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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 10:19
LCI

Tenzin Gyatso est le 14e dalaï-lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains en exil à Dharamsala en Inde, depuis 1959, date de l'échec d'un soulèvement contre Pékin. Icône vénérée, "Sa Sainteté", "Kundun" (la présence) comme l'appellent les plus spiritualistes de ses fidèles, incarne l'espoir pour les six millions de tibétains vivant au Tibet ou en exil, même si le printemps 2008 voit son autorité morale quelque peu contestée.
 
A cette époque, l'avènement des Jeux olympique sont l'occasion d'émeutes réprimées dans le sang par l'armée chinoise. Le vieux chef spirituel qui prône depuis les années 1970 des positions modérées et le dialogue avec la Chine,  qui a renoncé à l'indépendance du Tibet en 1988 pour ne plus réclamer que l'autodétermination, est débordé par de jeunes tibétains lassés d'attendre un geste de Pékin. Pour reprendre la main et démontrer qu'il est le seul chef incontesté du peuple tibétain, Tenzin Gyatso menace de démissionner.

Infatigable ambassadeur
Malgré ces gestes d'ouverture, le dalaï-lama reste un symbole de la résistance, un cauchemar pour Pékin, qui le considère comme un "sécessionniste" cherchant à obtenir une complète indépendance de son pays. Le prix Nobel de la paix 1989 est considéré par beaucoup comme la plus grande incarnation de la non-violence.

La silhouette est célèbre. L'homme à la tunique safran, au regard malicieux derrière d'épaisses lunettes, et au rire communicatif, est un infatigable ambassadeur de la cause de son peuple, respecté dans le monde entier, reçu par de nombreux chefs d'Etat. Il continue d'appeler ses concitoyens à n'utiliser que des moyens pacifiques pour lutter contre "le génocide culturel" perpétré par Pékin.

Moine soldat
Héritier d'une dynastie spirituelle fondée au 14e siècle, Tenzin Gyatso, Lhamo Dhondrub pour l'état-civil, est né le 6 juillet 1935 dans une famille de paysans dans le village de Taktser, dans le nord-est du Tibet. Il est choisi comme la quatorzième incarnation du chef suprême du bouddhisme tibétain et devient le dalaï-lama à l'âge de quatre ans, le 22 février 1940. Il est alors conduit au palais de Potala, à Llhassa pour être formé à ses nouvelles fonctions. Son apprentissage sera brutalement interrompu par l'entrée au Tibet des troupes communistes chinoises.
 
Pendant neuf ans, il a tenté de maintenir son peuple dans la non-violence, mais en 1959, une rébellion antichinoise éclate, est réprimée dans le sang par Pékin. Déguisé en simple soldat, accompagné de 37 de ses partisans, il prend le chemin de l'exil, traversant à pied l'Himalaya pour trouver refuge en Inde. Une autre vie commence pour lui à Dharamsala. Il a 24 ans, fonde un gouvernement tibétain en exil, et un parlement en 1960. En 2001, sa Constitution est amendée, un premier ministre est élu par les 140.000 exilés.
 
Et s'il affirme être redevenu alors "un simple moine", c'est un moine engagé dans un combat politique, qu'il aura réussi à transformer en cause planétaire, sillonnant sans relâche le monde pour le sensibiliser au drame de son peuple.

Sylviane Moukheiber

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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 09:58

LA CROIX

PARIS (AFP)

Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil, effectue samedi et dimanche une visite diplomatiquement très sensible en France, au cours de laquelle il recevra le titre de "citoyen d'honneur" de la ville de Paris, en dépit de la colère de Pékin.

La cérémonie, pour laquelle le dalaï lama s'est dit "honoré", aura lieu dimanche après-midi en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Aucun autre rendez-vous officiel n'est programmé et "aucune autre personnalité ne s'est manifestée pour le moment" pour rencontrer le dalaï lama, a indiqué le secrétaire général du bureau du Tibet à Paris Wangpo Bashi.

Les relations franco-chinoises viennent à peine de se remettre de quatre mois de "brouille" consécutifs à une rencontre en décembre entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalaï lama, qui avait ulcéré la Chine.

Début avril, la France et la Chine ont officiellement mis fin à ces tensions. M. Sarkozy a nié l'existence d'un accord secret avec Pékin au terme duquel il aurait renoncé à rencontrer le dalaï lama en échange de la reprise d'un dialogue de haut niveau avec la Chine. La France a cependant réaffirmé qu'elle "récuse tout soutien à lindépendance du Tibet".

