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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 23:10

 

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FRANCE TIBET

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 22:57

Tashi Wangdi va quitter le poste de Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama à Bruxelles.

Mardi 7 décembre 2010, par Communauté Tibétaine // Actualités

Un mot de Thupten GYATSO :

Un mot de Thupten GYATSO :

Monsieur Tashi Wangdi, est l’actuel représentant de Sa Sainteté le Dlaï Lama à Bruxelles et il a annoncé la nouvelle de sa démission du poste de représentant, dans une lettre adressée à l’attention de tous les amis du Tibet, dans laquelle, il avait indiqué qu’il sera remplacé à titre provisoire par Monsieur Kelsang Gyaltsen, qui est l’un des deux émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama, chargé des négociations avec le gouvernement de la République populaire de Chine.

Tashi Wangdi fera partie de cinq candidats prétendant au poste du Premier Ministre du Gouvernement tibétain en exil. Il va donc consacrer son temps entièrement pour sa campagne, durant le deuxième tour de l’élection de nouveau Premier Ministre ( Kalon Tripa) au suffrage universel direct par l’ensemble de l’électorat de la diaspora tibétaine.

La Charte du Gouvernement tibétain n’autorise pas le Premier Ministre actuel, Professeur Samdhong Rinpotché, au delà de deux mandats consécutifs, de se présenter à nouveau dans ce scrutin national pour élire son successeur. Tout de même, au bout de deux mandats au Kashag, le Professeur Samdhong Rinpotché reste très populaire chez les Tibétains et il bénéficie toujours de la confiance de Sa Sainteté le Dalaï Lama et des Tibétains, ce qui n’est pas une mince affaire.

Celui ou celle qui va lui succéder va avoir du pain sur la planche, afin d’asseoir son autorité et sa légitimité au sein de la communauté tibétaine. La jeune démocratie tibétaine doit se doter d’un leader capable de conjuguer les défis de son époque avec la politique qu’il entend mener pour répondre aux intérêts communs du Tibet : faire reconnaître les Droits du peuple tibétain et restaurer la dignité du pays.

Le débat actuel au sujet de l’élection du Premier Ministre tibétain se tourne autour de deux interrogations: faut-il élire une personne d’expérience ou un jeune visionnaire ? L’homme qui sera issu du prochain scrutin va refléter ces deux choix des Tibétains. A mon avis : le premier serait le statu quo et le deuxième sera pour la passation du Flambeau à la nouvelle génération tibétaine. quel que soit le vainqueur de ce scrutin et il sera le Premier Ministre de tous les Tibétains.

Observons de près le résultat de l’élection du prochain Kalon Tripa, le 20 mars 2011.

Lettre de Tashi Wangdi

<< Mesdames, Messieurs, Cher (e)s ami(e)s du Tibet,

Je vais bientôt quitter le poste de Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama à Bruxelles.

Je profite de cette occasion pour vous exprimer mes remerciements pour tout ce que vous faites pour le Tibet. Comme le dit souvent Sa Sainteté, nous considérons votre soutien comme une action pour la vérité et la justice, et non pas pour le Tibet ou contre la Chine. C’est cela l’essence même du combat du Peuple tibétain. Durant ces deux dernières années, j’ai eu le plaisir de vous rencontrer à de nombreuses reprises. M. Kelsang Gyaltsen, ancien Représentant et actuellement, l’un des deux émissaires de Sa Sainteté le Dalaï Lama chargé des négociations avec le gouvernement de la République populaire de Chine me succédera, à titre provisoire, en attendant qu’un nouveau Représentant soit nommé. Je reviendrai alors pour effectuer la passation de pouvoirs. J’aurai à ce moment là des occasions de rencontrer certains d’entre vous. Ces prochaines années seront cruciales, d’autant plus que la situation du monde évolue de manière rapide. Votre soutien aussi sera fondamental pour travailler sur de nombreux enjeux liés à la question du Tibet – la paix, la sécurité, les droits de l’Homme, les changements climatiques … Comme vous le savez, la 6ème Conférence Internationale des réseaux d’associations et groupes de soutien au Tibet (TSG) a eu lieu en Inde au début de ce mois de novembre. La déclaration ainsi que le texte des résolutions adoptées vous seront présentés bientôt par le Comité organisateur de la Conférence. Ces documents constitueront une bonne base du travail de coordination des actions internationales afin d’obtenir un maximum de résultat dans les trois ans à venir. Avec mes chaleureux remerciements et mes très cordiales salutations.">>

Tashi Wangdi Représentant de Sa Sainteté le Dalaï Lama auprès de l’Union européenne, l’Europe occidentale et le Maghreb Bureau du Tibet 24, Avenue des Arts - 1000 Bruxelles
Tel. : - Fax : +32 2 280 29 4


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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 14:47

FRANCE TIBET


Six pays ont refusé d'assister à la cérémonie de remise des Prix Nobel de la paix attribué au dissident chinois emprisonné Liu Xiaobo.
Le Comité Nobel norvégien a déclaré que les ambassadeurs de Chine, Russie, Kazakhstan, Cuba, Maroc et Irak sont annoncés absents.
Le Secrétaire du Comité Geir Lundestad précise qu'aucune raison n'a été annoncée pour ces refus.
M. Lundestad a rappelé que Pékin s'était engagé dans une campagne sans précédent pour saboter la participation à la cérémonie du 10 Décembre.

"Je n'ai pas souvenir d'un exemple pour lequel un pays a aussi activement et directement essayé de tenir à l'écart des ambassadeurs pour une 'une cérémonie du Prix Nobel", at-il dit.
Dès le début du mois, la Chine a averti qu'il y aurait des "conséquences" pour les gouvernements qui manifesteraient leur appui pour Liu Xiaobo lors de la remise du Prix.

