ont été essentiellement réalisés pour explorer des terrains riches en minerais.

 

Le bilan des victimes est-il selon vous largement sous-évalué?

C’est difficile à dire car c’est un secret bien gardé. Selon un ami moine qui s’était porté volontaire, le bilan serait de 20.000 victimes. Selon d’autres amis il serait plutôt de 10.000. A Cangu, un village de 1.000 habitants situé non loin de l’épicentre, les autorités ont annoncé officiellement 80 victimes, mais selon des personnes qui ont de la famille sur place, il y aurait plutôt 80 survivants. Si le vrai bilan n’a pas été donné pour ce village, c’est que la plupart des gens sont sans doute morts dans des bâtiments construits par l’état. Par ailleurs, je me souviens que le premier jour de la catastrophe, le directeur d’une école de 3.000 élèves dressait devant les médias un bilan de 200 morts et 200 blessés. Aujourd’hui il ne parle plus que de quelques dizaines de morts. Si l’on regarde les rapports rendus publics, le gouvernement a dépensé plus de 650 millions d’euros dans la  construction de logements pour reloger ces habitants de minorités dans la région, dont la moitié pour le district de Yushu, la zone la plus touchée. Avec un tel investissement, on est en droit de se demander pourquoi les
bâtiments se sont effondrés si facilement.

 

Recueilli par Hélène Duvigneau
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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 11:03

 

Photo-2010.jpg

 

 

 

 

FRANCE TIBET

 

23/04/2010 07:35
PEKIN, 23 avr 2010 (AFP) - Chine: les moines de l'extérieur appelés à quitter la zone du séisme

La Chine a confirmé vendredi avoir appelé les moines bouddhistes venus de l'extérieur pour prêter main forte aux secours à repartir de la province du Qinghai (nord-ouest) frappé par un séisme meurtrier la semaine dernière, afin de ne pas perturber les opérations.

"La tâche des secouristes dans la zone du séisme est pratiquement terminée et il faut se concentrer sur la prévention des maladies et la reconstruction, ce qui nécessite des spécialistes"
, a indiqué le gouvernement dans un communiqué télécopié à l'AFP.
"Tout en reconnaissant pleinement la contribution positive des moines venus des autres zones, nous leur suggérons de retourner dans leurs monastères afin d'assurer l'efficacité et l'ordre des opérations"
, ajoute-t-il.
Après le tremblement de terre qui a fait près de 2.200 morts dans la préfecture tibétaine de Yushu, dans la province du Qinghai (nord-ouest de la Chine), le 14 avril, les moines se sont précipités pour dégager des victimes et ont activement participé aux secours, distribuant eau et nourriture aux sinistrés.
Mais en photo à la une des médias, ce sont les soldats chinois, le Premier ministre Wen Jiabao et le président Hu Jintao qui ont été vus réconforter les sinistrés à Jiegu. Pas les moines bouddhistes de cette région qui, il y a deux ans, comme une bonne partie du plateau tibétain, ont participé à des émeutes antichinoises parties de Lhassa.

Ces derniers jours, des associations militantes pro-tibétaines avaient affirmé que les moines bouddhistes venus d'ailleurs avaient reçu l'ordre de partir, mais les autorités n'avaient pas confirmé jusqu'à présent.

Selon le dernier bilan, 2.187 personnes sont mortes lors du séisme et 80 personnes sont portées disparues. Plus de 1.400 blessés restent dans un état critique.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 19:58

 

GRAND BIVOUAC.COM

 

Des moines déblaient à mains nues les décombres. © Andy Wong/Associated Press

 

Montagnards, randonneurs ou voyageurs auront sans doute immédiatement rectifié d’eux-mêmes : le récent séisme ne s’est pas produit en Chine, mais au Tibet. Il aura cependant fallu près d’une semaine à la presse internationale, il est vrai chichement informée de sources officielles chinoises, pour se rendre à l’évidence : la présence quasi immédiate de moines tibétains accourus au secours des sinistrés ne laissait guère place au doute, même si la région haut perchée et reculée n’était pas forcément très connue. Les mots ayant leur signification particulière en particulier dans un tel contexte, d’emblée on a pu relever que les nouvelles de Pékin mentionnaient le Qinghaï (au nord-ouest de la Chine) et des « ethnies minoritaires », avant de devoir reconnaître que ces régions appelées Kham et Amdo jusqu’en 1965 étaient  à 95% tibétaines et que les victimes les plus nombreuses sont « d’ethnie tibétaine ».