"Nous savions que sa visite coïncidait avec l'élection européenne, qui est une échéance importante, les cérémonies pour le Débarquement du 6 juin (en présence du président américain Barack Obama) et aussi le 4 juin, l'anniversaire de Tiananmen", 20 ans après l'écrasement par l'armée chinoise d'un vaste mouvement de contestation, a admis Wangpo Bashi. "Le principe de sa sainteté est de ne pas être gênant ou représenter un inconvénient pour ses hôtes", a-t-il expliqué.

Avec cette visite de deux jours, le dalaï lama, prix Nobel de la Paix, bête noire de la Chine qui l'accuse de séparatisme, alors qu'il affirme prôner une autonomie du Tibet, achève une tournée européenne qui l'aura mené au Danemark, en Islande et aux Pays-Bas. La Chine, qui a fustigé la rencontre présentée comme "privée" entre le dalaï lama et le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, a de nouveau menacé cette semaine les pays qui l'accueillent d'une "grave détérioration" de leurs relations avec Pékin.

La mairie de Paris a déjà essuyé les foudres de Pékin après avoir confirmé qu'elle remettrait au dalaï lama, durant sa visite, le titre de "citoyen d'honneur", attribué en 2008. La Chine lui a immédiatement demandé de cesser ses "ingérences dans les affaires intérieures chinoises". "Pas question d'ingérences" mais "pas question non plus de renoncer à mes convictions, sans provocation", a répondu Bertrand Delanoë, un socialiste qui appartient à l'opposition à Nicolas Sarkozy.

Selon son programme, le chef tibétain en exil doit avoir une rencontre dimanche matin avec des membres de la communauté tibétaine en France.

Mais surtout, il a prévu de s'entretenir avec des Chinois de Paris. "Homme de réconciliation et de dialogue, le dalaï lama prône louverture et appelle à des relations franches et amicales entre le peuple tibétain et le peuple chinois", a indiqué le Bureau du Tibet à Paris.

Le dalai lama donnera également une conférence dimanche à Paris, au Palais-omnisports de Bercy qui peut accueillir jusqu'à 12.000 personnes, sur le thème "Ethique et société".

Devenu un symbole pour les opposants au régime chinois qui dénoncent les atteintes aux droits de l'homme dans ce pays, le 14ème dalaï lama, 73 ans, vit en exil en Inde depuis qu'il a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois à Lhassa en 1959.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 22:56
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 22:54

LE MONDE

Programmée le même week-end que les élections européennes et la finale de Roland-Garros, la visite du dalaï-lama en France, les 6 et 7 juin, pourrait presque passer inaperçue. Surtout depuis que la France et la Chine se sont officiellement réconciliées, reléguant à l'arrière-plan leur différend autour du Tibet. Après une conférence à Bercy sur le thème "l'éthique et la société", le dalaï-lama recevra une médaille de citoyen d'honneur des mains du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Le dalaï-lama avait été fait citoyen d'honneur de la Ville de Paris le 21 avril 2008, au moment où les relations franco-chinoises connaissaient un sérieux refroidissement en raison des positions françaises concernant le chef spirituel des Tibétains. Quelques mois plus tard, en décembre, le président de la République, Nicolas Sarokzy, l'avait rencontré, provoquant l'ire de Pékin. Mais depuis une entrevue entre le président français et son homologue chinois Hu Jintao, le 1er avril, l'ardoise semble effacée. Un voyage en Chine du président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, y aura aidé. Ce qui n'a pas empêché Pékin, dans un communiqué publié le 7 mai, d'exprimer à nouveau sa forte opposition à la venue du chef spirituel dans la capitale, appelant Paris à "ne plus commettre d'erreurs au sujet du Tibet".

