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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 17:47

FRANCE TIBET



Le Dalaï Lama a 75 ans aujourd'hui.
Son leadership pour la non violence et la justice est une rare bénédiction.
Mais le message du Dalai Lama nécessite un énorme soutien du public en ces temps difficiles et une vague mondiale de respect envers le Dalaï Lama prouvera au gouvernement chinois que les yeux du monde sont sur le Tibet.

Avaaz organise à cet effet un hommage mondial qui sera remis en mains propres au Dalaï-Lama.
Cliquez ici pour vous inscrire et envoyer un message personnel - celles-ci seront affichées sur un mur "de voeux" en dehors du Temple, à Dharamsala, en Inde et le nombre de signataires sera diffusé quotidiennement par la radio dans la région.
Partagez cette action avec tout le monde -
Tous ensemble , faisons en sorte que l'anniversaire du Dalai Lamadure aussi longtemps que nous continuons de signer.

http://www.avaaz.org/en/dalai_lamas_birthday_2/?vl

Traduction France Tibet, 5 juillet

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 19:01

FRANCE TIBET

 

Dharamsala 5 Juillet - Les autorités chinoises dans le comté de Zoege, dans la province du Sichuan, sept Tibétains ont été arrêtés le 27 juin dernier suite à une échauffourée mineure entre résidents tibétains, suite à un empiétement sur la voie publique, sa vie tibétaine ici avec des contacts dans la région a dit.

Les Tibétains arrêtés, sont tous les dirigeants élus de différentes divisions ou des villages dans la localité :Choelho de Thama Dewa, Konlho de Kyangtsai Goeru, Atam de Kyangtsei Kegyued, Lhago de Chunag Drokra, Jigjhey Kyap de Zsaru Toema, Lochey de Zsaru Medhma, Dorjee Tsering de Rarong (noms aussi prononcés). Les représentants du gouvernement au niveau des municipalités ou des divisions ont été immédiatement démis de leurs fonctions;le bureau du gouvernement au niveau du comté en charge des affaires politiques a également été saccagé.

Tsering, un moine tibétain du monastère de Kirti précise :certains résidents tibétains vivant autour de Lhamo Kirti Tagtsang monastère, dans le comté de Zoege ont élargi leurs maisons, il ya quelques années, en empiétant sur le chemin public conduisant au monastère, occasionnant des difficultés au passage des véhicules. L'administration du monastère avait alors porté l'affaire devant les autorités du comté qui avaient ignoré la question et n'avait pris aucune décision à cet égard.

Récemment, l'empiètement avait encore augmenté ce qui a incité l'administration du monastère et les dirigeants locaux à engager des pourparlers avec les propriétaires des maisons concernées, ajoute Tsering dit. «Certains résidents ont refusé dlibérer la voie publique et les pourparlers se sont peu à peu transformés en querelle, quelques vitres ont été brisées dans une rixe mineure qui a suivi."

Tsering a ajouté que les autorités du comté ont profité de la situation pour lui donner une tournure politique : les moines et dirigeants locaux accusés de rassemblement public illégal et soupçonnés d'activités d'opposition contre le gouvernement. L'atmosphère est tendue, et il est dit que les autorités locales ont appelé en renfort les forces de sécurité des comtés de Luchu comté et Zoege . Des réunions de "Rééducation patriotique" réunions ont été mises en place dans les différentes divisions ou villages pour forcer les Tibétains à accepter la charge de contestation politique", at-il dit.

Il n'y a aucune d'information sur le lieu de rétention des sept Tibétains pour le moment.
Traduction France Tibet, 5 juillet



7 Tibetan village leaders arrested in Zoege County
Phayul[Monday, July 05, 2010 12:37]
By Kalsang Rinchen

Dharamsala, July 5 – Chinese authorities in Zoege County, Sichuan Province, have arrested seven Tibetans on June 27 after minor scuffle among Tibetan residents stemming from argument over encroachment of public road, a Tibetan living here with contacts in the region said.

The arrested Tibetans, all elected leaders of various divisions or villages in the locality, are Choelho from Thama Dewa, Konlho from Kyangtsai Goeru, Atam from Kyangtsei Kegyued, Lhago from Chunag Drokra, Jigjhey Kyap from Zsaru Toema, Lochey from Zsaru Medhma, Dorjee Tsering from Rarong (all names spelled as pronounced). The government officials at township level under which the divisions or the villages fall were removed from their posts and the head of the department in the government office at the County level in charge of political affairs has also been sacked.

Tsering, a Tibetan monk at Kirti monastery here said some Tibetan residents living around Tagtsang Lhamo Kirti monastery in Zoege County had expanded their houses a few years ago by encroaching public road leading to the monastery causing inconvenience to vehicles’ passage. The Monastery’s administration had then taken the matter to the County authorities who had ignored the matter and made no decision on the matter.

Recently, the encroachment had further increased which prompted the monastery’s administration and local leaders to engage in talks with the concerned owners of the houses, Tsering said. “Some residents refused to clear the public road and talks gradually turned into quarrel, and a few window panes were broken in a minor scuffle that followed.”

Tsering further said the County authorities took advantage of the situation by giving it a political turn, and accused monks and the local leaders of holding illegal public gathering to plot anti government activities. The atmosphere is said to be tense as the authorities called in more security forces form Luchu County and Zoege County. ‘Patriotic reeducation meetings’ were called in various divisions or villages forcing the Tibetans to accept charges of political incitement, he said.

There is no information on the whereabouts of the seven Tibetans currently.

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 18:13

FRANCE INFO

France Info - 06:08

Les autorités chinoises ont organisé la semaine dernière un voyage de presse au Tibet pour montrer le développement économique réalisé ces dix dernières années, et la" stabilité" de la région.
Outre Radio France, seul média français de la partie, étaient présents une vingtaine de journalistes américains, britanniques, allemands, danois, australiens, japonais.
Un voyage de presse étroitement surveillé.