Le gouvernement de Pékin a déclaré M. Liu est un "criminel".


Le dissident de 54 ans a reçu une peine de 11 ans l'an dernier pour "incitation à la subversion" après avoir rédigé la Charte 08 - un appel à la démocratie multiparti et du respect des droits de l'homme en Chine.

Un porte-parole de l'ambassade de Russie à Oslo, Vladimir Isupov, a déclaré que l'ambassadeur ne serait pas en Norvège au moment de la remise du Prix.
"Il n'est pas politiquement motivé et nous ne nous sentons aucune pression de la Chine, a t-il déclaré à Associated Press.

«Question délicate»
Chaque année, le Comité Nobel invite tous les ambassadeurs en poste à Oslo pour la remise du Prix Nobel de la paix. La date limite de réponse du 15 Novembre, a été prolongée de trois jours.
M. Lundestad signale que 36 ambassadeurs ont accepté l'invitation à assister à la cérémonie cette année, six ont refusé et 16 n'ont pas encore répondu.
Liu Xiaobo purge une peine de 11 ans de prison pour "incitation à la subversion"

"Il y a toujours des ambassadeurs qui ne viennent pas pour une raison quelconque, et ils n'ont pas à dire pourquoi, dit-il.

Parmi ceux qui n'avaient pas répondu, M. Lundestad a déclaré que certains avaient demandé plus de temps.

"Plusieurs pays se doivent de vérifier auprès de leurs gouvernements, at-il dit à Reuters. «C'est devenu une question délicate pour certains gouvernements."
Il semble également probable que le Prix lui-même ne sera pas remis lors de la cérémonie car aucun membre de la famille de Liu Xiaobo ne pourra y assister, selon le secrétaire du Comité Nobel.
Le Prix se monte à 1,4 million de dollars (£ 900 000) qui ne peut être perçu que par le bénéficiaire ou les membres de la famille proche.
L'épouse de M. Liu a été placée en résidence surveillée dès l'annonce du Prix et les amis du couple ont déclaré à AP que ses frères étaient sous étroite surveillance policière.

Source :www.phayul.com
Traduction France Tibet le 4 novembre 2010.

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 14:44

FRANCE TIBET


Phayul[Thursday, 2 Décembre 2010 15:34]
Phurbu Thinley

Selon le journal népalais Kantipur Daily? l’ambassade des Etats-Unis de Kathmandou inscrit la mention “Réfugié Tibétain” sur les documents fournis avec le visa destiné aux Tibétains.

Activiste Tibétain inconnu tague “Tibet Libre” sur la porte principale du consulat chinois de Kathmandou. Février 2009 -- photo d’archive.(Photo: Phayul/file )
L’article précise qu’auparavant la même ambassade inscrivait la mention “Népalais” dans le paragraphe “nationalité”, en se référant aux documents de voyage fournis par le Ministère népalais des Affaires étrangères mais que l’ambassade modifia la mention à la suite de l’objection du Népal qui n’appréciait guère que celle-ci enregistre les réfugiés tibétains comme citoyen népalais.
L’ambassade des Etats-Unis au Népal utilise la mention ‘Réfugié Tibétain’ lors de la remise de visa
Le ministre népalais de l’intérieur, Bhim Rawal, avait ainsi officiellement déclaré son désaccord et demandé au gouvernement américain de changer cette procédure, il y a 3 mois, lors de la venue de l’assistante de la Secrétaire d’état des Etats-Unis.

Toujours selon le même article, le Ministre des affaires étrangères népalais fournit des documents de voyage uniquement aux Tibétains voulant quitter le pays officiellement enregistrés en tant que réfugiés.*
Mais les diplomates américains disent que le Népal a bel et bien refusé aux réfugiés tibétains le droit de partir définitivement pour les Etats-Unis, et cela dans l’intention d’éviter de troubler les relations du Népal avec la Chine.
Mais ceci n’a pas pu être mis en oeuvre du fait de la non coopération du Gouvernement Népalais qui ne fournissait pas les documents de voyage nécessaires aux Tibétains pour leur départ.

Au contraire le Népal a récemment promis de contrôler les “activités antichinoises ” dans le but de resserrer ses liens d’amitiés avec la Chine, mécène du pays pauvre.

Selon les statistiques, le Népal héberge plus de 20 000 Tibétains vivant principalement dans les vallées de Pokhara et Kathmandu.
Mais cette étude n’inclut pas les Tibétains arrivés après 1990, car le gouvernement népalais cessa de les enregistrer en tant que réfugiés. Or, des estimations font mention de 2 500 à 3 000 Tibétains s’échappant chaque année du Tibet à la suite de voyages dangereux à travers l’Himalaya, pour rejoindre leur gouvernement en exil à Dharamsala, au nord de l’Inde.

Le Népal, qui accueille les exilés tibétains depuis des décennies, subit de plus en plus la pression de la Chine qui désire une répression des manifestations politiques organisées depuis les Jeux Olympiques de Beijing.

Les défenseurs des Droits de l’homme disent que les réfugiés Tibétains du Népal, à la fois sous l’influence de Pékin et du manque de stabilité de son gouvernement, risquent de plus en plus l’arrestation et l’expulsion vers la Chine.
Ainsi, début juin, le Népal renvoyait trois réfugiés Tibétains aux autorités chinoises du Tibet bien que la communauté internationale s’en soit offusquée.
Ce qui n’empêche le Népal de partager ses informations d’activités antichinoises avec la Chine.
Mais pas seulement. Il y a tout juste un mois la police népalaise a saisi par la force les urnes de deux bureaux de vote, interrompant ainsi les élections tibétaines organisées à Kathmandu.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 13:11

 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:48

L'association les Amis du Tibet Luxembourg a fêté cette cette année son quinzième anniversaire. Monique Paillard, dans un entretien en deux parties, résume la situation aujourd'hui et partage son espoir de voir l'Europe s'inspirer des Tibétains en exil pour la mise en œuvre d'une «troisième voie».
Propos recueillis par David Broman



Pourriez-vous résumer la situation au Tibet?