LE DALAÏ-LAMA "MÉRITE UN MEILLEUR ACCUEIL"

Le député UMP Lionnel Luca, président du groupe d'études sur le Tibet à l'Assemblée nationale, déplore que l'événement n'intéresse plus personne. "Ce n'est pas un enjeu pour les médias, car il tombe après les Jeux olympiques et les vingt ans de la répression sur la place Tiananmen." Du côté de la Mairie de Paris, l'équilibre est délicat. Sur l'agenda de M. Delanoë, disponible en ligne, on ne trouve aucune mention de la cérémonie censée commencer dimanche à 17 heures. L'entourage du maire explique qu'elle sera organisée en petit comité. Les groupes UMP, centriste et communiste au conseil municipal ont pour leur part annoncé leur intention de boycotter la rencontre. Jean-François Lamour, président du groupe UMP au conseil municipal, s'interroge en effet sur "l'opportunité d'un tel événement" alors que les relations entre les deux pays commencent à s'améliorer.

"Cet état de choses reflète la situation de la diplomatie en France : on ne sait pas sur quel pied danser. L'autocensure envers la Chine s'exerce à fond", déplore la sinologue Marie Holzman, qui participera à la rencontre entre le dalaï-lama et la communauté chinoise de Paris. Lionnel Luca regrette pour sa part que le chef spirituel des Tibétains reçoive un accueil aussi ambigu : "Le dalaï-lama n'est pas un repris de justice, c'est un Prix Nobel de la paix. Il mérite un meilleur accueil."

Hélène Franchineau
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 22:52

LE MONDE

Des dizaines de milliers de bougies brandies par une forêt de mains levées en mémoire des âmes mortes : plus d'une centaine de milliers de Hongkongais rassemblés jeudi 4 juin dans le parc Victoria ont voulu montrer que, vingt ans après, l'écrasement du mouvement des étudiants de Tiananmen n'a pas été oublié dans l'ancienne colonie britannique.

Au moment même où le régime de Pékin s'est employé à étouffer toute ébauche de commémoration du sanglant épisode du 4 juin 1989, ce rassemblement d'environ 150 000 personnes (le chiffre donné par les organisateurs, la police n'en ayant dénombré pas plus de 60 000) a marqué l'unique manifestation du souvenir de Tiananmen en territoire chinois.

Hongkong, Région autonome spéciale (RAS), jouit d'un singulier privilège en Chine : revenu dans le giron de la mère patrie le 1er juillet 1997, ce territoire de 7 millions d'habitants n'en a pas moins gardé un statut à part au nom du principe d'"un pays, deux systèmes" négocié avant la rétrocession. Ce qui permet aux Hongkongais, en dépit des pressions exercées par Pékin sur le gouvernement local -par ailleurs ouvertement pro-chinois-, de bénéficier d'une liberté à nulle autre pareille dans le reste de la Chine.

Dans la foule, avant le début de la cérémonie, alors que des milliers de personnes continuent d'affluer des bouches de métro voisines, les réactions de gens interrogés au hasard tranchent par leur franchise et leur spontanéité avec celles observées à l'ordinaire en Chine continentale, où la parole reste bridée en public, où le souvenir de Tiananmen est tabou : "Les étudiants de 1989 n'avaient d'autre choix que de manifester pour démontrer leur attachement aux idéaux démocratiques. En tout cas, rien ne justifiait qu'on leur tire dessus !", déclare Rubbie, une lycéenne de 16 ans, née quatre ans après le drame... "Si le gouvernement de Pékin a ordonné de tuer des gens à l'époque, il faut qu'il l'admette ! Tout le monde a besoin de savoir ce qui s'est passé le 4 juin 1989", ajoute sa copine Sarah. "Li Peng (ancien premier ministre) et Jiang Zhemin (ex-président et chef du parti) devraient être jugés !", espère en souriant un homme de 75 ans , K. N. Chong, ancien professeur à l'université de Hongkong, qui passait par là et traînait une oreille curieuse avant de se joindre à la conversation.

Tout au long des deux heures trente que va durer la cérémonie, la foule reste disciplinée et recueillie. Les chants ou les films diffusés sur de grands écrans la plongent tour à tour dans la ferveur ou l'excitation. La cérémonie commémorative a lieu tous les ans, le 4 juin, dans ce même parc. La première fois, en 1990, une centaine de milliers de personnes s'étaient rassemblés. Au fur et à mesure des années, les participants étaient de moins en moins nombreux. Mais la grand-messe de jeudi soir a marqué le retour en masse des Hongkongais, émus ou concernés par la date symbolique.