En mars 2008, des manifestations de moines bouddhistes du Tibet dégénèrent. Des incendies volontaires éclatent à Lhassa. Les forces de l’ordre sont nombreuses.
Selon Pékin, 21 personnes sont tuées par les émeutiers. Les Tibétains en exil parlent de 200 morts.
Chaque année, le 10 mars est devenu le symbole de la lutte des moines contre la tutelle de Pékin. Les moines manifestent pour marquer l’anniversaire du soulèvement de Lhassa, qui avait abouti à l’exil du Dalaï Lama, en 1959.

Depuis ces émeutes, le Tibet est fermé à la presse étrangère qui ne peut s y rendre que dans le cadre d’un voyage étroitement surveillé.

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 16:14

 

AujourdhuiLaChine

le 5/7/2010 à 12h16  par Benoît Guivellic (Aujourd'hui la Chine)

 

Un an après les émeutes interethniques sanglantes qui avaient fait officiellement 197 morts et 1700 blessés dans la province du Xinjiang, les autorités ont pris des mesures de sécurité draconiennes pour éviter de nouveaux troubles.Afficher l'image Surveillance accrue au Xinjiang

En juillet 2009, les manifestations des Ouïgours protestant contre les discriminations et la politique d'assimilation forcée dont ils se sentaient victimes avaient mal tourné, faisant 197 morts et 1700 blessés selon le bilan officiel.

Ces manifestations avaient été réprimées fermement, avec l'intervention de l'armée. Les autorités avaient procédé à des centaines d'arrestations, et des mesures de sécurité avaient immédiatement été mises en place. Internet, les lignes de téléphone vers l'étranger et les SMS avaient été bloqués, et n'ont été rétablis qu'après six mois.

Les autorités chinoises avaient inondé les médias officiels d'images de Chinois hans blessés  et accusé les Ouïghours en exil, qualifiés de "forces séparatistes", d'avoir planifié les attaques.

Un an après ces évènements, le gouvernement local a tout prévu pour que les « séparatistes » ne fassent pas de vagues pour l'anniversaire des émeutes.

40 000 caméras braquées sur Urumqi

En guise de mise en garde, l'agence China News Service a annoncé mi-juin le lancement d'une campagne de vérification des permis de résidence à Urumqi, permettant à la police de contrôler au porte à porte les permis de résidence des migrants, étrangers, jeunes diplômés, chômeurs et personnes ayant déjà été condamnées par la justice.

10 jours plus tard, le ministère de la sécurité publique chinois révélait avoir démantelé un réseau responsable d'attaques terroristes dans la Région autonome du Xinjiang.

Accusant de terrorisme toute personne s'opposant à sa politique au Xinjiang, Pékin avait nommé en mai un nouveau secrétaire du Parti dans la région. Immédiatement après sa nomination, Zhang Chunxian avait fait de la répression des « forces séparatistes » sa priorité, appelant l'armée à "faire tous les efforts pour prévenir et combattre les différentes activités de sabotage et de séparatisme, particulièrement celles liées aux trois forces du terrorisme, du séparatisme et de l'extrémisme"

Aujourd'hui, tandis que les médias gouvernementaux vantent en Une la politique de développement de la région dans des domaines tels que les transports, l'éducation, l'héritage culturel ou de la santé, les voix dissidentes ont peu de chances de se faire entendre.

L'agence Xinhua a annoncé vendredi 2 juin l'installation de 40.000 caméras « haute définition » à Urumqi. Dotées d'une coque de protection ‘antiémeutes' et directement reliées à la police, ces caméras ont été déployées dans tous les lieux publics de la capitale, jusqu'à l'intérieur des taxis, pour couvrir une ville de 2 millions d'habitants.

« Aider à la construction d'un Xinjiang harmonieux »

1000 agents de police supplémentaires ont été envoyés en renfort  pour aider leurs collègues à patrouiller dans la ville, a rapporté le site gouvernemental xjpeace.cn, qui précise que toutes les vacances des agents en poste ont été annulées entre le 20 juin et le 20 juillet.

« Nous sommes sûrs que nous avons la capacité de maintenir la stabilité au Xinjiang, à déclaré le chef de la police armée Qi Baowen à l'agence de presse China News. « Nos troupes ont submergé la région et restauré l'ordre après la violence, et leur tâche principale est désormais d'aider à la construction d'un Xinjiang harmonieux », a t-il ajouté.

Sans aucun doute, c'est également dans le cadre de cette volonté d'harmonisation que le gouvernement a rendu ces derniers temps la tâche compliquée aux journalistes étrangers désireux de rendre compte de la situation au Xinjiang.

Ainsi, si certains ont réussi à faire leur travail, d'autres en ont été dissuadé, à l'instar D'Arnaud de la Grange, correspondant du Figaro à Pékin.

« On m'a laissé tranquille à Urumqi, où je n'ai fait que passer, raconte t-il. Mais à Kashgar, j'ai eu le droit à une descente de police dans mon hôtel. Les agents m'ont reproché de ne pas avoir d'autorisation, alors que celle-ci n'est normalement pas nécessaire au Xinjiang, et m'ont indiqué que l'hôtel où je me trouvais n'était pas autorisé aux journalistes. Puis ils se sont énervés et ont voulu me raccompagner à l'aéroport. Pour finir, j'ai pu me balader dans la ville, mais uniquement avec un agent de police sur mes talons. Dans ces conditions, je n'ai pas pu faire mon travail ».

A l'occasion de l'anniversaire des émeutes, Amnesty International a appelé Pékin à ouvrir une véritable enquête sur les événements. L'ONG a recueilli depuis un an des témoignages d'Ouïgours en exil rapportant un usage excessif de la force, des arrestations massives, des disparitions et des mauvais traitement en détention.