le président chinois s'adressant "à la foule" sur place. © Xinhua/Lan Hongguang

Tout aussi choquante la façon de s’exprimer des agences de presse internationales reprenant ces termes à leur compte, jusqu’à ce que, dans la presse anglo-saxonne dumoins, des Tibétains exilés donnent de la voix. Ils ne semblent guère avoir été entendus dans la presse européenne. A croire que s’est subrepticement imposée ces derniers temps une tendance nouvelle, potentiellement révélatrice, du « chinoisement correct », allant jusqu’à nier aux victimes leur propre identité, leur droit de mourir en Tibétains comme ils avaient, plutôt mal que bien, vécu depuis un demi-siècle sous la férule répressive d’une régime qu’ils perçoivent comme étranger.

Et la journée nationale de deuil décrétée par Pékin n’arrange en rien les choses – avec l’ordre intimé aux moines de regagner leurs monastères, y compris à ceux de Sera venus de Lhassa,  et l’interdiction faite à des commerçants tibétains de la région d’apporter eux-mêmes des secours, sous prétexte que l’aide devait être distribuée uniquement par des organismes officiels.

Le drapeau rouge planté sur les ruines: ajouter l'insulte à la souffrance. © Andy Wong/Associated Press

Si le gouvernement reconnaît que le nombre des morts dépasse 2.000, dans des monastères des alentours, des moines ayant accompli les rites funéraires ont brûlé plus de 2.000 corps en un seul jour, tandis que les bûchers continuent de brûler. Et si le président Hu Jintao a interrompu son voyage sud-américain afin de rentrer « diriger les secours », les images montrant son rapide passage sur place n’ont guère besoin de commentaires, alors que des rescapés ont remis une lettre aux autorités les priant de laisser le Dalaï-Lama, né en Amdo, venir les réconforter… Mais qui donc aujourd’hui en Chine aurait le courage politique d’une telle initiative ?

 

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 17:27

In English : DOSSIER TIBET-ITALY

 

 

Le 20 avril a marqué le septième jour depuis le tremblement de terre qui a frappé Jyekundo tuant deux milliers de personnes.la région était couverte de neige et selon la tradition tibétaine, le septième jour après la mort est un moment important de se rappeler les morts.Sur la place "Gesar" a été organisé une cérémonie où les moines et les lamas chantaient des sutras.Le 20 avril un soldat a dit que si les troupes chinoises rencontre un militant indépendance du Tibet dans la région du séisme, il ou elle pourrait être abattu sur place sans l'approbation des hautes des autorités.According à un moine Luosong dans la ville Jyekundo, près de 40.000 moines du Sichuan, le Tibet, et dautres régions avoisinantes, qui ont participé au sauvetage de victimes du tremblement de terre, avaient reçu l'ordre de quitter la zone sinistrée dans les deux jours. Certains ont été priés de quitter avant 4 h, le 20 avril. Le moine a dit que tous les moines d'autres villes seraient chassés et non autorisés à prendre part à des activités de sauvetage. Mme Woeser, un écrivain tibétain, a cité un moine tibétain dans la zone du tremblement de terre, en disant que plusieurs centaines de moines qui sont arrivés d'abord de Ganzi, dans le Sichuan, pour fournir de l' aide ont été retiré de la zone, et d'autres moines d'autres villes seraient écartés mardi. Elle a déclaré que les autorités communistes du parti étaient préoccupés par une rumeur selon laquelle le Dalaï Lama allait rendre visite à la zone sinistrée. Un autochtone, Gong Ru, a également déclaré que les moines ont été forcés de quitter la zone du séisme. Il a ajouté que plusieurs véhicules militaires sont entrés dans la zone et des points de contrôle ont été mis en place à partir de l'aéroport à la ville de JyekundoM. Ru a dit qu';il avait vu plusieurs flottes de véhicules militaires militaire de Lanzhou au cours des deux derniers jours. Il n'est pas certain du nombre de soldats qui étaient arrivés, mais dit qu'il y avait deux groupes d'environ 15 véhicules. Les plaques sur les camions ont dit qu'ils venaient du district de Luanzhou Un autre autochtone a déclaré que les soldats et les équipes de secours ont été prises par le mal d'altitude, tandis que les moines tibétains n'ont pas de problèmes et jouaient un rôle important. Quelques milliers de moines locaux, et quelques milliers en provenance d'autres ont également rejoint le sauvetage. Les soldats restaient sur la touche, tandis que de nombreux moines bien creusaient les décombres à la recherche de survivants. Les Tibétains se sont plaint que les médias d'Etat ont accordé une attention seulement aux militaires et ignoré le travail acharné des moines tibétains.
Par Fang Xiao

