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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 12:48

L'association les Amis du Tibet Luxembourg a fêté cette cette année son quinzième anniversaire. Monique Paillard, dans un entretien en deux parties, résume la situation aujourd'hui et partage son espoir de voir l'Europe s'inspirer des Tibétains en exil pour la mise en œuvre d'une «troisième voie».
Propos recueillis par David Broman



Pourriez-vous résumer la situation au Tibet?

Monique Paillard: «La répression continue, hélas. Il n'y a aucune liberté, que ce soit religieuse ou d'expression. Internet est censuré. Il y a toujours des centaines de prisonniers politiques et de nombreux témoignages de torture. Le nombre de moines est limité dans les monastères, beaucoup sont soumis à des séances de "rééducation", et contraints de dénoncer publiquement le dalaï-lama.
Pire, la situation se dégrade. Il y a, notamment, cette nouvelle loi qui prévoit de mettre fin à l'enseignement de la langue tibétaine au profit du seul chinois. C'est d'ailleurs pour cela qu'il y a des manifestations d'élèves et d'étudiants depuis mi-octobre: la Chine a signé une série de conventions internationales... qu'elle n'applique pas. Par exemple, elle reconnaît officiellement les droits des minorités ethniques. Pourtant, consciente de sa puissance croissante au niveau international, la Chine pousse de plus en plus loin ce que le dalaï-lama qualifie de "génocide culturel".»

Horreurs


«Cette menace contre la langue est dans la droite ligne de la politique de sinisation. Il y a ces primes bien connues pour encourager les fonctionnaires chinois à aller travailler au Tibet (où ils sont désormais majoritaires et de plus en plus nombreux depuis que le train relie Pékin à Lhassa). C'est pour cela aussi que se multiplient les lieux de plaisir – les bordels, les bars, les discothèques, d'immenses hôtels... La prostitution, qui n'existait pas avant l'invasion chinoise, est encouragée. Les Tibétains sont horrifiés. Idem pour l'alcoolisme. Comme avec les Indiens d'Amérique, on vend volontairement de l'alcool à un prix dérisoire en espérant que la population, désespérée, sombrera dans ce genre de déchéance. Enfin, on assiste à une répression féroce et accrue contre les intellectuels et – c'est nouveau – contre les défenseurs de l'environnement.»

Les ONG évoquent souvent des stérilisations massives...
M. P.: «En fait, on devrait en parler davantage mais les organisations internationales attendent pour bouger d'avoir des noms, des preuves, des statistiques, ce qui est presque impossible à fournir vu les difficultés: on sait que les femmes ont été stérilisées massivement pendant des années, en particulier en Amdo (dans le film Drapeau interdit d'Erling Söderström, une gynécologue affirme que c'est le cas de 85% des femmes de 25 à 35 ans de sa région) mais il faut faire une radio avec produit de contraste pour le prouver, ce qui suppose que la femme ose faire l'examen, que l'appareil existe, et qu'un médecin accepte de le pratiquer. On sait également que les stérilisations ont ensuite concerné aussi les hommes, mais comme la cicatrice disparaît au bout de quelques années, les enquêtes ne sont guère plus faciles. En fait, il y a beaucoup d'horreurs de ce genre qui se font et qu'on ne peut pas prouver officiellement.»

Démocratie

Par exemple?
M. P.: «On sait que des enfants handicapés sont enlevés et leurs organes vendus pour des transplantations à des cliniques dans des grandes villes chinoises. Une de nos partenaires m'a, par exemple, parlé de deux enfants handicapés qui ont disparu dans les villages où elle travaille. Vu qu'elle a déjà du mal à obtenir l'autorisation de se rendre dans cette région interdite aux touristes, elle est condamnée au silence sous peine de ne plus pouvoir travailler au Tibet.»

La résistance continue malgré tout...

M. P.: «Oui, dans tout le Tibet, et il serait plus juste de considérer les Tibétains non pas comme des victimes mais comme des héros, car ils font preuve d'une résilience admirable. Cela fait plus de cinquante ans que cela dure, et ils continuent à préserver leur culture contre vents et marées.»

On entend souvent dire que la société tibétaine traditionnelle enferme les Tibétains dans un obscurantisme bouddhiste moyenâgeux.