Sur la scène, une oratrice promet : "Nous sommes là pour le 20e anniversaire, nous serons là pour le 22e, le 23e, pour demander justice au gouvernement chinois !" "Vingt ans ont passé et les taches de sang sur Tiananmen ont été lavées par le temps, lance Richard Tsoi Yiu-cheong, le vice-président de l'Association hongkongaise de soutien au mouvement patriotique et démocratique en Chine qui a organisé l'événement, mais cette épisode de l'Histoire est encore gravé dans le coeur des gens qui ont un sens de la justice. Nous pouvons encore sentir l'odeur du sang et nous avons remporté la bataille contre l'oubli."

A un moment, après que tout le monde eut religieusement allumé sa bougie, les projecteurs du parc se sont éteints. Le parc dominé par les gratte-ciel s'est alors trouvé plongé dans un silence religieux. Puis la foule a scandé la vieille formule réservée jadis aux empereurs de Chine et à Mao "Dix mille ans de vie à la démocratie ! Dix mille ans de vie au peuple chinois !" "Prosternez-vous !", a commandé un orateur. A plusieurs reprises, brandissant leurs bougies dans la nuit, les Hongkongais se sont inclinés en mémoire des disparus, des morts et des blessés du 4 juin 1989.

Un homme est plus tard monté sur scène : Xiong Yang, ancien leader de Tiananmen désormais pasteur dans l'armée des Etats-Unis et de nationalité américaine. Il est le seul ancien "rebelle" que les autorités, placées sous forte pression pékinoise, ont laissé entrer cette semaine en territoire hongkongais. C'est la première fois en dix-sept ans qu'il foule le sol chinois. Il s'exclame : "Hongkong est la fierté de la Chine car, ici, vous avez des gens qui osent défendre les libertés."

Alors que les Chinois du continent ont besoin d'un passeport spécial, qu'ils obtiennent facilement, pour entrer à Hongkong, un jeune homme au visage caché derrière un masque d'infirmier (en raison des menaces de la grippe porcine, certains Hongkongais se protègent) explique être originaire de Pékin et étudier la physique à Hongkong. "Je suis sûrement l'un des rares étudiants de Chine continentale à savoir ce qui s'est passé le 4 juin 1989. Mes parents sont des intellectuels, ils m'ont tout raconté." On ne sait pas s'il sourit sous son masque, mais il dit, en regardant défiler sur les écrans de télévision installés dans le parc des images de la tragédie : "En Chine, avec le parti communiste au pouvoir, il n'y a pas d'espoir."

Bruno Philip
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 22:50

NOUVELOBS

Le maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë, qui recevra dimanche le dalaï lama, a appelé vendredi la France à "défendre (ses) valeurs", expliquant ne pas être "dans les convictions à géométrie variable".

"Le dalaï lama est à Paris pendant 48 heures, il est tout à fait normal que je le reçoive et que je lui remette son diplôme de citoyen d'honneur", a souligné M. Delanoë sur Europe-1. "Il est indispensable que nous continuions à défendre nos valeurs".

Citant l'exemple de Barack Obama au Caire, le maire de Paris a lancé: "Nous, la France, nous arrêterions de défendre les droits de l'Homme, de défendre la diversité culturelle?".

"J'entends défendre mes convictions, je ne suis ni dans l'opportunisme, ni dans les convictions à géométrie variable", a dit M. Delanoë. "On pourrait voir le dalaï lama en décembre (en référence à la rencontre avec Nicolas Sarkozy NDLR) et pas au mois de juin? Soyons constructifs, sincères, et aimons le dialogue y compris avec les Chinois".

Le maire socialiste de Paris a rappelé que le leader spirituel des Tibétains, "un homme de paix", "est citoyen d'honneur de la ville de Paris, et cette décision a été votée démocratiquement par le conseil de Paris" en avril 2008. AP

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 12:44

LE FIGARO

Le dalaï-lama, de passage en France ce week-end, va devenir citoyen d'honneur de la Ville de Paris. Des milliers de personnes iront l'écouter dimanche à Bercy.

Dimanche, le dalaï-lama sera reçu « en catimini» à la Mairie de Paris. Une cérémonie, dans le bureau du maire à l'heure du thé. Le titre de « citoyen d'honneur» lui sera remis. Loin du grand salon, envisagé un temps, semble-t-il. Cet hommage, voulu par Bertrand Delanoë, a été voté en avril 2006 par le Conseil de Paris. Il entend saluer «le combattant de la paix», «assurer de son soutien fraternel le peuple du Tibet, qui cherche à défendre les plus élémentaires de ses droits». Car, «dans cette lutte, Paris est solidaire».