Monique Paillard: «La répression continue, hélas. Il n'y a aucune liberté, que ce soit religieuse ou d'expression. Internet est censuré. Il y a toujours des centaines de prisonniers politiques et de nombreux témoignages de torture. Le nombre de moines est limité dans les monastères, beaucoup sont soumis à des séances de "rééducation", et contraints de dénoncer publiquement le dalaï-lama.
Pire, la situation se dégrade. Il y a, notamment, cette nouvelle loi qui prévoit de mettre fin à l'enseignement de la langue tibétaine au profit du seul chinois. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a des manifestations d'élèves et d'étudiants depuis mi-octobre: la Chine a signé une série de conventions internationales... qu'elle n'applique pas. Par exemple, elle reconnaît officiellement les droits des minorités ethniques. Pourtant, consciente de sa puissance croissante au niveau international, la Chine pousse de plus en plus loin ce que le dalaï-lama qualifie de "génocide culturel".»

Horreurs


«Cette menace contre la langue est dans la droite ligne de la politique de sinisation. Il y a ces primes bien connues pour encourager les fonctionnaires chinois à aller travailler au Tibet (où ils sont désormais majoritaires et de plus en plus nombreux depuis que le train relie Pékin à Lhassa). C'est pour cela aussi que se multiplient les lieux de plaisir – les bordels, les bars, les discothèques, d'immenses hôtels... La prostitution, qui n'existait pas avant l'invasion chinoise, est encouragée. Les Tibétains sont horrifiés. Idem pour l'alcoolisme. Comme avec les Indiens d'Amérique, on vend volontairement de l'alcool à un prix dérisoire en espérant que la population, désespérée, sombrera dans ce genre de déchéance. Enfin, on assiste à une répression féroce et accrue contre les intellectuels et – c'est nouveau – contre les défenseurs de l'environnement.»

Les ONG évoquent souvent des stérilisations massives...
M. P.: «En fait, on devrait en parler davantage mais les organisations internationales attendent pour bouger d'avoir des noms, des preuves, des statistiques, ce qui est presque impossible à fournir vu les difficultés: on sait que les femmes ont été stérilisées massivement pendant des années, en particulier en Amdo (dans le film Drapeau interdit d'Erling Söderström, une gynécologue affirme que c'est le cas de 85% des femmes de 25 à 35 ans de sa région) mais il faut faire une radio avec produit de contraste pour le prouver, ce qui suppose que la femme ose faire l'examen, que l'appareil existe, et qu'un médecin accepte de le pratiquer. On sait également que les stérilisations ont ensuite concerné aussi les hommes, mais comme la cicatrice disparaît au bout de quelques années, les enquêtes ne sont guère plus faciles. En fait, il y a beaucoup d'horreurs de ce genre qui se font et qu'on ne peut pas prouver officiellement.»

Démocratie

Par exemple?
M. P.: «On sait que des enfants handicapés sont enlevés et leurs organes vendus pour des transplantations à des cliniques dans des grandes villes chinoises. Une de nos partenaires m'a, par exemple, parlé de deux enfants handicapés qui ont disparu dans les villages où elle travaille. Vu qu'elle a déjà du mal à obtenir l'autorisation de se rendre dans cette région interdite aux touristes, elle est condamnée au silence sous peine de ne plus pouvoir travailler au Tibet.»

La résistance continue malgré tout...

M. P.: «Oui, dans tout le Tibet, et il serait plus juste de considérer les Tibétains non pas comme des victimes mais comme des héros, car ils font preuve d'une résilience admirable. Cela fait plus de cinquante ans que cela dure, et ils continuent à préserver leur culture contre vents et marées.»

On entend souvent dire que la société tibétaine traditionnelle enferme les Tibétains dans un obscurantisme bouddhiste moyenâgeux.

M. P.: «Chaque société a eu son Moyen Âge. C'est vrai, le Tibet, totalement fermé aux étrangers, avait un système qu'on pourrait qualifier de féodal. Mais l'œuvre du dalaï-lama, depuis 1959, a justement été la mise en place d'une organisation démocratique. Il a installé un gouvernement et un parlement en exil et souhaité la naissance de partis politiques. J'aimerais aussi faire remarquer que ce qui paraît archaïque pour nos sociétés basées sur la croissance et la consommation n'est souvent qu'une attitude saine de protection de l'environnement. Sur le haut plateau tibétain, par exemple, où les sols sont fragiles, la vie nomade est la seule qui soit adaptée et leur sédentarisation forcée a déjà des conséquences dramatiques. Enfin, il faut se méfier de la propagande chinoise qui est très efficace... Les Chinois disent apporter le progrès au Tibet. Corruption, surexploitation des ressources minières, pollution gigantesque, violations des droits de l'Homme... est-ce cela le progrès?»

Vous dites que la société tibétaine en exil a construit une démocratie. Mais ce n'est que tout récemment que le dalaï-lama, qui est un chef spirituel, a annoncé son retrait de la vie politique...

M. P.: «Le dalaï-lama sait qu'il faut du temps pour que les structures du changement se mettent en place et son retrait brutal aurait été suicidaire: il s'agit d'un gouvernement en exil, en charge d'une population de réfugiés, qui ne dispose ni de la puissance ni des fonds d'un État normal. Et la Chine met tout en œuvre pour le faire échouer. C'est une chance unique pour les Tibétains d'avoir pour guide un sage universellement reconnu, prix Nobel de la paix, qui – contrairement aux insinuations de la propagande chinoise – vit une vie simple de moine: tous les bénéfices de ses activités sont versés directement à des œuvres caritatives.
Je crois que nous, Européens, aurions beaucoup à apprendre des Tibétains. Le communisme a échoué parce qu'il privait de liberté. Le capitalisme a échoué parce qu'il place l'argent et l'égoïsme au cœur du système.
Les Tibétains, en pionniers, nous montrent une troisième voie, celle des valeurs et du développement durable – solidarité, non-violence, respect de l'environnement...».