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 00:26


Mardi 20 avril 2010, par Communauté Tibétaine

Lettre ouverte au Président de la République Française

Paris, le 20 Avril 2010

Monsieur le Président de la République,

Je voudrais vous remercier au nom de tous les Tibétains de France, ainsi qu’à titre personnel pour votre message de solidarité et d’amitié en direction de toutes les victimes, du séisme au Tibet.

Nous sommes particulièrement sensibles aux marques de solidarité et de fraternité humaine dont vous avez témoigné. Cette volonté humaniste de la France va droit au cœur de tous les Tibétains. Nous vous en sommes infiniment reconnaissants ainsi qu’au gouvernement français.

Cette catastrophe naturelle a causé une immense souffrance aux Tibétains de la région de l’épicentre du séisme. Le nombre de décès, se compte par milliers et environ 10.000 personnes sont grièvement blessées. Plus de 100.000 personnes sont sans abri dans des conditions climatiques extrêmes et toutes leurs vies sont à reconstruire.

Dans ce contexte, les Tibétains de la région touchée par le tremblement de terre, ont écrit une lettre au Président chinois monsieur Hu Jintao et au Premier Ministre Monsieur Wen en exprimant leur demande suivante :
« Nous avons une foi profonde dans Sa Sainteté le Dalaï Lama. Aujourd’hui, alors que nous souffrons d’une grande angoisse mentale, ainsi que dans notre chair, nous avons vraiment besoin de la présence de Sa Sainteté sur les lieux du tremblement de terre, afin qu’il prie pour les âmes des défunts et qu’il console nos cœurs brisés. Aujourd’hui, nous vous demandons, Monsieur le Président Hu et Monsieur le Premier Ministre Wen, de trouver la compassion dans votre cœur et de réaliser le désir qui est le nôtre, nous les victimes de ce tremblement de terre »

Sa Sainteté le Dalai Lama a également exprimé son souhait de visiter immédiatement la région touchée par le séisme : "Pour répondre aux voeux de nombreuses personnes là-bas, je souhaite m’y rendre afin de leur offrir du réconfort".
Nous souhaitons que les familles survivantes puissent faire leur deuil dans un climat apaisé et qu’elles puissent observer tous les rituels religieux des obsèques conformément aux traditions bouddhistes tibétaines.
Nous vous sollicitons de faire part à votre homologue chinois, monsieur Hu Jintao, de la demande exprimée par les Tibétains de la région touchée par le séisme. Il s’agit d’autoriser la visite du Dalai Lama auprès des victimes pour prier.
Dans l’attente de votre réponse, je reste à votre entière disposition.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma haute considération.

Thupten GYATSO Président de la Communauté Tibétaine de France.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 00:17



Programme de la journée du samedi 24 avril 2010 :

10 h 30 : regroupement sur la place du village et discours
Découverte du panneau de parrainage

Vers 11 h 00 : Géshé Tengyé-La prendra la parole pour parler du Tibet et plus particulièrement de Lathsé et de la culture tibétaine.