Le rendez-vous ne figurait pourtant pas - au moins jusqu'à jeudi après midi - dans l'agenda officiel du maire qui prévoit, dimanche après-midi, un suivi par l'élu de la finale de Roland-Garros. Un communiqué publié jeudi par la Mairie de Paris assure toutefois que Bertrand Delanoë remettra finalement lui-même ce prix, dimanche à 17 heures.

Les milieux proches du dalaï-lama se félicitent de cette reconnaissance, mais pestent, indignés, contre les «pressions chinoises» qui ont réussi, selon eux, à «abattre l'ambition» de cette cérémonie «en catimini».

Un scénario que récuse formellement Laurent Fary, porte-parole de Bertrand Delanoë : «Je conteste catégoriquement l'idée d'une révision à la baisse de cette cérémonie. Ce n'est pas un rendez-vous en catimini. Il n'y a pas eu de pressions de l'Élysée ou du Quai d'Orsay. On assume cette décision démocratique du Conseil de Paris, loin de tout esprit d'ingérence et de provocation vis-à-vis du peuple chinois.»

Dans les milieux proches du Prix Nobel de la Paix, on assure pourtant qu'il a pris très au sérieux cet honneur. Ce serait même ce rendez-vous, soutiennent-ils, qui aurait essentiellement motivé le court séjour français du leader tibétain, dernière étape d'une tournée au Danemark, en Islande et aux Pays-Bas. Il aurait même bloqué toute la journée du samedi 6 juin à cet effet. Selon ces mêmes sources, la conférence grand public qu'il donnera, dimanche à 14 heures, au Palais omnisport de Paris-Bercy sur le thème «éthique et société» se serait ensuite greffée.

Pour respecté et admiré qu'il soit, le dalaï-lama n'est donc pas prêt de convertir la classe politique française - et les intérêts de la France - à la cause du Tibet. Ce n'est d'ailleurs pas son objet principal. Et le bouddhisme cultive la vertu de patience. «Nous devons être diligents, mais pas impatients» note Matthieu Ricard, disciple français et traducteur du dalaï-lama. Non à propos de la politique mais pour L'Art de la méditation, titre de son dernier livre (éditions NIL) et l'un des exercices principaux de cette sagesse. Une vision du monde qui compte aujourd'hui beaucoup de disciples en France où le bouddhisme s'est remarquablement développé depuis quarante ans.

 

«Effet de mode dépassé»

Les sondages s'accordent : quatre à cinq millions de Français se disent «proches» ou «sympathisants» de cette sagesse orientale fondée par Bouddha (mort en 483 avant J.-C.) qui s'exprime aujourd'hui en de multiples écoles et tendances, 250 groupes selon l'Union bouddhiste de France. Mais les spécialistes estiment entre 100 000 ou 150 000 personnes, le nombre de pratiquants français de souche, sérieusement engagés dans le bouddhisme. À qui il faut ajouter 450 000 bouddhistes d'origine chinoise ou sud-asiatique, travaillant ou réfugiés en France.

La dynamique du mouvement, elle, tend plutôt à se stabiliser. Frédéric Lenoir, qui publie cette semaine un instructif et passionnant Socrate, Jésus, Bouddha, ouvrage comparatif sur «trois maîtres de vie» (Fayard), constate aujourd'hui un «ralentissement de l'implantation du bouddhisme en France après l'expansion exponentielle en 1970-1980. Le bouddhisme est installé durablement dans le paysage, notamment avec une seconde génération de maîtres d'origine française, mais l'effet de mode est dépassé». Il avait mené un important travail d'enquête sociologique (Le Bouddhisme en France - Fayard - 1999) mettant en évidence «la part importante des professions médicales et paramédicales» chez les Français attirés par le bouddhisme. Il précise : «On ne se convertit pas au bouddhisme très jeune. Cela implique souvent d'avoir eu l'expérience d'une certaine souffrance ou d'être au contact de la souffrance.» Et observe : «D'attrait religieux, hier, le bouddhisme attire de plus en plus aujourd'hui dans une quête de développement personnel, de lutte contre le stress.»