Pourriez-vous préciser ce vous entendez par “troisième voie?

Monique Paillard: «Une voie qui concilie altruisme et ouverture au monde, où l'être humain puisse s'épanouir. Cela paraît peut-être utopique, mais est déjà mis en pratique avec succès dans les Villages d'enfants tibétains (Tibetan Children's Villages – TCV), dont le système repose sur des valeurs telles que l'amour, la tolérance, la paix. Dans notre société, c'est l'argent et la consommation qui ont été érigés en valeurs, mais c'est un système qui scie la branche sur lequel il est assis, car il sape les fondements qui lui ont permis de prospérer, comme la famille, l'entreprise et la collectivité et il ne mène pas au bonheur mais au surmenage et à l'anxiété.»

Qu'est-ce les TCV?

M. P.: «Les TCV sont bien plus que de "simples" villages d'enfants. C'est un concept qui ne cesse d'évoluer en fonction des besoins. Quand le dalaï-lama a fui le Tibet en 1959 et est arrivé à Dharamsala en Inde, environ cent mille Tibétains l'ont suivi. Sa mère et sa grande soeur ont ouvert dans l'urgence une petite "nursery" pour prendre en charge une soixantaine d'enfants qui avaient perdu leurs parents pendant l'exode. La nouvelle s'est répandue et des enfants pauvres et orphelins venus de partout sont venus grossir leurs rangs.
Elles sont décédées et en 1964, la sœur cadette du dalaï-lama, Jetsun Pema a courageusement repris le flambeau au pied levé. Elle a su faire grandir les TCV d'une façon habile, harmonieuse et efficace: aujourd'hui, les TCV assurent l'éducation de dix-sept mille enfants de la crèche à l'université et proposent toute sorte de filières – courtes ou longues, classiques ou professionnelles. Les TCV ont aussi développé un système social performant: ils ont par exemple ouvert une maison près de l'hôpital de Chandigarh pour accueillir les grands malades, ce qui permet de soigner les élèves et les membres du personnel à moindres frais.
Comme certains enfants arrivaient avec toute leur famille, ils ont ouvert quelques maisons et externats pour les prendre en charge sans les séparer. Ils ont aussi construit des bâtiments pour les membres qui avaient vieilli.
Et ainsi de suite. Nous, aux Amis du Tibet, Luxembourg, nous soutenons de toutes nos forces les TCV car nous partageons leurs valeurs et leur vision: leur dernière idée en date est de mettre en place des programmes sanitaires et éducatifs dans les camps de réfugiés car il y a encore beaucoup de gens analphabètes ou qui ignorent les règles élémentaires d'hygiène.

L'assistance des ONG comme la vôtre est donc primordiale.

M.P.: «Oui et il faut en être conscient car leur survie en dépend. En même temps, les responsables des TCV aimeraient ne pas être éternellement tributaires de cette aide et cherchent activement des sources de financement au moins partielles, ce qui n'est pas facile avec leur statut d'organisation caritative en Inde. Ils ont par exemple mis en place un "TCV handicraft centre" dans lequel ils produisent de l'artisanat tibétain de qualité comme des écharpes en coton bio ou des tables sculptées en bois, créant des objets magnifiques liés à leur culture, donnant l'occasion à des jeunes d'exercer leur créativité et les aidant à trouver un emploi – il ne s'agit absolument pas d'exploiter des enfants. Tous les bénéfices sont réinvestis au profit de la communauté.

Tout concilier

L'école de Bir, que nous soutenons beaucoup grâce aux dons et aux parrainages, montre aussi cette approche sociale et cette quête d'autonomie. C'est un village-école qui accueille les enfants tibétains qui arrivent à pied du Tibet – en général vers 13-14 ans, et analphabètes. À cause de la surpopulation, on a dû construire des dortoirs, des classes, des sanitaires, et récemment, on a placé des panneaux solaires pour éclairer le campus et avoir enfin un peu d'eau chaude - il n'y a toujours pas de chauffage... Notre prochain projet est une boulangerie, dont le but sera multiple.
L'école de Bir, c'est deux mille enfants et une centaine d'adultes. En produisant sur place, on a du pain frais de qualité tous les jours, on fait des économies, évite les transports, réduit la dépendance et assure des débouchés aux apprentis. Je suis très impressionnée par la façon qu'ont les TCV de concilier toutes les exigences et de ne laisser personne de côté alors qu'en Occident, on fonctionne beaucoup sur l'exclusion – en cachant ou éliminant tout ce qui gêne. Dans les TCV, l'idée de base est qu'on a tous un potentiel et qu'on peut tous le développer et s'intégrer harmonieusement pour peu que quelqu'un nous tende la main.
C'est particulièrement frappant avec les enfants handicapés du TCV de Chauntra – que nous soutenons aussi. C'est un village de mille élèves avec une petite section pour les enfants dits "à besoins spéciaux" car les Tibétains évitent les mots stigmatisants. J'admire la façon dont ils sont pris en charge, pleine d'amour et d'attention, avec plusieurs heures d'orientation par semaine pour les aider à exploiter leurs ressources quel que soit leur handicap, physique ou mental. Selon leurs possibilités, ils sont intégrés progressivement dans une classe ordinaire ou apprennent un métier manuel. On essaie alors tout doucement de les réinsérer au "TCV handicraft centre"... Dans tous les cas, on trouve une solution et les choses se font en douceur ...»