Vers 12h00 : apéritif offert sur la place du village ou sous un chapiteau

Vers 12 h 30 / 13 h 00 : Cocktail déjeunatoire auquel vous êtes invité

14 h 30 / 15 h : Film projeté: "le sentier interdit" de Pierre Anglade

15h00 / 15 h 30 : Débat sur le Tibet animé par M. Wangdi avec la participation des associations, la communauté tibétaine et le public. Présentation et organisation du parrainage en France et en Europe.



Communiqué de Jean-Louis HALIOUA
MAIRE DE SALLES SUR GARONNE
Maire d'une commune de 500 habitants, Salles sur Garonne, à une
quarantaine de kilomètres de Toulouse, je suis depuis longtemps
sensibilisé à la cause tibétaine.
Une cause parmi tant d’autres dans le monde , certes. Mais si nous
pouvons agir et que notre action peut contribuer à améliorer des
situations, alors pourquoi s’en priver ?
Que faire ?
Parrainer des villes et des villages tibétains avec pour objectif de
préserver l'identité de ces communes au sein même de leur
territoire.
Etablir des parrainages, c'est très simple et cela s'adapte tout à fait à la
conjoncture actuelle du Tibet.

Nul besoin pour les conseils municipaux français de contacter les
autorités chinoises ni la population tibétaine. Il suffit simplement de
choisir une commune tibétaine dans une liste préparée par l'association
France-Tibet .

Cette association tient à disposition de nombreuses informations telles
que l'emplacement de chaque ville dans sa région, un nombre
d'habitants ainsi que divers documents permettant de mieux
appréhender la vie locale et les problématiques actuelles au Tibet.
Le parrainage pourra déboucher, éventuellement, sur un véritable
jumelage lorsque la situation politique en Chine le permettra mais il n'y
pas d’ engagement de cet ordre.
L'idée étant:
– d'officialiser ces parrainages dans un but médiatique.
– de montrer au gouvernement chinois que la population française
s'intéresse au plus haut point au devenir des habitants des
diverses communes choisies, et de leurs droits en tant que
citoyens de la République Populaire de Chine.
– de maintenir aussi une grande vigilance afin d'éviter une perte
d'identité culturelle ou cultuelle.
Nous proposons par exemple que lors de chaque parrainage, un
tibétain, vivant en France, vienne parler de sa ville ou village natal pour
mieux la faire connaître à nos concitoyens.
En tant qu'un des initiateurs du projet, nous nous devions de donner
l'exemple. Ainsi, le Conseil Municipal de Salles sur Garonne a déjà
délibéré depuis un certain nombre de mois, et parraine officiellement la
commune de Lhatsé, située à l'ouest de Lhassa, carrefour important
sur la route qui relie Lhassa au mont Kailash, dans la région centrale du
Tibet.
En ce qui nous concerne, lors de l'officialisation du parrainage de
Salles et Lhatsé, le vénérable Géshé Tengyé-La, viendra nous faire
partager la connaissance de son pays en évoquant la culture tibétaine,
son histoire, sa sagesse à travers la philosophie bouddhiste propre au
Tibet.
C'est toujours dans cette optique d'échanges que les élèves de l’école
de Salles sur Garonne correspondront avec des élèves tibétains exilés
en Inde.
Les communes françaises peuvent facilement s'inscrire dans une telle
orientation constructive de préservation du patrimoine, de l’histoire et
de la culture tibétaines bénéficiant ainsi d'un enrichissement mutuel.
Le samedi 24 avril 2010, nous inaugurerons à Salles sur Garonne, la
mise en place du panneau officialisant ce premier parrainage en
France. Cette campagne lancée par France-Tibet avec Marcelle Roux,
est soutenue par les membres du groupe d’études sur la question du
Tibet présidée par Lionnel Luca, pour l’Assemblée Nationale et Jean-
François Humbert pour le Sénat. Ce parrainage, nous l’espérons, sera
suivi d’un grand nombre d’autres, non seulement en France mais en
Europe et dans le monde.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 23:53

LE TEMPS.CH

Opinions mardi20 avril 2010
Claude B. Levenson

Claude B. Levenson, auteure et spécialiste du Tibet, trouve curieux que les messages de sympathie aient été adressés à la Chine plutôt qu’aux Tibétains, victimes du drame.