Dimanche 14 juin, l'un des nombreux centres bouddhistes de la région parisienne, établi près de Fontainebleau, à Veneux-les-Sablon, organise une journée portes ouvertes avec une conférence phare du vénérable Dagpo Lama Rimpotché sur ce thème «Comment gérer son stress ?» C'est le premier lama tibétain, arrivé et réfugié en France en 1960. Il se souvient même des premières visites du dalaï-lama, après 1981, où ne venaient que quelques centaines de personnes. Son histoire et celle de son centre pourrait symboliser l'implantation du bouddhisme en France. D'abord professeur aux Langues'O, ce sage affable et souriant finit par accepter en 1977 de répondre à des jeunes qui lui demandaient de les initier au bouddhisme. Aujourd'hui, l'institut Ganda Ling reconnu comme «congrégation» par l'État français, autonome financièrement, fédère un noyau de cinq cents fidèles et un réseau beaucoup plus large en France et à l'étranger. On peut y recevoir des enseignements, suivre des retraites sous la conduite de Dagpo Rimpotché qui promeut une voie exigeante sur le plan intellectuel et spirituel, mais très insérée dans l'époque. Tel le temple construit à Veneux. De l'extérieur, il ressemble à une salle polyvalente de municipalité, sans presque aucun signe distinctif même s'il est très orné à l'intérieur. Une association d'entraide franco-tibétaine complète l'ensemble.

Il en va ainsi de beaucoup de centres en France. Ils ne se sont pas développés selon un plan d'occupation de l'espace mais à la suite de l'implantation d'un maître qui donne un enseignement à des disciples. Il arrive aussi qu'à la mort du maître, les centres puissent péricliter car la pratique du bouddhisme obéit profondément à la relation maître-disciple. Claire Charpentier, orthophoniste, raconte, par exemple, combien sa vie a été bouleversée par Dagpo Rimpotché. Elle avait tout abandonné, études, famille, et a trouvé là «quelque chose que je cherchais». Un équilibre qui lui a redonné goût à la vie. Même si elle a repris ses études avec «dix ans de retard», elle s'est lancée dans un métier et s'est réconciliée avec sa famille. Aujourd'hui, elle fait partie de son équipe rapprochée tout comme Marie-Stella Boussemart, disciple de la première heure, qui elle, est devenue moniale et traductrice principale.

Dans la galaxie bouddhiste, la France arrive d'ailleurs en bonne place comme s'il y avait une compatibilité particulière de mentalité. «Outre les liens historiques avec le Tibet, il y a en France une forte demande rationnelle, explique Dagpo Rimpotché, et nous proposons une démarche analytique qui plaît en faisant appel à l'intellect et à la vérification, par soi-même, des effets et résultats recherchés.» Il ajoute : «Il y a aussi des traits de caractères communs avec les Français. Les Tibétains sont sincères, directs. Et pour des Asiatiques, ils sont très individualistes !»

 

Fils de prêtre orthodoxe

Dans l'entrée de la résidence, deux photos de sa rencontre avec Jean-Paul II sont affichées. «Un souvenir inoubliable et fort» commente-t-il. Les chrétiens ? Ils ne sont jamais loin en effet. Surtout en France. Peut-être 90 % des bouddhistes français seraient d'origine chrétienne.

Michel Henry, 51 ans, est même fils de prêtre orthodoxe. Il s'est engagé dans l'Institut Vajra Yogini dans le Tarn. Il a franchement quitté le christianisme, mais il reconnaît «des expériences différentes de rites et de dévotions» qui ne lui paraissent pas «contradictoires» même si pour rien au monde il ne retournerait en arrière.

Plus étonnante, Sophia Stril-Rever, auteur de Dalaï-Lama, mon autobiographie spirituelle (Presses de la Renaissance). Bouddhiste convaincue, elle a gardé une forte empreinte chrétienne. Cette nièce de Sœur Emmanuelle l'a accompagnée dans les derniers temps de sa vie. La chiffonnière du Caire n'a jamais rencontré le dalaï-lama mais elle l'appelait «mon petit frère». Ayant eu l'expérience du contact de ces deux personnalités spirituelles, ce témoin affirme : «À force d'opposer, on finit par perdre de vue l'essentiel. Sœur Emmanuelle était au-delà de la forme et nous nous retrouvions sur le sens profond de l'amour, de la compassion, de la fraternité, de la justice et du regard tourné vers l'invisible. Elle appelait cela : l'universalité du cœur.»