C'est donc cette volonté d'intégrer tout le monde qui représente pour vous la troisième voie?

M. P.: «Oui, mais c'est un élément parmi d'autres. La force des TCV réside dans leur capacité à s'adapter avec très peu de moyens. J'admire aussi leur approche holistique. Chez nous, la spécialisation à outrance s'est faite au détriment de la vue d'ensemble et la soif de rendement et de profit a fait que le système s'est emballé: un court-termisme aveugle nous empêche de réfléchir et de constater que nous cherchons le bonheur là où il n'est pas. À mon avis, l'altruisme n'est pas plus farfelu aujourd'hui que l'écologie il y a trente ans: c'est la valeur de demain car il n'y a pas d'autre issue et la devise des TCV Others before self (les autres avant soi-même) mérite réflexion. Quel est le sens de notre vie en vivant chacun pour soi, isolé de ses semblables?»

Construire dans la joie



«Les TCV, eux, construisent dans la joie. Je me rends dans ces écoles tous les ans, je n'ai jamais vu une seule bagarre. Ce qui est le plus frappant, ce sont les sourires. Et quand on les voit s'entraider si naturellement - l'un coupe les cheveux, l'autre fait une traduction... - se tenir par la main, éclater de rire, chanter ensemble en faisant le ménage ou la vaisselle, on oublie les problèmes qu'ils ont: ils sont réfugiés avec tous les problèmes administratifs que ça comporte, ils vivent loin de leur famille, les nouvelles qu'ils reçoivent sont en général mauvaises, leur avenir est incertain, ils vivent dans des conditions très rudes. Mais ils sont heureux, parce qu'ils forment une grande communauté chaleureuse et unie.
Je suis fascinée par les TCV et le mot qui me vient à l'esprit est "résilience", c'est-à-dire la capacité à surmonter les pires épreuves. Les enfants ont tous souffert, ils ont fui à pied, tenaillés par la peur, la faim, le froid, ils ont vu des gens de leur groupe tomber dans les crevasses ou être amputés à l'arrivée et ils ont encore la peur dans les yeux quand ils en parlent ... mais ils le font sans haine, sans colère et voient encore le bon côté des choses. Il y a dans les TCV une ambiance délicieuse, une sorte de bienveillance et d'attention aux autres qui met le sourire aux lèvres. J'avais un jour demandé à Jetsun Pema si elle était optimiste pour le Tibet, sa réponse a été immédiate: "Nous autres Tibétains, nous mettons toute notre énergie dans ce que nous faisons et ne voulons pas la gaspiller avec des doutes et des questions. Si cela marche, tant mieux. Si cela ne marche pas, nous savons que nous avons fait le maximum et n'avons pas de regrets à avoir." Je trouve que c'est une leçon magnifique.»

À nous de nous en inspirer?

M. P.: «Pour moi, les Tibétains sont des pionniers, ils nous montrent que cette voie souriante est viable et cohérente: chez nous, la gentillesse est malheureusement souvent perçue comme une faiblesse. Je pense au contraire qu'elle est une grande force et implique toutes sortes de qualités comme la générosité, la bienveillance, la serviabilité et le respect de son prochain. Quand le dalaï-lama affirme que l'essentiel est de “cultiver la bonté”, certains le trouvent naïf, mais c'est bien dommage car une société harmonieuse ne peut se construire que dans la solidarité et la non-violence, pas dans l'injustice, l'inégalité, l'ingratitude et le repli sur soi. Les Tibétains sont aussi une source d'inspiration par leur stupéfiante capacité d'adaptation et leur rapport avec la nature: s'ils ont réussi à survivre sur le Toit du monde malgré le froid et un sol aride, c'est parce qu'ils ont compris qu'on ne doit pas chercher à maîtriser la nature mais à mieux la connaître et à entretenir avec elle un dialogue respectueux.
Enfin, leur philosophie fait qu'ils voient le monde comme un tout alors que notre vision de plus en plus fragmentée dans un monde de plus en plus complexe me semble dangereuse: c'est la porte ouverte à toutes les dictatures.
Je m'étonne que le soutien à des communautés moins prospères que la nôtre soit souvent perçu simplement comme une aide et non un échange ou même un cadeau: en fait, on reçoit bien plus qu'on ne donne car en partageant un peu sous forme de don ou de parrainage, on ressent la joie de faire du bien, on s'enrichit de la sagesse de l'autre, on contribue à un monde meilleur, bref, on donne du sens à sa vie.»


Fondée en 1995, agréée comme ONG de développement un an plus tard, les Amis du Tibet, Luxembourg a pour but de sensibiliser l'opinion publique à la question tibétaine, d'aider le peuple tibétain dans sa quête de liberté et dans son développement.

Renseignements:
Tél: 26.44.00.80 ou 621.167.673 (9-17h sauf jeudi)
amis-tibet@pt.lu
www.amis-tibet.lu
Dons:
CCPLLULL
LU 27 1111 1234 5672 0000

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:43

Le Népal doit suivre les mouvements des Tibétains selon l'accord en 13 points conclu avec la Chine...

Phayul[Jeudi, 2 Décembre , 2010 16:39]

Dharamsala, 2 Décembre 2010: Dernièrement le Népal et la Chine (le 10 novembre) se sont mis d’accord pour monter d’un cran la sécurité en leurs frontières afin de se prémunir de l’entrée de Tibétains au Népal et pour contrôler les fréquentes manifestations antichinoises dans le pays, annonce un article népalais.