« Au lieu d'étouffer les informations, de punir les agitateurs extérieurs et de générer de la peur, le gouvernement devrait profiter de l'anniversaire pour lancer une enquête en bonne et due forme, y compris sur les grief qui couvaient depuis longtemps dans la communauté Ouïgoure », a déclaré dans un communiqué la directrice adjointe de l'ONG en Asie-Pacifique, Catherine Baber.

Il y a fort à parier que cette demande restera lettre morte, car pour le gouvernement chinois, l'harmonie règne déjà au Xinjiang. 

« Au lieu d'étouffer les informations, de punir les agitateurs extérieurs et de générer de la peur, le gouvernement devrait profiter de l'anniversaire pour lancer une enquête en bonne et due forme, y compris sur les grief qui couvaient depuis longtemps dans la communauté Ouïgoure », a déclaré dans un communiqué la directrice adjointe de l'ONG en Asie-Pacifique, Catherine Baber.

Il y a fort à parier que cette demande restera lettre morte, car pour le gouvernement chinois, l'harmonie règne déjà au Xinjiang.

 

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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 17:33

 Communauté Tibétaine


le 1/7/2010 à 11h52 par Mathilde Bonnassieux (Aujourd’hui la Chine)

Plus de deux ans après les émeutes, la répression s’est renforcée dans la région autonome à l’égard des élites intellectuelles et culturelles considérées jusqu’ici comme inoffensives pour le pouvoir.

Calme trompeur au Tibet "Ma chair est pétrifiée, mes os blessés. Ils ont laissé tout le monde sans défense et désespéré. Le jour, ils courent comme des chacals. La nuit, ils rodent comme des bandits".

La parole est franche, et l’hommage peu flatteur pour les autorités chinoises. Il a d’ailleurs valu à son auteur, Shogdung, éditeur et écrivain tibétain renommé, d’être arrêté en avril dernier dans la province du Qinghai voisine du Tibet. Depuis, ses proches sont sans nouvelle de lui.

Quelques années auparavant, Shogdung, critique de la culture bouddhiste tibétaine, était pourtant cité en exemple pour sa loyauté envers le gouvernement chinois. Mais après la répression des émeutes en mars 2008, l’intellectuel avait revu son discours jusqu’à publier un livre non autorisé "La ligne entre le ciel et la terre", ouvrage d’où sont tirés ces propos.

Autre cas plus récent, celui de Karma Samdrup, le genre de Tibétain habitué à ne pas faire de vagues, du moins jusqu’à l’arrestation de ses deux frères en août dernier. Ils avaient accusé des officiels locaux de se livrer à un commerce illicite d’espèces sauvages. Pour avoir pris leur défense, l’antiquaire et écologiste récompensé plusieurs fois pour ses efforts vient de prendre 15 ans de prison.

Shogdung, Karma, le sort de ces hommes, membres d’une élite modérée, illustre la vague de répression qui sévit actuellement au Tibet. D’après un rapport publié en avril dernier par l’organisation International Campaign for Tibet basée à Washington, plus d’une cinquantaine d’écrivains, poètes, environnementalistes et musiciens tibétains ont été appréhendés ces derniers mois.

Penser juste

La mise au pas des esprits dissidents dans la province ne date pas d’hier, la nouveauté cependant, notent les organisations de défense des droits de l’homme, c’est que cette vague de répression concerne aujourd’hui les nouvelles élites intellectuelles et culturelles tibétaines, considérés jusqu’ici sinon comme des alliées, du moins comme inoffensives pour le pouvoir.

L’objectif est "d’identifier dans les oeuvres culturelles ou intellectuelles un contenu "subversif" et des critiques voilées de la politique chinoise au Tibet. C’est donc essentiellement un travail de police politique, qui cherche à identifier si les intellectuels visés pensent "correctement" ou non, c’est-a-dire si leur loyauté politique à l’Etat chinois est sans ambiguïtés", explique Nicholas Bequelin, chercheur pour l’organisation Human Right Watch, à Hong Kong.

C’est cette politique qui a conduit les autorités de la région autonome à renforcer en mai dernier leur surveillance sur les magasins proposant des services d’impression et de photocopies. Désormais ceux-ci doivent s’enregistrer auprès de l’administration pour permettre aux forces de sécurité d’accéder à l’identité de leur client en cas de besoin. Une manière de freiner la dissémination d’informations considérée comme subversive.

Et dans cette chasse aux esprits malveillants, les autorités locales n’hésitent pas à jouer la surenchère. Si le gouvernement central a clairement ouvert un nouveau chapitre répressif après 2008, "il y a également une dimension locale, dans le sens où l’appareil de sécurité a vu ses pouvoirs considérablement renforcés et peut maintenant inquiéter ou arrêter des gens qui auparavant n’étaient pas forcément appréciés du pouvoir mais tolérés dans la mesure où ils cantonnaient leurs activités dans les sphères culturelles semi-officielles", poursuit Nicholas Bequelin.

Une politique contre-productive

Cette répression élargie aux élites tibétaines modérées est pourtant loin de produire les effets désirés. Au contraire, selon certains observateurs, elle n’a fait que radicaliser une frange de la population qui avait finit par composer avec les abus de la politique chinoise, sans mot dire.

"Alors que les poètes et chanteurs tibétains utilisaient souvent un langage métaphorique pour exprimer par exemple leur dévotion au Dalai Lama, depuis mars 2008 leur langage est devenu plus explicite et précis dans ses critiques de l’Etat. Les intellectuels contestent directement les récits du gouvernement sur le Tibet, ce qui représente un défi plus complexe pour le PC chinois qu’avant", analyse Kate Saunders d’International Campaign for Tibet.