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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 23:01

LE PARISIEN

Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil, sera en France samedi et dimanche. Au cours de cette visite diplomatiquement très sensible, il recevra le titre de «citoyen d'honneur» de la ville de Paris, qui «lui a été attribué par le Conseil de Paris en avril 2008», a précisé la municipalité.

Devenu un symbole pour les opposants au régime chinois qui dénoncent les atteintes aux droits de l'homme dans ce pays, le 14ème dalaï lama, 73 ans, vit en exil en Inde depuis qu'il a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois à Lhassa en 1959.

La cérémonie, pour laquelle le dalaï lama s'est dit «honoré», aura lieu dimanche à partir de 17 heures en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë. Et ce, en dépit de la colère de Pékin. En effet, les relations franco-chinoises viennent à peine de se remettre de quatre mois de «brouille» consécutifs à une rencontre en décembre entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalaï lama, qui avait déjà ulcéré la Chine.

Début avril, la France et la Chine ont officiellement mis fin à ces tensions. M. Sarkozy a nié l'existence d'un accord secret avec Pékin au terme duquel il aurait renoncé à rencontrer le dalaï lama en échange de la reprise d'un dialogue de haut niveau avec la Chine. La France a cependant réaffirmé qu'elle «récuse tout soutien à l'indépendance du Tibet».

Fin d'une tournée européenne

«Aucune autre personnalité ne s'est manifestée pour le moment» pour rencontrer le dalaï lama, a indiqué le secrétaire général du bureau du Tibet à Paris Wangpo Bashi. «Nous savions que sa visite coïncidait avec l'élection européenne, qui est une échéance importante, les cérémonies pour le Débarquement du 6 juin (ndlr: en présence du président américain Barack Obama) et aussi le 4 juin, l'anniversaire de Tiananmen», 20 ans après l'écrasement par l'armée chinoise d'un vaste mouvement de contestation, a admis Wangpo Bashi. «Le principe de sa sainteté est de ne pas être gênant ou représenter un inconvénient pour ses hôtes», a-t-il expliqué.

Avec cette visite de deux jours, le dalaï lama, prix Nobel de la Paix, bête noire de la Chine qui l'accuse de séparatisme, alors qu'il affirme prôner une autonomie du Tibet, achève une tournée européenne qui l'aura mené au Danemark, en Islande et aux Pays-Bas.

La Chine, qui a fustigé la rencontre présentée comme «privée» entre le dalaï lama et le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, a de nouveau menacé cette semaine les pays qui l'accueillent d'une «grave détérioration» de leurs relations avec Pékin. Aux Pays-Bas, le dalaï lama doit rencontrer vendredi le chef de la diplomatie Maxime Verhagen dans une église, «en tant que leader spirituel», selon le ministère des Affaires étrangères.

Conférence sur le thème «éthique et société»

Selon son programme, le chef tibétain en exil rencontrera samedi à Paris des Chinois «de tous horizons». Il donnera une conférence dimanche à Paris, au Palais-omnisports de Bercy qui peut accueillir jusqu'à 12.000 personnes, sur le thème «Ethique et société». «Essentiellement, il va parler de l'éthique laïque car pour lui c'est extrêmement important de parler des valeurs humaines: on n'a pas besoin d'être croyant, on n'a pas à s'affilier à tel ou tel système politique, on n'a pas à s'imposer politiquement ou religieusement», a affirmé Wangpo Bashi

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 19:29

PARIS, 4 juin 2009 (AFP) -

Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil qui effectue cette fin de semaine une visite en France, va rencontrer samedi à Paris des Chinois "de tous horizons", a annoncé jeudi le Bureau du Tibet à Paris.

"L'un des points forts de cette visite sera la rencontre le 6 juin après-midi avec des Chinois de tous horizons", a indiqué le Bureau du Tibet dans un communiqué précisant que "comme ce fut le cas en Allemagne et aux Etats-Unis, de nombreux Chinois ont sollicité une telle rencontre".

"Homme de réconciliation et de dialogue, le dalaï lama prône l'ouverture et appelle à des relations franches et amicales entre le peuple tibétain et le peuple chinois", souligne le communiqué.

Dimanche, il va aussi rencontrer "ses compatriotes établis en France" ainsi que "les populations culturellement proches des régions himalayennes", indique aussi le texte.

La Chine accuse le chef tibétain d'avoir des visées séparatistes, et critique sévèrement les pays qui le reçoivent. Le dalai lama, de son côté, affirme qu'il prône une autonomie du Tibet.