 

Jour après jour après le violent séisme qui a endeuillé le haut plateau tibétain, alors que s’allonge la liste des morts, que les secours s’organisent vaille que vaille et que la fumée des bûchers funéraires obscurcit un ciel naguère d’une rare pureté, une autre bataille est d’ores et déjà engagée où la politique mène le jeu. Et les dirigeants d’ici et d’ailleurs qui se sont précipités pour envoyer des messages de condoléances au président chinois doivent se rendre à l’évidence qu’ils auraient été tout aussi bien inspirés d’en présenter au dalaï-lama et aux Tibétains, principales victimes de ce coup de colère tellurique.

Les autorités chinoises elles-mêmes sont maintenant forcées de reconnaître que pour des secours efficaces sur place et dans les hôpitaux des villes des alentours qui accueillent d’innombrables blessés, il faut recourir à des interprètes, les étudiants tibétains se trouvant en Chine s’étant spontanément offerts à servir d’intermédiaires. Quant aux titres de la presse internationale concernant le «séisme en Chine», ils traduisent à leur manière soit une déplorable méconnaissance de la géographie ou une incapacité à lire des cartes, soit l’extrême sensibilité des responsables chinois à tout ce qui touche au Tibet. Et mieux vaut ne pas s’appesantir sur de curieuses expressions du genre «le premier ministre s’entretient avec une Chinoise tibétaine» ou «un secouriste aide un Chinois d’ethnie tibétaine», qui ne font qu’ajouter l’insulte à la souffrance. A croire qu’il existe dorénavant une consigne générale imposant le «chinoisement» correct. Drame accentuant la tragédie, on en vient à nier aux victimes leur identité, succombant ainsi à une propagande perverse cherchant à assimiler de force un voisin militairement occupé il y a six décennies qui défend son altérité et ses propres valeurs en évitant la violence.

La confusion savamment entretenue sur l’appellation des lieux – Jyekundo selon le nom historiquement utilisé devenu Yushu en mandarin, ou le Kham et l’Amdo disparus au profit du Qinghaï imposé en 1965 lors du démembrement administratif du territoire tibétain en vue de la création officielle de la Région autonome du Tibet – témoigne d’une volonté d’appropriation de l’espace pour effacer la mémoire de l’histoire locale. L’arrivée sur place d’abord du premier ministre Wen Jiabao, dont la réputation n’est plus à faire de «visage compatissant» du pouvoir, puis du président Hu Jintao rentré du Brésil «afin de prendre en main la direction des secours» illustre également la sensibilité du régime à tout ce qui touche ces marches lointaines et délaissées dont la propagande officielle ne cesse de vanter le bien-être apporté à des populations arriérées et «libérées du servage». Les Tibétains, eux, retiennent que les premiers à leur porter secours ont été les moines accourus de divers monastères, ce qui n’est pas forcément du goût des autorités. Ils n’ont pas oublié non plus que Hu Jintao a fait ses armes comme proconsul au Tibet, où sa politique répressive lui avait valu en 1989 le surnom de «boucher de Lhassa».

C’est aussi un rappel opportun du but réitéré de la direction du Parti communiste qui proclame le caractère prioritairement politique du développement du Tibet visant à «assurer la stabilité et la sécurité par un contrôle central accru en vue d’une plus grande assimilation du Tibet dans un Etat chinois unifié». Une récente recommandation précisant la nécessité de tenir compte des «caractéristiques locales» dans cette politique ne fait rien à l’affaire, et n’a pas vraiment convaincu les principaux intéressés. Dans cette contrée foncièrement tibétaine et qui entend le rester, les survivants du séisme craignent que les soldats arrivés sous couvert de secours ne s’installent à demeure pour renforcer la surveillance, remarquant que les immeubles officiels et les quartiers résidentiels sont prioritaires, aux dépens des urgences des plus mal lotis. Non seulement les écoles ont beaucoup souffert, comme ce fut le cas en 2008 lors du tremblement de terre au Sichuan, mais surtout les «villages socialistes» où les nomades ont été sédentarisés de force par dizaines de milliers n’ont résisté ni au séisme ni aux répliques. Et les survivants préfèrent regagner collines et montagnes vivre sous tente plutôt que de rester sous un toit dans des villes où ils sont des parias.