Dans son dernier ouvrage enflammé, Shogdung s’excuse pour les critiques émises dans le passé contre la culture tibétaine et parle du Tibet comme d’un "lieu de terreur". C’est aussi le cas de Tashi Dhondup, jeune chanteur populaire, auteur du titre "Torture sans trace" composé dans la foulée des émeutes de mars 2008. Il a été condamné en janvier à 15 ans de travaux forcés.

Lors de son audience la semaine dernière, Karma Samdrup a dénoncé les tortures dont il a été victime pendant ses six mois de détention. Son récit n’a pas attendri ses juges.

"Plus de deux ans après les troubles, la pression de l’appareil de sécurité reste extrêmement haute, un signe manifeste de l’échec des politiques de Pékin dans la région", conclut Nicholas Bequelin. Le sort de ces hommes, sévèrement sanctionnés, creuse chaque fois un peu plus le gouffre entre le pouvoir et le peuple tibétain, nourrissant les risques d’agitation dans la région.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 13:44

La population des antilopes de Tibet, en voie de disparition par le passé, est en train de doubler grâce aux efforts de préservation déployés dans la Région Autonome du Tibet au Sud-Ouest de la Chine, a annoncé jeudi un responsable local.

« Plus de 120000 antilopes de Tibet vivent dans la Préfecture de Nagqu, une région désertique au nord du Tibet, le double de leur population en 2000 », a déclaré Tan Yongshou, un haut fonctionnaire de Nagqu, lors d'une réunion régionale sur les forêts du Tibet à Lhassa.

Il a attribué l'augmentation de la population des animaux à la création, depuis l'an 2000, de 17 réserves naturelles représentant 56 % du territoire de Nagqu.

«Ces réserves couvrent une superficie de 236000 km² et abritent près de 500 espèces d'animaux sauvages dont des antilopes, des yaks sauvages, des ânes sauvages du Tibet et des léopards des neiges - dont 40 sont sous la protection de l'Etat », a indiqué Tan.

La population des yaks sauvages et des ânes a également augmenté de 50 %, a-t-il dit.

Outre les patrouilles de routine qu'effectuent les travailleurs forestiers, le gouvernement local a engagé près de 5000 gardes bénévoles pour aider à protéger la faune locale. « Le braconnage est strictement interdit, même si les animaux risquent de causer des dommages aux éleveurs et agriculteurs locaux», a dit Tan.

Le gouvernement local a payé plus de 20 millions de yuans (2,9 millions de dollars) de compensation pour couvrir les pertes encourues par les agriculteurs au cours des dix dernières années, a-t-il ajouté.

La préfecture de Nagqu a la réputation de posséder 40 millions d'hectares de pâturages et plus de 4 millions d'hectares de zones humides. C'est une région d'habitation idéale pour les animaux sauvages.

Il y avait des millions d'antilopes de Tibet dans la région, mais la chasse excessive et l'empiétement de l'homme sur leur habitat a provoqué la baisse de la population de ces animaux au cours des dernières décennies.

Les trafiquants internationaux utilisent la laine des antilopes de Tibet pour fabriquer des châles shahtoosh, un produit de luxe très réputé mondialement. Pour la fabrication d'un châle, il faut trois à cinq morceaux de laine de l'antilope.

Depuis 1979, l'animal a été reconnu comme espèce menacée et protégée par la Convention sur le commerce international des espèces menacées.

Depuis 1998, le Tibet a resserré le contrôle et la surveillance des zones où résident les antilopes.

Les antilopes de Tibet habitent principalement au Tibet, dans la province du Qinghai et la partie occidentale de la Région autonome Ouïgoure du Xinjiang.

Environ 80 % de la population totale de ces animaux habite dans le nord du Tibet, tandis que les 20 % restants errent dans les terres de Hoh Xil, la plus grande région inhabitée de Chine, dans la province voisine du Qinghai.

Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 21:22

SAVETIBET.FR

23/06/2010

Résumé du rapport :
« Une dangereuse traversée : des conditions qui affectent l’émigration des réfugiés tibétains », 2009.

En 2009, la situation des Tibétains au Népal a été d’autant plus dégradée que les autorités chinoises ont cherché à empêcher toutes les manifestations contre la répression au Tibet. A la suite de l’aggravation de la situation, résultant des troubles qui ont secoué l’ensemble du plateau tibétain en mars 2008, la sécurité aux frontières demeure fragile. Bien qu’il soit plus important qu’en 2008, le nombre de Tibétains qui ont choisi l’exil en 2009 est faible, en comparaison aux années précédentes.

Au total, en 2009, 838 Tibétains ont effectué la dangereuse traversée de l’Himalaya pour atteindre le Népal et l’Inde, la destination finale. Ce nombre ne se situe que légèrement au-dessus de celui de l’an dernier qui était approximativement de 652. Il est bien en-dessous des 2 500 à 3 500 personnes qui tous les ans traversaient la frontière ces dernières années. Cette spectaculaire baisse du nombre d’émigrants peut être attribuée à l’augmentation des risques auxquels s’exposent les Tibétains du Tibet face au resserrement de la situation qui est en cours depuis le début des protestations de 2008, et au renforcement de la sécurité le long de la frontière tibéto-népalaise.

Les raisons qui poussent chaque année des Tibétains sur les routes de l’exil, du Népal et de l’Inde, sont détaillées dans ce rapport. Très souvent, ils fuient la politique répressive et le climat de terreur au Tibet. Les parents préfèrent envoyer leurs enfants dans des écoles en Inde afin qu’ils reçoivent une éducation impossible à obtenir en RAT. D’autres ont perdu leurs terres et leur moyen de subsistance à cause des objectifs stratégiques et économiques de la Chine au Tibet.