31 Mai 2003. Une Tibétaine se fait traîner par la police népalaise hors des roues d’un car après s’être jetée devant. Ce car transportait des déportés Tibétains vers la frontière du Tibet occupé par la Chine. Dans une opération conjointe entre la Chine et le Népal, 18 réfugiés tibétains, arrêtés après leur arrivée au Népal se sont faits renvoyer à la frontière. (REUTERS/file/Nick Dawson)


La décision vient d'être prise lors d’une rencontre entre diplomates de haut-rang qui se tint dimanche à Chautara, à 125 km de Kathmandou, à proximité de la frontière orientale avec le Tibet.
Faisant partie des 13 points d’accords entre les deux nations, les deux parties se sont entendues pour “resserrer la surveillance des Tibétains entrant au Népal et distribuer des cartes d’entrée temporaires sur le territoire.”
Cela faisait partie d’un accord pour “faciliter le mouvement des Népalais dans la région de Tatopani” jouxtant le Tibet, déclara aux médias Hari Krishna Upadhaya, Chef de District de cette région.
M. Upadhaya conduisait la délégation népalaise tandis que le chef de la région de Nemla, Hadd-Bin, représentait la Chine.

Environ 20 000 Tibétains vivent au Népal où la capitale Kathmandu fut la scène de nombreuses manifestations antichinoises ces dernières années.
Chaque année plusieurs milliers de Tibétains, y compris des moines, des nonnes et des enfants, s’évadent du Tibet, voyageant à travers un terrain népalais truffé d’obstacles pour rejoindre l’Inde.
Dans le passé, le Népal avait déjà renvoyé des réfugiés aux autorités chinoises, en conséquence il fut la cible de condamnations internationales.
Agissant sous une forte influence chinoise, le gouvernement népalais a largement intensifié sa sécurité pour empêcher les activistes tibétains de prendre part aux manifestations non-violentes.

Selon des journaux népalais, la Chine aurait demandé le déploiement d’environ 10 000 agents de sécurité le long de la frontière sino-népalaise pour empêcher la migration de nouveaux réfugiés mais aussi l’infiltration au Tibet. Pékin a également assuré qu’elle aiderait si nécessaire le Népal pour la mise en place de ces arrangements.

Plus tôt dans le mois, dans des pourparlers pour le contrôle des activités antichinoises au Népal, la Chine proposa à la police népalaise et à ses haut gradés de l’administration deux semaines d’entraînement spécialisé. Les membres de la Police du Népal et de la Force Policière Armée (APF) opérant sur les zones frontalières concernées ont intégré cette session d’entraînement.

En 2009, pour la première fois de son histoire, le Népal annonçait sa décision de surveiller plus étroitement ses frontières en déployant sa police armée le long de sa frontière nord. Une décision qui fut critiquée pour être issue de la pression chinoise. Depuis, le Népal n’en a pas moins continué à déployer plus de forces de police le long de ses frontières avec le Tibet.

Le Népal, qui compte énormément sur l’aide de la Chine, se sent dans l’obligation de supporter la politique de la « Chine Unique » qui conçoit le Tibet comme une simple partie de la Chine. Le Népal a ainsi assuré à plusieurs reprises qu’il ne permettrait pas l’utilisation de son territoire contre la Chine.
Pourtant le Népal représentait traditionnellement une route de passage sûre pour les réfugiés, car il existait un accord officieux entre le gouvernement et l’antenne dédiée aux réfugiés des Nations-Unies :
“L’Accord des Gentlemen” entre le UNHCR et le Gourvernement népalais, signé en 1989 lorsque le Népal cessa de donner le statut officiel de réfugié aux Tibétains, garantissait cependant un droit de passage sur la route vers l’Inde.


Traduction France Tibet /LG, 2 décembre 2010

La rencontre entre Népal et Chine le 10 novembre 2010 :
http://www.ekantipur.com/2010/11/09/top-story/china-hosting-security-training-to-deal-with-anti-china-sentiments/324805/

L’accord des Gentlemen mis en avant par le UNHCR le 18 Août 1989 : http://www.ekantipur.com/the-kathmandu-post/2010/08/18/top-story/us-to-nepal-respect-gentlemens-accord/211721/

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 19:20

www.tibet.fr

 


Dharamsala, 30 novembre : Un Tibétain recherché pour son rôle dans les manifestations anti-chinoises en 2008 a réussi à s'échapper et à gagner l'Inde, selon un rapport des médias.

 


Des soldats chinois patrouillent les rues de la préfecture autonome tibétaine de Kardze
le 23 Mars 2008. (Photo: AFP)



Namsa Wangden, originaire de la ville de Kardze Shusor [en chinois, Ganzi] du comté de Kardze, dans la préfecture tibétaine autonome de la province du Sichuan, est arrivé avec sa femme et sa fille dans la ville indienne de Dharamsala au cours de la troisième semaine de novembre, selon un rapport de Radio Free Asia.
Traditionnellement, Kardze relève de la province du Kham, l'une des trois provinces historiques du Tibet. La région est connue pour sa forte identité tibétaine et a été au centre de la dissidence des dernières années; quelques-unes des manifestations les plus agressives du printemps 2008 s'y sont déroulées.
Selon un rapport de Radio Free Asia ( RFA) Wangden était recherché par la police chinoise depuis plus de deux ans pour avoir participé aux manifestations contre le régime chinois, mais il a réussi à échapper à ses poursuivants.
Wangden précise que lui et les membres de sa famille avaient déjà franchi la frontière du Tibet au Népal début de novembre, avant d'arriver en toute sécurité en Inde.
"Nous sommes arrivés en toute sécurité au centre d'accueil [des réfugiés] à Katmandou au début de novembre. Nous étions toujours préoccupés par les actions de la police népalaise cependant; nous avons rejoint Dharamsala en Inde aussi vite que possible ", at-il dit.
Ces dernières années, sous la pression chinoise, le Népal a commencé à renforcer ses restrictions sur les mouvements et activités des réfugiés tibétains dans le pays, parfois en les renvoyant de force vers la Chine quand ils tentent de traverser la frontière.
Wangden, qui, avec sa famille a traversé le Tibet jusqu'à atteindre le Népal dans un groupe de six candidats à l'exil décrit des forces de sécurité accrues dans les régions qu'ils traversaient.
« Le nombre de patrouilles frontalières chinoises a considérablement augmenté, et nous avons constaté qu'il est très difficile d'échapper à la détectionajoute-t-il.