La communauté exilée, qui a accueilli ces dernières années nombre de jeunes réfugiés de ces régions fuyant précisément la sédentarisation ou les campagnes de rééducation patriotique dans les monastères, recueille et recoupe des informations faisant état d’un certain ressentiment diffus contrastant avec les nouvelles officielles, alors qu’une lettre des sinistrés au président chinois demande que le dalaï-lama soit autorisé à se rendre sur place pour les réconforter.

C’est donc bel et bien un nouvel épisode du combat pour le Tibet qui se livre dans le sillage de ce séisme, comme pour rappeler le constat désabusé de Mao apprenant l’arrivée sain et sauf du jeune dalaï-lama en Inde en mars 1959: «Nous avons gagné la bataille de Lhassa, mais perdu la guerre.»


Auteure de Tibet, Tibétains, Glénat, 2010.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 21:37

 

mardi 20 avril 2010 par Rédaction

Les faits

Le 14 avril 2010, un tremblement de terre [1] est survenu dans la région tibétaine du Kham, dont l’épicentre se situe près de la ville de Jyekundo, en chinois Jiegu, Préfecture de Yushu. [2].
Une semaine après ce tremblement de terre, le bilan s’élève à plus de 2 000 morts [3], 195 disparus, plus de 12 300 blessés dont 1 134 grièvement, et près de 100 000 sans abri. Dans la ville de Jyekundo, plus de 85% des bâtiments se sont effondrés, les routes ont été coupées par des glissements de terrain et les télécommunications sont rendues difficiles.
Cette région a subi plus d’une cinquantaine de secousses d’une magnitude supérieure à 5,0 depuis 2001, et plus de 1 200 répliques sismiques ont été enregistrées en une semaine, depuis le premier choc.
La région de Jyekundo est une région de montagnes, à 4 000 m d’altitude, et est donc difficile d’accès. Cette "Préfecture autonome" comprend une population d’environ 280 000 personnes, composée majoritairement (97 %) de nomades tibétains qui ont pour nombre d’entre eux été sédentarisés de force ces dernières années. [4]. L’économie y reposait essentiellement sur l’agriculture et l’élevage, aujourd’hui en partie remplacés par l’industrie hydroélectrique.

Réaction du gouvernement chinois

Après les troubles de l’été 2008, les régions tibétaines étaient considérées comme politiquement "à risque", et il a fallu près de 48 heures avant que les plus hautes autorités chinoises se préoccupent ouvertement de la situation, malgré une bonne volonté évidente de la part des secouristes. Ceux-ci ne sont arrivés sur place que 6 à 8 heures après le séisme, malgré la présence d’une base militaire à proximité, fait qui a marqué les habitants habitués à plus de promptitude de la part de l’armée dans d’autres situations.
Deux jours après ce tremblement de terre, le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao ont décidé de modifier leur emploi du temps pour apporter leur soutien aux victimes de la catastrophe. Wen Jiabao est arrivé le jeudi soir 15 avril à Jyekundo, et Hu Jintao a écourté son séjour en Amérique du sud pour venir sur place le 18 avril.
La Chine a déclaré la journée du 21 avril "jour de deuil national".