Une fois arrivés au Népal, les Tibétains se retrouvent encore menacés, en raison de la situation instable qui leur est attribuée. Au cours des dernières années, sous la pression du gouvernement chinois, l’attitude népalaise a changé vis-à-vis des Tibétains qui entrent ou restent en transit sur le territoire. Ce rapport traite en particulier la question de la situation des Tibétains qui ont traversé le Népal en 2009.

Selon une tendance initiée il y a deux ans, les autorités népalaises ont réitéré en 2009 le langage utilisé par le gouvernement chinois, lorsqu’il s’agit de traiter la question des réfugiés tibétains au Népal. Elles mettent en avant une approche davantage fondée sur « la loi et l’ordre » que sur les aspects humanitaires qui avaient pourtant caractérisé le traitement de la question, ces dernières décennies. Par exemple, les réfugiés tibétains sont plus fréquemment décrits aujourd’hui comme « des immigrants illégaux ». Régulièrement, des leaders népalais affirment la nécessité d’empêcher des actions « anti-Chine » sur leur sol. En 2009, à un an des manifestations de mars 2008 qui avaient éclaté à travers tout le Tibet, l’attention collective s’était concentrée autour des manifestations tibétaines à l’extérieur de l’Ambassade de Chine à Katmandou que certains Népalais tentaient d’empêcher.

Depuis mars 2009, des Tibétains en exil à Katmandou continuent, en dépit des risques, à s’engager dans des mouvements de protestation, guidés par la détresse et la colère, au vu des effets de la répression actuelle sur le Tibet. La réponse des autorités népalaises a été sévère et brutale. Elles ont adopté un seuil de tolérance moindre vis-à-vis des manifestants. Pékin avait expressément demandé au gouvernement népalais d’arrêter toutes protestations de ce type, déclarant qu’elles étaient une cause d’irritation pour les relations entre la Chine et le Népal.

Qu’ils transitent par le Népal ou qu’ils résident sur le territoire, les Tibétains du Népal sont de plus en plus vulnérables. Ceux qui ont quitté le chef supérieur de la communauté tibétaine dans le quartier de Bodnath à Katmandou pour les environs sont décrits comme des « désespérés » et se sentent « comme s’ils étaient invisibles, comme s’ils n’avaient pas le droit d’exister ».

La vague de protestations qui a commencé en mars 2008 à Lhassa et qui s’est répandue sur tout le plateau tibétain a profondément transformé le paysage politique des Tibétains, tant pour ceux du Tibet que pour ceux du Népal. ICT a enregistré plus de 200 actes de protestation au Tibet depuis le 10 mars 2008. Le violent resserrement de la situation par le gouvernement chinois a entraîné le décès, la disparition ou l’emprisonnement de centaines de Tibétains dont plus de 700 ont été arrêtés ou détenus sur des charges politiques.

Quelques temps avant les Jeux Olympiques de Pékin en 2008, le gouvernement chinois avait fermé la frontière entre le Népal et le Tibet, dans le but d’empêcher les manifestations qui auraient pu avoir lieu au moment de l’ascension du cortège de la flamme olympique sur le Mont Everest. La sécurité le long de la frontière a été, une fois de plus, renforcée à la suite des manifestations de mars 2008. Ajouté au resserrement politique de la situation, ce renforcement contribue à une baisse significative du nombre de Tibétains qui ont fait cette périlleuse traversée jusqu’au Népal.

Selon les informations obtenues par ICT, plus de 25 éminents Tibétains ont été détenus, les 8 et 9 mars 2009, par la police népalaise qui souhaitait prévenir les protestations de mars 2009 à Katmandou. Ils étaient suspectés d’avoir joué un rôle de leader dans les manifestations à Katmandou en 2008. Dans certains cas, les Tibétains sont restés en détention, alors que des policiers procédaient à une fouille de leur maison. Ils n’ont ni reçu de mandat d’arrêt, ni obtenu les raisons de leur détention. Ces détentions ont eu lieu avant la date anniversaire du rassemblement du 10 mars.

Aucun refoulement n’a été rapporté en 2009 mais les difficultés pour obtenir des informations sur la situation aux zones frontières rendent compte du fait qu’assurer la sécurité des Tibétains qui franchissent les montagnes devient de plus en plus difficile.

Traduit de l’anglais par Elodie Bernard.

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:47

Le groupedu G20 exhorté à agir pour le Tibet par le Groupe Interparlementaire Mondial
Dharamsala, Juin 24 - Quelque 133 parlementaires de 30 parlements à travers le monde ont appelé les dirigeants du G20 pour jouer un rôle proactif dans la résolution de la crise tibétaine.

Le Réseau international des parlementaires sur le Tibet (Inpat) a été convoqué à Rome en novembre dernier au cours de la cinquième Convention mondiale des parlementaires sur le Tibet", qui a été inaugurée par le leader tibétain Sa Sainteté le Dalaï Lama. Le réseau des parlementaires du monde a tenu sa première réunion annuelle c e 2 Juin, cette année à Bruxelles et a désigné l'ONG, ICT,( Campagne Internationale pour le Tibet )en tant que Secrétariat pour le Réseau.

Penpa Tsering, le Président du Parlement tibétain en exil, a déclaré: «Nous croyons que la création du Réseau international des parlementaires sur le Tibet et son secrétariat a été un bon premier pas entrepris afin de renforcer davantage la coordination et de réseau parmi les partisans parlementaires du Tibet afin d'assurer des efforts concertés pour obtenir des résultats concrets. "

Dans une lettre adressée au Premier ministre canadien Stephen Harper, les Parlementaires ont demandé « la protection et le développement de l'identité unique du Tibet » qui, selon lui pourrait être atteints en respectant les principes "pré-existants sur l'autonomie telle que définie dans la Constitution de la République populaire République de Chine ». Les dirigeants du G20 se réunissent à Toronto les 26 ert 27 juin, avec entre autres participants le président chinois Hu Jintao.