«J'avais franchi déjà une fois cette frontière afin de me rendre au Népal. C'était une époque où il était plus facile de le faire, mais maintenant ce fut une autre histoire. Plusieurs casernes ont été construites à la frontière pour abriter les soldats chinois qui surveillent la région avec l'aide de caméras mises en place pour cette opération. "
Wangden déclare que le groupe a réussià passer lors de leur troisième tentative .
«Nous avons aussi entendu qu'un groupe de huit personnes essayant de traverser après nous, avait été repéré puis arrêté."

L'histoire de Wangden

Wangden précise que deux ans auparvavant, en 2008, il avait rejoint une manifestation à Kardze, en appelant avec d'autres Tibétains à une plus grande liberté et demandant le retour du leader tibétain, le Dalaï Lama.
Il raconte que les forces chinoises ont réagi en utilisant des barres de fer et des bâtons, et avaient même ouvert le feu sur les manifestants tibétains.
“ Un ami a crié que nous devions fuir, mais il ne pouvait échapper, et il a été détenu avec 12 autres Tibétains", se rappelle t-il-il de ce jour terrible.
Wangden  raconte qu'il s'etait échappé dans la forêt et avait voyagé vers Nyagrong, un comté voisin, où il est resté camouflé dans la forêt pendant environ quatre mois. Il avait dû passer plusieurs jours sans manger, avant de rejoindre un groupe de nomades tibétains qui vivaient dans la région.
Après avoir pu atteindre la capitale tibétaine Lhassa avec l'aide d'un ami et avoir été rejoint par sa famille, Wangden  décidait alors de passer au Népal, voyageant avec sa femme et sa fille et d'autres Tibétains, par la route qu'il connaissait déjà .
“Je fuis depuis près de trois ans ” dit-il.

L'histoire de Wangden est tout à fait similaire à celle de Tsewang Dhondup, qui a lui aussi échappé avec succès, en compagnie de son frère, jusqu'en Inde en 2009, près d'un an après les troubles au Tibet de 2008.
Comme Wangden, Tsewang est originaire de la région de Kardze et a pris part à des manifestations similaires avant de finalement réussir à s'enfuir en exil, après s'être aussi caché dans les forêts pendant plusieurs mois.
Des troubles à grande échelle contre la domination chinoise au Tibet ont éclaté en 2008, provoquant l'embarras officiel avant les Jeux Olympiques de Pékin en août 2008.
Le Gouvernement Tibétain en exil (TGIE ) estime qu'au moins 220 Tibétains ont été tués lors de ces manifestations et que près de 7000 personnes seraient détenues dans la répression qui a suivi à l'échelle régionale.

Traduction France Tibet, 30 novembre 2010
source : www.phayul.com


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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 23:23

TIBET-INFO.NET

dimanche 28 novembre 2010 par Monique Dorizon

Le 19 novembre 2010, les autorités du Comté de Kardze [1] ont libéré une nonne ayant de graves problèmes de santé à la suite des coups donnés par des fonctionnaires de la prison pendant deux ans d’emprisonnement.
Le 25 novembre, la Radio "Voice of Tibet" basée à Oslo, citant le moine Tsewang Pema du monastère de Sera, lui-même reprenant des sources de Kardze, annonce que, à sa libération, la nonne, du nom de Taga (Tashi Yangzom ou Yangtso), souffrait de deux fractures à son bras droit, d’une perte d’audition à son oreille droite, de complications respiratoires et de la tuberculose.
Elle serait actuellement en traitement dans un hôpital de Chengdu, capitale de la province.
Taga a été arrêtée le 20 mai 2008 avec deux autres religieuses, Achoe et Sochoe, après avoir organisé une protestation contre le gouvernement chinois à Dhargay Gonpa [2]. Les trois nonnes appartenaient au couvent de Nyagay Tehor. Achoe est originaire du village de la Rida, Soe Choekyi du village de Lamna et Taga du village de Noekab.
Vers une heure du matin (heure de Pékin) le 20 mai 2008, ces trois nonnes ont entamé une marche depuis leur couvent en direction du Comté de Kardze, distant d’environ 20 km. Elles avaient préparé cette expédition auparavant. Elles ont voulu partir à cette heure afin d’éviter d’être bloquées et arrêtées par les nombreuses forces de l’ordre mais aussi à cause des limitations sévères de circulation imposées à la population dans cette région.
Vers 9 heures du matin (heure de Pékin), elles ont manifesté près du quartier général des autorités du Comté de Kardze, alors que les gens commençaient à être plus nombreux, partant vers leurs occupations quotidiennes.
Les nonnes ont crié des slogans appelant à la "Liberté au Tibet", au "Retour du Dalaï Lama au Tibet" et à la "Libération immédiate de tous les prisonniers politiques emprisonnés par les autorités chinoises".
Elles ont été immédiatement arrêtées et détenues par les forces de police du Comté et emmenées vers un lieu inconnu.

Puis les trois nonnes ont été enfermées dans un centre de détention à Chengdu, où elles ont été sauvagement torturées. Sochoe et Achoe ont été libérées lorsque leur état de santé a fait craindre leur décès en prison.

L’arrestation des trois religieuses a eu lieu alors que 12 religieuses du couvent de Drakar, 55 religieuses du couvent de Pang-ri et plusieurs autres religieuses du couvent de Choeling à Ganden dans le comté de Kardze, avaient été arrêtées pour avoir manifesté.