Au cours de son voyage, le chef spirituel des Tibétains recevra dimanche le titre de "citoyen d'honneur" de la ville de Paris, en présence du maire Bertrand Delanoë. La cérémonie, pour laquelle le dalaï lama s'est dit "honoré", a suscité la colère de Pékin.

Avec cette visite de deux jours en France, le dalaï lama, prix Nobel de la Paix, achève une tournée européenne qui l'aura mené au Danemark, en Islande et aux Pays-Bas.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 19:20

LA CROIX

PARIS (AFP)

Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil, effectue samedi et dimanche une visite diplomatiquement très sensible en France, au cours de laquelle il recevra le titre de "citoyen d'honneur" de la ville de Paris, en dépit de la colère de Pékin.

La cérémonie, pour laquelle le dalaï lama s'est dit "honoré", aura lieu dimanche après-midi en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

Aucun autre rendez-vous officiel n'est programmé et "aucune autre personnalité ne s'est manifestée pour le moment" pour rencontrer le dalaï lama, a indiqué à l'AFP le secrétaire général du bureau du Tibet à Paris Wangpo Bashi.

Les relations franco-chinoises viennent à peine de se remettre de quatre mois de "brouille" consécutifs à une rencontre en décembre entre le président français Nicolas Sarkozy et le dalaï lama, qui avait ulcéré la Chine.

Début avril, la France et la Chine ont officiellement mis fin à ces tensions. M. Sarkozy a nié l'existence d'un accord secret avec Pékin au terme duquel il aurait renoncé à rencontrer le dalaï lama en échange de la reprise d'un dialogue de haut niveau avec la Chine.

La France a cependant réaffirmé qu'elle "récuse tout soutien à lindépendance du Tibet".

"Nous savions que sa visite coïncidait avec l'élection européenne, qui est une échéance importante, les cérémonies pour le Débarquement du 6 juin (ndlr: en présence du président américain Barack Obama) et aussi le 4 juin, l'anniversaire de Tiananmen", 20 ans après l'écrasement par l'armée chinoise d'un vaste mouvement de contestation, a admis Wangpo Bashi.

"Le principe de sa sainteté est de ne pas être gênant ou représenter un inconvénient pour ses hôtes", a-t-il expliqué.

Avec cette visite de deux jours, le dalaï lama, prix Nobel de la Paix, bête noire de la Chine qui l'accuse de séparatisme, alors qu'il affirme prôner une autonomie du Tibet, achève une tournée européenne qui l'aura mené au Danemark, en Islande et aux Pays-Bas.

La Chine, qui a fustigé la rencontre présentée comme "privée" entre le dalaï lama et le Premier ministre danois Lars Loekke Rasmussen, a de nouveau menacé cette semaine les pays qui l'accueillent d'une "grave détérioration" de leurs relations avec Pékin.

La mairie de Paris a déjà essuyé les foudres de Pékin après avoir confirmé qu'elle remettrait au dalaï lama, durant sa visite, le titre de "citoyen d'honneur", attribué en 2008. La Chine lui a immédiatement demandé de cesser ses "ingérences dans les affaires intérieures chinoises".

"Pas question d'ingérences" mais "pas question non plus de renoncer à mes convictions, sans provocation", a répondu Bertrand Delanoë, un socialiste qui appartient à l'opposition à Nicolas Sarkozy.

Selon son programme, le chef tibétain en exil doit avoir une rencontre dimanche matin avec des membres de la communauté tibétaine en France.

Mais surtout, il a prévu de s'entretenir avec des Chinois de Paris. "Homme de réconciliation et de dialogue, le dalaï lama prône louverture et appelle à des relations franches et amicales entre le peuple tibétain et le peuple chinois", a indiqué le Bureau du Tibet à Paris.

Le dalai lama donnera également une conférence dimanche à Paris, au Palais-omnisports de Bercy qui peut accueillir jusqu'à 12.000 personnes, sur le thème "Ethique et société".

Devenu un symbole pour les opposants au régime chinois qui dénoncent les atteintes aux droits de l'homme dans ce pays, le 14ème dalaï lama, 73 ans, vit en exil en Inde depuis qu'il a fui le Tibet après l'échec d'un soulèvement anti-chinois à Lhassa en 1959.

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

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