Le président du groupe InterParlementaire européen, Matteo Meccaci, a déclaré: "Il est essentiel que les dirigeants du G20 de prendre l'initiative de convaincre la Chine de la nécessité de reprendre les négociations avec les autorités tibétaines, sur la base du protocole d'accord sur de véritables autonomie présentée par le dalaï-lama en 2008. "

Inpat appelé ses homologues internationaux de la Chine pour lui rappeler d'apporter une coopération «durable» avec la partie tibétaine, qui ont proposé "une véritable autonomie» comme la meilleure solution pour les deux parties.

Le Monde de cette année la Journée des droits de l'homme sur Décembre 10, Inpat entreprendra une initiative parlementaire mondiale en réaction à la grave situation des droits de l'homme au Tibet. Inpat regroupe des membres d'environ 15 pays participeront à la célébration des 50 ans de la démocratie tibétaine en exil qui doit avoir lieu le 2 Septembre à Bylakuppe tibétaine, Inde du Sud.
World parliamentarians' group urge G20 leaders to act on Tibet


Phayul[Thursday, June 24, 2010 12:30]
By Tenzin Tsering

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 11:41

DERNIERE MINUTE
KARMA SAMDRUP VIENT D'ÊTRE CONDAMNE A 15 ANS D'EMPRISONNEMENT... condamnation aggravée comparée à la précédente sentence...

Karma Samdrup has been sentenced to 15 years - worse than earlier reports
indicated.

The lawyer just passed on this information to some reporters in
China and news will be out on the wires shortly.

Un militant écologiste tibétain témoigne de la torture en prison

le 23/6/2010 à 14h56 par Mathilde Bonnassieux (Aujourd'hui la Chine)

Coups, drogues, privation de sommeil… Karma Samdrup, collectionneur d'antiquités et écologiste plusieurs fois récompensé, arrêté dans un contexte douteux s'est dit victime de tortures pendant ses 6 mois en prison.
Karma Samdrup, homme d'affaires et écologiste tibétain renommé, arrêté pour d'obscures raisons en janvier dernier, a dénoncé lors de son passage devant la justice, mardi 22 juin, les tortures dont il a été la victime pendant ses six mois de détention.

Lorsqu'elle l'a vu apparaître à l'audience, sa femme s'est montrée choquée, rapporte le quotidien hongkongais South China Morning Post. Celle-ci n'avait pas revu son mari depuis son arrestation.
A l'ouverture de son procès, qui se tient dans le district de Yangqi, dans la province du Xinjiang, voisine du Tibet, Karma Samdrup a raconté avoir été battu jour et nuit par la police pour avouer et que les agents lui administraient des drogues le faisait saigner du nez et de la bouche. Il dit aussi avoir été suspendu en l'air plusieurs heures durant. Il a perdu environ 15 kg.
Karma, un des plus importants collectionneurs d'antiquités tibétaines, a fondé il y a 5 ans une ONG pour la protection des trois rivières du Qinghai, activité qui lui a valu plusieurs prix. En 2006, la puissante chaîne de télévision nationale CCTV l'a même nommé philanthrope de l'année pour avoir su "créer une harmonie entre les hommes et la nature".

Ses deux frères, Rinchen Samdrup et Jigme Namgyal, eux aussi à la tête d'une ONG environnementale, ont été arrêtés en août dernier après avoir accusé des officiels locaux de se livrer à un commerce illicite d'espèces en danger. Le second, handicapé, purge une peine de 21 mois dans un camp de rééducation pour "atteinte à la sécurité nationale".

Le premier, accusé de "subversion à la sécurité de l'Etat", une qualification pénale plus grave, devait être jugé ce jeudi 24 juin, mais son procès a récemment été reporté à une date non communiquée.

Karma a été arrêté 6 mois plus tard à Chengdu, dans le Sichuan, accusé de commercer des oeuvres pillées dans des tombes. La charge remontait à 1998 mais n'avait pas été poursuivie jusqu'ici.

Ses soutiens, selon le South China Morning Post, affirment que les autorités se sont servies de cette vieille accusation pour punir Karma de s'être porté en faveur de la défense de ses frères.

Le cas de cette famille illustre le renforcement de la répression au Tibet depuis les émeutes de mars 2008.

Selon l'organisation International Campaign for Tibet basée à Washington, 31 Tibétains se trouvent actuellement en prison pour avoir "témoigné de leurs visions, écrit des poèmes ou des proses, ou simplement partagé des informations sur la politique du gouvernement chinois et son impact au Tibet".

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 23:05

FRANCE TIBET

 