Organisation des secours

Les secouristes locaux, qui n’ont souvent que leurs mains pour extraire des survivants, ont été rejoints dans la journée par des équipes envoyées par les autorités centrales et les régions voisines : 5 jours plus tard, environ 700 soldats se trouvent sur place et près de 13 000 secouristes, issus de la capitale, Xining, ou de régions plus lointaines, dont très peu parlent tibétain. Cependant, les secouristes ne supportent pas tous l’altitude, et leur efficacité s’en ressent en raison du manque d’oxygène (30 à 50% de moins qu’au niveau de la mer), et plusieurs centaines ont dû repartir vers des zones moins élevées. A partir du 20 avril, le froid, la neige et le verglas viennent poser de nouveaux problèmes.
Importance de l’aide des moines.
Des moines n’ont pas attendu l’arrivée des secours d’urgence pour se mettre au travail et attaquer les gravats à mains nues à la recherche de survivants. Des monastères parfois distants de plusieurs centaines de kms ont envoyé des équipes, et une centaine de moines de Garzê ont ouvert une cantine pour nourrir la population de jour comme de nuit. 28 monastères de la région participeraient ainsi à l’aide sur place. Le monastère de Jyekundo, situé au-dessus de la ville, préparait de la nourriture et chargeait un camion de bouteilles d’eau pour être distribuées.
Le samedi 17 avril, les moines ont participé à des cérémonies de prières et à l’organisation de la crémation de près de 1 400 personnes, dans une tranchée de 150 m de long sur 100 m de large tapissée de bois, pour tenter d’éviter tout risque de propagation de maladies liées à la décomposition. Cette pratique inhabituelle dans la région a été considérée comme justifiée par l’urgence et le nombre trop important de victimes pour suivre des cérémonies traditionnelles.

Réactions internationales

- Le Dalaï Lama a présenté immédiatement ses condoléances aux victimes du séisme, et a annoncé un service de prières à Dharamsala. "Nous prions pour ceux qui ont perdu la vie dans cette tragédie, pour leurs familles et pour tous ceux qui ont été affectés", a-t-il déclaré. "J’ai l’espoir que toute forme d’aide et de secours puisse leur parvenir et je vais voir comment, moi aussi, je peux contribuer à ces efforts", a-t-il ajouté.
Le Parti national démocratique du Tibet en exil, installé à Dharamsala, a affirmé qu’il détenait une copie d’une lettre d’habitants tibétains de la région sinistrée demandant que le Dalaï Lama soit autorisé à leur rendre visite après "ces terribles événements".
Le Dalaï Lama, né dans cette région, a appelé Pékin le 17 avril à le laisser visiter la province, assurant vouloir venir réconforter les victimes : "Pour répondre aux vœux de nombreuses personnes là-bas, je souhaite m’y rendre afin de leur offrir du réconfort". "En raison de la distance géographique qui nous sépare, je ne peux pas réconforter maintenant ceux qui ont été directement affectés, mais je veux qu’ils sachent que je prie pour eux", a-t-il dit [5].
"Tout le monde voudrait que le Dalaï Lama vienne ici. Il devrait venir", dit à l’AFP Dorje, un homme de 52 ans, qui fait ses prières dans un temple.

- Des condoléances sont parvenues du monde entier, mais toujours adressées au gouvernement chinois, jamais au représentant spirituel des Tibétains :
- N. Sarkozy, qui sera en Chine le 26 avril, a adressé ses "plus sincères condoléances" au président chinois Hu Jintao.
- le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon "présente ses condoléances au gouvernement et au peuple chinois" et offre l’aide des Nations-unies.
- Hillary Clinton a offert les condoléances et l’aide des Etats-Unis : "Nos pensées et nos prières vont vers les blessés, les déplacés, et la population de la Chine dans son ensemble en cette journée difficile. Les Etats-Unis se tiennent prêts à aider". Robert Gibbs, le porte-parole de la Maison Blanche, a rejoint Mme Clinton en présentant ses condoléances.
- Le pape Benoît XVI a appelé à la "solidarité de tous".

Appel en faveur des victimes.

De nombreuses organisations non gouvernementales et associations, ainsi que la Communauté tibétaine en France, ont fait appel à la générosité du public afin d’envoyer des fonds pour aider les rescapés. Parmi les associations susceptibles d’intervenir directement, citons par ordre alphabétique :
- La Communauté tibétaine de France
- Rokpa France. Dons avec mention "victimes de Yushu" à Rokpa France, 11 Rue des Boulangers, 75005 Paris.

et les associations basées à l’étranger :
- Machik
- Tibet Foundation
- Tibet Relief Fund
- Tibetan Village Project. (Note : il est possible de donner à cet organisme via le site Causes, en anglais).

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive...