M. P.: «Chaque société a eu son Moyen Âge. C'est vrai, le Tibet, totalement fermé aux étrangers, avait un système qu'on pourrait qualifier de féodal. Mais l'œuvre du dalaï-lama, depuis 1959, a justement été la mise en place d'une organisation démocratique. Il a installé un gouvernement et un parlement en exil et souhaité la naissance de partis politiques. J'aimerais aussi faire remarquer que ce qui paraît archaïque pour nos sociétés basées sur la croissance et la consommation n'est souvent qu'une attitude saine de protection de l'environnement. Sur le haut plateau tibétain, par exemple, où les sols sont fragiles, la vie nomade est la seule qui soit adaptée et leur sédentarisation forcée a déjà des conséquences dramatiques. Enfin, il faut se méfier de la propagande chinoise qui est très efficace... Les Chinois disent apporter le progrès au Tibet. Corruption, surexploitation des ressources minières, pollution gigantesque, violations des droits de l'Homme... est-ce cela le progrès?»

Vous dites que la société tibétaine en exil a construit une démocratie. Mais ce n'est que tout récemment que le dalaï-lama, qui est un chef spirituel, a annoncé son retrait de la vie politique...

M. P.: «Le dalaï-lama sait qu'il faut du temps pour que les structures du changement se mettent en place et son retrait brutal aurait été suicidaire: il s'agit d'un gouvernement en exil, en charge d'une population de réfugiés, qui ne dispose ni de la puissance ni des fonds d'un État normal. Et la Chine met tout en œuvre pour le faire échouer. C'est une chance unique pour les Tibétains d'avoir pour guide un sage universellement reconnu, prix Nobel de la paix, qui – contrairement aux insinuations de la propagande chinoise – vit une vie simple de moine: tous les bénéfices de ses activités sont versés directement à des œuvres caritatives.
Je crois que nous, Européens, aurions beaucoup à apprendre des Tibétains. Le communisme a échoué parce qu'il privait de liberté. Le capitalisme a échoué parce qu'il place l'argent et l'égoïsme au cœur du système.
Les Tibétains, en pionniers, nous montrent une troisième voie, celle des valeurs et du développement durable – solidarité, non-violence, respect de l'environnement...».

Pourriez-vous préciser ce vous entendez par “troisième voie?

Monique Paillard: «Une voie qui concilie altruisme et ouverture au monde, où l'être humain puisse s'épanouir. Cela paraît peut-être utopique, mais est déjà mis en pratique avec succès dans les Villages d'enfants tibétains (Tibetan Children's Villages – TCV), dont le système repose sur des valeurs telles que l'amour, la tolérance, la paix. Dans notre société, c'est l'argent et la consommation qui ont été érigés en valeurs, mais c'est un système qui scie la branche sur lequel il est assis, car il sape les fondements qui lui ont permis de prospérer, comme la famille, l'entreprise et la collectivité et il ne mène pas au bonheur mais au surmenage et à l'anxiété.»

Qu'est-ce les TCV?

M. P.: «Les TCV sont bien plus que de "simples" villages d'enfants. C'est un concept qui ne cesse d'évoluer en fonction des besoins. Quand le dalaï-lama a fui le Tibet en 1959 et est arrivé à Dharamsala en Inde, environ cent mille Tibétains l'ont suivi. Sa mère et sa grande soeur ont ouvert dans l'urgence une petite "nursery" pour prendre en charge une soixantaine d'enfants qui avaient perdu leurs parents pendant l'exode. La nouvelle s'est répandue et des enfants pauvres et orphelins venus de partout sont venus grossir leurs rangs.
Elles sont décédées et en 1964, la sœur cadette du dalaï-lama, Jetsun Pema a courageusement repris le flambeau au pied levé. Elle a su faire grandir les TCV d'une façon habile, harmonieuse et efficace: aujourd'hui, les TCV assurent l'éducation de dix-sept mille enfants de la crèche à l'université et proposent toute sorte de filières – courtes ou longues, classiques ou professionnelles. Les TCV ont aussi développé un système social performant: ils ont par exemple ouvert une maison près de l'hôpital de Chandigarh pour accueillir les grands malades, ce qui permet de soigner les élèves et les membres du personnel à moindres frais.
Comme certains enfants arrivaient avec toute leur famille, ils ont ouvert quelques maisons et externats pour les prendre en charge sans les séparer. Ils ont aussi construit des bâtiments pour les membres qui avaient vieilli.
Et ainsi de suite. Nous, aux Amis du Tibet, Luxembourg, nous soutenons de toutes nos forces les TCV car nous partageons leurs valeurs et leur vision: leur dernière idée en date est de mettre en place des programmes sanitaires et éducatifs dans les camps de réfugiés car il y a encore beaucoup de gens analphabètes ou qui ignorent les règles élémentaires d'hygiène.