A 25 ans, le karmapa-lama est l'une des figures majeures du bouddhisme tibétain. Pourrait-il succéder un jour au dalaï-lama? L'idée semble effrayer l'Inde, sa terre d'accueil, qui l'a privé il y a peu d'une tournée en Europe. L'Express est allé le rencontrer.
Voici un garçon venu du Toit du monde. Fils de nomades tibétains, Ogyen Trinlé Dorjé a été reconnu comme une "sainte incarnation" - la 17e, dans la lignée des karmapas, vieille de neuf cents ans. Avant de fuir la Chine en décembre 1999, à travers les montagnes de l'Himalaya, le jeune homme était le seul lama reconnu à la fois par le dalaï-lama et par le gouvernement de Pékin.
Aujourd'hui, certains voient en lui un successeur éventuel au chef des Tibétains en exil, âgé de 74 ans. Une perspective que le jeune homme refuse d'envisager - les karmapas ont toujours joué un rôle purement spirituel, rappelle-t-il, et n'ont jamais exercé le moindre rôle politique. Reste que l'idée semble inquiéter certains. Sa tournée en Allemagne, en France et au Royaume-Uni, prévue ce mois-ci, a été annulée, car les autorités indiennes ont refusé de délivrer les autorisations nécessaires. Sans doute soucieux de préserver ses bonnes relations avec Pékin, New Delhi ne semble guère enthousiaste à l'idée que les Tibétains en exil se découvrent, après la disparition inévitable du dalaï-lama, un nouveau leader charismatique. Et le jeune homme, qui a grandi sur les hauts plateaux du sud-est du Tibet, semble désormais limité dans ses mouvements.
A 25 ans, fan de Facebook et propriétaire actif d'une console de jeu, le karmapa-lama a longuement interrogé le photographe de L'Express sur les qualités et les défauts de son appareil numérique professionnel. Avec sa voix douce, ses yeux brillants et son sourire ravageur, on comprend que les Indiens aient hésité à le laisser se montrer en Occident - à Londres, le prince Charles avait déjà manifesté le désir de le rencontrer.
Le garçon venu du Toit du monde ira loin. Parmi les bouddhistes tibétains en exil, il est déjà l'"idole des jeunes".
Quel est votre plus ancien souvenir ?
Le bruit des chevaux au galop dans la plaine. Ce jour-là, j'étais allongé sous une tente, me semble-t-il, auprès de mes parents. Jusqu'à l'age de 7 ans, j'ai habité dans la région reculée du Kham [sud-est du Tibet]. Nous étions des paysans nomades. Ç'a été le meilleur moment de ma vie. J'avais le coeur léger et tout me semblait simple. Je n'avais aucune inquiétude et, de fait, aucune raison d'en avoir. Je vivais dehors, dans un paysage de grands espaces. Mes parents possédaient des troupeaux de chevaux ; très tôt, j'ai appris à les monter.

En 1992, alors que vous alliez avoir 7 ans, vous êtes reconnu officiellement comme la 17e réincarnation du karmapa et devenez, à ce titre, le chef d'une des quatre écoles majeures du bouddhisme tibétain. Avez-vous compris, alors, ce qui vous arrivait ?
Quand l'équipe de reconnaissance est venue de Lhassa, elle s'est d'abord rendue dans un monastère, non loin d'où nous habitions. Ces visiteurs ont posé de nombreuses questions, en particulier à mes parents, qui ne comprenaient pas toujours. Le Tibet est un immense territoire, où la population est très dispersée et s'exprime avec de nombreux dialectes.

Par la suite, ces inconnus vous emmènent à Lhassa, la capitale, où vous êtes plongé dans un environnement totalement nouveau. Qu'avez-vous ressenti?
J'étais un enfant. Tout cela me semblait excitant. Quelle aventure! On m'a fait monter dans une voiture - la plus grosse que j'aie jamais vue - et, à l'intérieur, je me souviens avoir pensé que l'on m'offrirait sans doute de nombreux jouets et que la vie serait belle. A l'approche de Lhassa, cependant, j'ai commencé à éprouver des craintes. Peut-être ne serait-ce pas si facile... Comment une existence serait-elle aisée si vous êtes au centre de l'attention de tout le monde? En fait, j'avais déjà tout compris.
Est-ce à dire que vous êtes devenu karmapa sans joie, à contrecoeur?
Ce serait trop fort. Je ne m'y suis pas opposé. Mais j'étais inquiet.
Le 28 décembre 1999, âgé de 15 ans, alors que vous avez déjà été présenté au président de la Chine, Jiang Zemin, qui a avalisé le choix des autorités tibétaines, vous sautez d'une terrasse de votre monastère et fuyez à travers les montagnes, au péril de votre vie, vers l'Inde. Etait-il important pour vous de rencontrer le dalaï-lama dans son exil de Dharamsala?
Beaucoup de kilomètres séparent le dalaï-lama des habitants du Tibet. Mais ces derniers se sentent proches de lui. Tous ceux qui parviennent à fuir souhaitent en premier lieu rencontrer le dalaï-lama. C'est, pour eux, la réalisation d'un vieux rêve. Et ça l'a été pour moi, aussi.
Comment décririez-vous aujourd'hui votre relation avec lui?
Sa Sainteté le dalaï-lama est le leader spirituel et temporel de tous les Tibétains. C'est un homme hors pair. Sur le plan temporel, il est d'une grande dignité. Sur le plan spirituel, il joue un rôle de premier plan, qui est reconnu dans le monde entier. A titre personnel, j'ai la chance d'entretenir d'excellentes relations avec lui et de recevoir ses conseils.
Sur Internet, une vidéo circule dans laquelle il se tourne vers vous et affirme : "Vous devez continuer mon travail." Cela doit-il être interprété dans un sens spirituel et temporel?
Il s'adresse ainsi à tous les Tibétains, et en premier lieu aux jeunes. C'est à ma génération de protéger, de préserver, de maintenir et de transmettre l'héritage de nos ancêtres. Afin de préserver la spiritualité et la culture tibétaines, nous devons protéger notre identité. Dans la séquence vidéo à laquelle vous faites allusion, il me semble que le dalaï-lama exprime notre proximité.

Si vous deviez succéder au dalaï-lama, sur les plans spirituel et temporel, seriez-vous prêt à le faire?