Avant son arrestation, Taga était une jeune femme très active et joviale. Depuis sa libération, elle évite de parler et de rencontrer qui que ce soit.

Sources : Tibetan Center for Human Rights and Democracy, 21 mai 2008, Tibetan Review et Tibet Post, 27 novembre 2010

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 01:46

 

SOURCE ET INFORMATIONS

 

Anne-Sophie BENTZ. 2010. Genève: Institut de hautes études internationales et du développement. Paris: PUF. 280 p. ISBN: 978-2-13058-580-0. Prix: 18 euros. Prix Pierre du Bois 2010.
En vente en librairie dès octobre 2010.

Préface de Christophe JAFFRELOT.

Avec la fuite du Dalaï-Lama en mars 1959, commence pour une partie du peuple tibétain un exil forcé qui se perpétue aujourd’hui. Exil où l’Inde occupe d’emblée une place singulière : terre d’accueil du Dalaï-Lama, qui y a installé le siège de son gouvernement en exil, elle est à la fois le pays qui abrite le plus grand nombre de réfugiés tibétains – un peu plus de 100 000 sur 145 000 au total – et le pays où s’est constitué le mouvement nationaliste tibétain de l’exil. Ainsi se pose la question des rapports entre le nationalisme et l’exil chez les réfugiés tibétains en Inde, partant de l’hypothèse classique que l’exil a pour effet d’accentuer le sentiment nationaliste des exilés. A quoi ressemble ce nationalisme? Quel est l’impact de l’Inde sur le mouvement nationaliste tibétain? Et comment les réfugiés, à commencer par le premier d’entre eux, le Dalaï-Lama, conçoivent-ils la nation tibétaine? Celle-ci revêt-elle une forme particulière parce qu’elle se développe en exil? En Inde? Telles sont les principales interrogations auxquelles ce livre se propose de répondre.

L'auteure

Anne-Sophie Bentz a obtenu un doctorat en relations internationales de l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève.
Elle enseigne les relations internationales à l’Université Toulouse 1 Capitole. Elle est l’auteure de plusieurs articles sur la diaspora tibétaine.


Interview

En quoi votre ouvrage se différencie-t-il des autres études sur le Tibet?
J’ai choisi, à la différence de la majorité des tibétologues, de m’intéresser non pas directement au Tibet mais à la diaspora tibétaine. J’aborde en outre la question des réfugiés tibétains sous un angle inhabituel, le nationalisme: en prenant appui sur les principales théories de la nation et du nationalisme, je m’interroge en effet sur leur pertinence et leur applicabilité dans le cas tibétain afin de mettre à l’épreuve l’hypothèse paradoxale selon laquelle la nation tibétaine s’est véritablement constituée dans l’exil. Et c’est cet angle inhabituel qui m’a incitée à adopter une approche résolument pluridisciplinaire, empruntant notamment à la sociologie, à l’histoire et à la science politique.

Qu’avez-vous découvert au cours de votre enquête dans les camps de réfugiés tibétains en Inde?
Les réfugiés tibétains sont, contrairement à ce que l’on pense habituellement, répartis sur l’ensemble du territoire indien. Il y a bien sûr Dharamsala, cette station de montagne bien connue de l’Himachal Pradesh, où s’est installé le gouvernement en exil, mais on trouve également des camps de réfugiés dans le sud de l’Inde, notamment dans l’Orissa (Chandragiri) et dans le Karnataka (Mundgod, Bylakuppe et Hunsur). J’ai mené mon enquête de février 2004 à janvier 2008 auprès d’un échantillon représentatif d’une douzaine de camps de réfugiés. J’ai pu y observer des disparités géographiques importantes notamment en termes d’accès à l’information et de présence associative. De telles différences semblent avoir un effet non négligeable sur la capacité de mobilisation politique, ainsi que sur la manière dont les réfugiés tibétains perçoivent l’identité nationale de la communauté tibétaine.

Pensez-vous que les réfugiés tibétains ont encore un rôle à jouer dans le règlement de la «question tibétaine»?
Les réfugiés tibétains ont cherché à résoudre la « question tibétaine » à de multiples reprises et de différentes façons. Il y a d’abord eu, dans les années 1950 et 1960, les appels du Dalaï-Lama auprès des Nations Unies, qui ont abouti à trois résolutions sur le Tibet, et un mouvement de guérilla, parti du Tibet puis installé au Népal, mouvement d’ailleurs soutenu un temps, mais de manière informelle, par les Etats-Unis. Les réfugiés tibétains hésitent désormais entre deux stratégies. Ils cherchent d’une part à obtenir des soutiens internationaux, en faisant notamment du lobbying, surtout depuis les années 1990, dans les enceintes parlementaires nationales et régionales en vue d’obtenir le vote de résolutions en faveur du Tibet. Ils essaient également de mener un dialogue avec la Chine, mais les négociations sino-tibétaines, entamées au début des années 1980, ont connu de nombreux rebondissements, des arrêts brutaux et des reprises timides, qui font douter d’un succès rapide. Il semble bien que la «question tibétaine» ne fasse finalement la une de la presse internationale que lorsque les actions des réfugiés tibétains accompagnent une mobilisation au Tibet même, que ce soit à la fin des années 1980, alors que les discours-clés du Dalaï-Lama, suivis de l’obtention du prix Nobel de la Paix (1989), coïncident avec une série de troubles au Tibet, ou en 2008, lors des manifestations précédant les Jeux Olympiques de Pékin. La principale question qui reste en suspens concerne toutefois la succession du Dalaï-Lama : le mouvement nationaliste tibétain de l’exil parviendra-t-il à se doter d’une nouvelle figure charismatique capable d’assurer sa cohésion et de perpétuer sa mobilisation ? Sera-t-il toujours en mesure de contribuer au règlement de la «question tibétaine»?


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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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