L'assistance des ONG comme la vôtre est donc primordiale.

M.P.: «Oui et il faut en être conscient car leur survie en dépend. En même temps, les responsables des TCV aimeraient ne pas être éternellement tributaires de cette aide et cherchent activement des sources de financement au moins partielles, ce qui n'est pas facile avec leur statut d'organisation caritative en Inde. Ils ont par exemple mis en place un "TCV handicraft centre" dans lequel ils produisent de l'artisanat tibétain de qualité comme des écharpes en coton bio ou des tables sculptées en bois, créant des objets magnifiques liés à leur culture, donnant l'occasion à des jeunes d'exercer leur créativité et les aidant à trouver un emploi – il ne s'agit absolument pas d'exploiter des enfants. Tous les bénéfices sont réinvestis au profit de la communauté.

Tout concilier

L'école de Bir, que nous soutenons beaucoup grâce aux dons et aux parrainages, montre aussi cette approche sociale et cette quête d'autonomie. C'est un village-école qui accueille les enfants tibétains qui arrivent à pied du Tibet – en général vers 13-14 ans, et analphabètes. À cause de la surpopulation, on a dû construire des dortoirs, des classes, des sanitaires, et récemment, on a placé des panneaux solaires pour éclairer le campus et avoir enfin un peu d'eau chaude - il n'y a toujours pas de chauffage... Notre prochain projet est une boulangerie, dont le but sera multiple.
L'école de Bir, c'est deux mille enfants et une centaine d'adultes. En produisant sur place, on a du pain frais de qualité tous les jours, on fait des économies, évite les transports, réduit la dépendance et assure des débouchés aux apprentis. Je suis très impressionnée par la façon qu'ont les TCV de concilier toutes les exigences et de ne laisser personne de côté alors qu'en Occident, on fonctionne beaucoup sur l'exclusion – en cachant ou éliminant tout ce qui gêne. Dans les TCV, l'idée de base est qu'on a tous un potentiel et qu'on peut tous le développer et s'intégrer harmonieusement pour peu que quelqu'un nous tende la main.
C'est particulièrement frappant avec les enfants handicapés du TCV de Chauntra – que nous soutenons aussi. C'est un village de mille élèves avec une petite section pour les enfants dits "à besoins spéciaux" car les Tibétains évitent les mots stigmatisants. J'admire la façon dont ils sont pris en charge, pleine d'amour et d'attention, avec plusieurs heures d'orientation par semaine pour les aider à exploiter leurs ressources quel que soit leur handicap, physique ou mental. Selon leurs possibilités, ils sont intégrés progressivement dans une classe ordinaire ou apprennent un métier manuel. On essaie alors tout doucement de les réinsérer au "TCV handicraft centre"... Dans tous les cas, on trouve une solution et les choses se font en douceur ...»

C'est donc cette volonté d'intégrer tout le monde qui représente pour vous la troisième voie?

M. P.: «Oui, mais c'est un élément parmi d'autres. La force des TCV réside dans leur capacité à s'adapter avec très peu de moyens. J'admire aussi leur approche holistique. Chez nous, la spécialisation à outrance s'est faite au détriment de la vue d'ensemble et la soif de rendement et de profit a fait que le système s'est emballé: un court-termisme aveugle nous empêche de réfléchir et de constater que nous cherchons le bonheur là où il n'est pas. À mon avis, l'altruisme n'est pas plus farfelu aujourd'hui que l'écologie il y a trente ans: c'est la valeur de demain car il n'y a pas d'autre issue et la devise des TCV Others before self (les autres avant soi-même) mérite réflexion. Quel est le sens de notre vie en vivant chacun pour soi, isolé de ses semblables?»