Sa Sainteté le dalaï-lama me conseille de rester soigneusement à l'écart des questions politiques. Dans ma position, la seule chose qui m'importe est d'aider au maintien de l'héritage culturel et religieux du peuple. Comme individu et comme Tibétain, ma priorité est la condition de mes frères humains, tibétains ou non. Je n'aspire pas à une autre position ou à un autre statut que ceux que j'occupe aujourd'hui. Ce que j'ai me suffit largement. Je ne demande rien de plus.
Pourtant, vous êtes reconnu à la fois par le dalaï-lama et par le gouvernement chinois. A cet égard, vous occupez une position unique. Mieux, depuis votre départ de Chine, Pékin n'a pas émis de remarque hostile vous concernant. N'êtes-vous pas en mesure de faciliter un dialogue, à l'avenir ? Il y a toujours eu, dans les siècles passés, une relation étroite entre le karmapa et l'empereur de Chine.
Ces temps-ci, hélas, je ne vois guère de raison d'être optimiste. En théorie, en effet, je pourrais sans doute jouer un rôle positif ou utile. Je ne parle même pas de politique, mais de simples relations humaines. Chacun doit revenir au bon sens et abandonner toute rigidité idéologique. En pratique, toutefois, comment faire ? La paranoïa règne et nous sommes condamnés à l'immobilisme. Comme Tibétain, comme être humain, si l'opportunité devait se présenter, je serais heureux de contribuer à un déblocage.
De nombreux Chinois se rendent en Inde et assistent à vos enseignements. De Taïwan, de Singapour, mais aussi, pour certains d'entre eux, de Chine continentale. Que cherchent-ils auprès de vous?
A Pékin, le gouvernement est communiste, certes. Et on a parfois le sentiment que rien ne pourra jamais changer. Pourtant, certains Chinois regardent au-delà de leur vie quotidienne. Au fur et à mesure que leur niveau de vie s'améliore sur le plan matériel, ils s'aperçoivent qu'il leur manque quelque chose de plus fondamental - la vie spirituelle. Or, le bouddhisme a une longue histoire en Chine : s'il est une religion que l'on peut qualifier de "nationale", c'est bien elle. De nombreux Chinois se reconnaissent dans le bouddhisme ; un peu comme si cela faisait partie de leur histoire familiale. C'est un retour aux sources. Voilà pourquoi, sans doute, on constate en Chine une renaissance de la pratique bouddhique. La soif de spiritualité ne fait aucun doute. Les sites Internet sont souvent bloqués par la censure, mais les Chinois parviennent à échanger des informations et à établir parfois des liens avec des lamas au Tibet. D'autres s'intéressent au bouddhisme sur un plan purement culturel. Ils veulent apprendre. Alors, ils viennent me voir. D'autant qu'il existe, en effet, de nombreux liens historiques entre les Chinois bouddhistes et les karmapas.
En France, la communauté bouddhiste tibétaine est divisée. Certains, minoritaires, reconnaissent un autre karmapa. Que leur dites-vous?
Je n'ai rien à leur dire car - je vous l'assure, du fond du coeur - je ne veux pas me confronter à qui que ce soit. Je peux seulement parler de moi, plutôt que de prendre position sur le fond. Dans l'histoire sacrée de la lignée, la réincarnation précédente reconnaît le suivant. L'aîné, en quelque sorte, choisit toujours son cadet. Pour ma part, je suis identifié par le 16e karmapa dans une lettre de reconnaissance qui, me semble-t-il, fait foi. Je me contente de respecter la tradition. D'ailleurs, je ne saurais pas comment faire pour revendiquer le statut de karmapa. C'est une question d'ordre spirituel. Si d'autres ne me reconnaissent pas comme la réincarnation du karmapa, qu'y puis-je ?
Partagez-vous le sentiment de frustration, voire d'étouffement, de nombreux jeunes Tibétains en exil?
Oui, ce mot d'étouffement est le bon et c'est ce qui explique le besoin de protester, parfois. Soyons réalistes, cependant. Ce n'est pas ainsi que l'on fera avancer la cause du peuple tibétain. Ce dont nous avons besoin, c'est un projet, un plan et un processus.
Etes-vous inquiet de la perspective d'une explosion violente si le dalaï-lama venait à disparaître?
Oui, c'est une source d'inquiétude majeure pour moi.
Vous êtes un jeune homme qui porte les responsabilités et les charges d'un homme mûr. N'y a-t-il pas des moments où vous souhaiteriez marcher dans les champs, jouer avec d'autres, vivre une vie tranquille...
Je comprends ce dont vous parlez, mais, voyez-vous, mon mode de vie est supportable. Ma formation spirituelle m'aide sans doute. L'esprit humain est sans limites. La capacité de chacun à endurer et à s'adapter ne doit pas connaître de limites.
Avez-vous des nouvelles de vos parents?
J'ai parlé il y a peu avec ma mère. Nous conversons de temps à autre au téléphone. Elle est assez malade.
Pensez-vous un jour revoir vos parents? Je l'espère beaucoup, oui.
Comment faire?
C'est très difficile. Ils vivent au Tibet, sous le pouvoir du gouvernement chinois. C'est très difficile, je le sais. Je les aime beaucoup. C'est la raison pour laquelle j'aimerais tenter de les revoir. Je leur dis toujours, au téléphone, que j'essaierai de les revoir. Mais je ne sais pas comment faire.
Ont-ils subi des pressions de la part du gouvernement chinois?
Non. Enfin, rien de grave. Désormais, s'ils souhaitent se rendre à Lhassa, ils ont besoin d'une autorisation officielle. Ce n'est pas si terrible. Moi aussi, je devrais demander l'autorisation pour me rendre à Lhassa!
Le karmapa-lama
1985 Le 26 juin, naissance au Tibet d'Apo Gaga, qui sera ensuite reconnu comme le 17e karmapa et se verra attribuer le nom de Ogyen Trinlé Dorjé.
1992 Le 9 juin, le dalaï-lama confirme la reconnaissance.
1999 Le karmapa fuit dans la nuit le monastère de Tsurphu, mécontent des obstacles dont usent les autorités chinoises pour empêcher sa formation.
2000 Après une périlleuse traversée de la chaîne de l'Himalaya, il atteint le 5 janvier Dharamsala, dans le nord de l'Inde, résidence du dalaï-lama.
2008 Il se rend aux Etats-Unis et enseigne pendant deux mois dans la communauté bouddhiste.
2010 Annulation d'une tournée en Europe : les autorités indiennes, peut-être sous la pression de la Chine, lui refusent l'autorisation de voyager.

 

 

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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