Sources : AFP et diverses autres, du 14 au 20 avril 2010

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 12:39

Katmandou

Une patrouille de police, le long de la frontière entre le Népal et le Tibet ont jeudi soir huit Tibétains, dont six femmes pour entrée illégale au Népal via le point de transit Singate bazar du district de Dolakha. Les Tibétains, qui glissa vers le Népal, ont omis de produire leurs documents de voyage lorsque les autorités leur ont demandé . Leur motivation pour franchir la frontière n'était pas immédiatement connue. (ça on s'en doute du pourquoi de la chose) Dhiraj Pratap Singh, le chargé de la police Dolakha, a informé qu'ils seraient remis au ministère de l'Immigration. Un fonctionnaire de la DOI(?) a dit qu'ils seraient soit déportés au Tibet, emprisonnés au Népal ou remis à la Commission des Nations Unies pour les réfugiés (espérons que ce soit la dernière solution qui sera choisi). . Le Népal a longtemps essayé d'éviter l'afflux de Tibétains au Népal pour maintenir son engagement envers son voisin du Nord.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 11:06
AFP - 21/04/2010 à 09h16
Les journaux ont été publiés en noir et blanc mercredi en Chine et les drapeaux étaient en berne sur les bâtiments officiels dans le pays, qui observait un deuil national à la mémoire des quelque 2.000 morts du séisme du Qinghai, il y a exactement une semaine.

A 10H00 (02H00 GMT) une foule immense et recueillie de milliers de personnes a observé trois minutes de silence, sous la neige, à Xining, capitale de la province sinistrée du Qinghai, selon des images retransmises par la télévision nationale.

Des milliers de responsables officiels, de militaires, d'habitants et d'écoliers sont restés figés, la tête baissée, sur la vaste esplanade du centre de la ville, tandis qu'hurlaient les sirènes.

Le gouvernement a décrété une journée de deuil national pour les victimes du séisme de magnitude de 6,9 dans la préfecture de Yushu, sur le plateau tibétain, qui a fait, selon un dernier bilan provisoire, 2.064 morts et 175 disparus.

Le séisme a également fait plus de 12.000 blessées, dont un millier grièvement, et laissé quelque 100.000 sans-abri.

Tôt mercredi, la circulation a été interrompue dans le centre de Pékin, pour une courte cérémonie de mise en berne du drapeau sur la place Tiananmen, retransmise elle aussi par la télévision, qui consacrait sa couverture en matinée au deuil national.

Les drapeaux devaient également être en berne sur tous les édifices des missions diplomatiques chinoises à l'étranger, et la télévision avait expurgé sa programmation de toutes les émissions récréatives.

Les théâtres, cinémas et autres salles de spectacle ont été fermés pour la journée, certaines activités liées à l'Exposition universelle de Shanghai annulées et les matches de football reportés, ont annoncé les médias.

Les programmes de télévisions étrangères axées sur les loisirs ou le sport, telles les chaînes HBO et ESPN, ont été bloqués. Les chaînes d'information telles CNN ou la BBC transmettaient en revanche normalement.

Tous les grands journaux, et leurs éditions en ligne, avaient des bandeaux noirs appelant le 1,3 milliard de Chinois à observer cette journée de deuil.

"Yushu, nous sommes avec vous", écrivait en une le quotidien Nouvelles de Pékin.

La couleur avait aussi été retirée des sites officiels du gouvernement.

Une semaine après le séisme, les sauveteurs continuaient de fouiller les décombres, mais étaient gênés par le froid, l'altitude et les glissements de terrain provoqués par les centaines de répliques du séisme.

Le tremblement de terre a détruit à plus de 85% les habitations de la ville de Jiegu, peuplée essentiellement, comme toute la région, de membres de l'ethnie tibétaine.

La zone, a une altitude moyenne de 4.000 mètres, est difficile d'accès et ce n'est qu'en début de semaine que l'aide a commencé à y arriver en masse: nourriture, eau, tentes, couverture et matériel médical.

Les routes se sont recouvertes de verglas, rendant encore plus difficile la circulation des véhicules de secours, a indiqué mercredi l'agence Chine Nouvelle. La neige était attendue dans la journée, selon les services de météo.

 

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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Association pour la défense des Droits du Peuple Tibétain

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On ne se sert jamais plus d'un drapeau

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