Construire dans la joie



«Les TCV, eux, construisent dans la joie. Je me rends dans ces écoles tous les ans, je n'ai jamais vu une seule bagarre. Ce qui est le plus frappant, ce sont les sourires. Et quand on les voit s'entraider si naturellement - l'un coupe les cheveux, l'autre fait une traduction... - se tenir par la main, éclater de rire, chanter ensemble en faisant le ménage ou la vaisselle, on oublie les problèmes qu'ils ont: ils sont réfugiés avec tous les problèmes administratifs que ça comporte, ils vivent loin de leur famille, les nouvelles qu'ils reçoivent sont en général mauvaises, leur avenir est incertain, ils vivent dans des conditions très rudes. Mais ils sont heureux, parce qu'ils forment une grande communauté chaleureuse et unie.
Je suis fascinée par les TCV et le mot qui me vient à l'esprit est "résilience", c'est-à-dire la capacité à surmonter les pires épreuves. Les enfants ont tous souffert, ils ont fui à pied, tenaillés par la peur, la faim, le froid, ils ont vu des gens de leur groupe tomber dans les crevasses ou être amputés à l'arrivée et ils ont encore la peur dans les yeux quand ils en parlent ... mais ils le font sans haine, sans colère et voient encore le bon côté des choses. Il y a dans les TCV une ambiance délicieuse, une sorte de bienveillance et d'attention aux autres qui met le sourire aux lèvres. J'avais un jour demandé à Jetsun Pema si elle était optimiste pour le Tibet, sa réponse a été immédiate: "Nous autres Tibétains, nous mettons toute notre énergie dans ce que nous faisons et ne voulons pas la gaspiller avec des doutes et des questions. Si cela marche, tant mieux. Si cela ne marche pas, nous savons que nous avons fait le maximum et n'avons pas de regrets à avoir." Je trouve que c'est une leçon magnifique.»

À nous de nous en inspirer?

M. P.: «Pour moi, les Tibétains sont des pionniers, ils nous montrent que cette voie souriante est viable et cohérente: chez nous, la gentillesse est malheureusement souvent perçue comme une faiblesse. Je pense au contraire qu'elle est une grande force et implique toutes sortes de qualités comme la générosité, la bienveillance, la serviabilité et le respect de son prochain. Quand le dalaï-lama affirme que l'essentiel est de “cultiver la bonté”, certains le trouvent naïf, mais c'est bien dommage car une société harmonieuse ne peut se construire que dans la solidarité et la non-violence, pas dans l'injustice, l'inégalité, l'ingratitude et le repli sur soi. Les Tibétains sont aussi une source d'inspiration par leur stupéfiante capacité d'adaptation et leur rapport avec la nature: s'ils ont réussi à survivre sur le Toit du monde malgré le froid et un sol aride, c'est parce qu'ils ont compris qu'on ne doit pas chercher à maîtriser la nature mais à mieux la connaître et à entretenir avec elle un dialogue respectueux.
Enfin, leur philosophie fait qu'ils voient le monde comme un tout alors que notre vision de plus en plus fragmentée dans un monde de plus en plus complexe me semble dangereuse: c'est la porte ouverte à toutes les dictatures.
Je m'étonne que le soutien à des communautés moins prospères que la nôtre soit souvent perçu simplement comme une aide et non un échange ou même un cadeau: en fait, on reçoit bien plus qu'on ne donne car en partageant un peu sous forme de don ou de parrainage, on ressent la joie de faire du bien, on s'enrichit de la sagesse de l'autre, on contribue à un monde meilleur, bref, on donne du sens à sa vie.»


Fondée en 1995, agréée comme ONG de développement un an plus tard, les Amis du Tibet, Luxembourg a pour but de sensibiliser l'opinion publique à la question tibétaine, d'aider le peuple tibétain dans sa quête de liberté et dans son développement.

Renseignements:
Tél: 26.44.00.80 ou 621.167.673 (9-17h sauf jeudi)
amis-tibet@pt.lu
www.amis-tibet.lu
Dons:
CCPLLULL
LU 27 1111 1234 5672 0000

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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

Archives

Qui sommes nous

Association pour la défense des Droits du Peuple Tibétain

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On ne se sert jamais plus d'un drapeau

que quand un peuple est opprimé

Lhamo Tso à Briançon

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