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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 18:52
LIBÉRATION  Monde 20/02/2009 à 06h51 Grand angle
A l'approche des commémorations d'un mois de mars qui s'annonce explosif, et malgré le bouclage de la région, notre envoyée spéciale a pu rencontrer des résistants au quotidien.

TAGONG, LITHANG (PROVINCE DU SICHUAN) envoyée spéciale PASCALE NIVELLE

Des centaines d'hommes, serrés, debout à l'arrière de camions, remontent l'unique rue de Tagong. Moines en robes rouges, bergers en manteaux doublés de fourrure, le couteau à la ceinture. Ils lèvent les bras en signe de victoire. Devant le temple étincelant dans le soleil d'hiver, un millier de personnes et quelques yacks placides ont formé une haie d'honneur. Villageois et nomades descendus des plateaux sont venus sur leurs chevaux harnachés, les femmes ont sorti leurs lourdes coiffes de fête ornées d'os de yack et d'argent. La foule pousse des cris aigus, s'engouffre dans l'enceinte du monastère à la suite des camions. Deux garçons, la tête basse, sont menés dans les profondeurs du temple sous les huées : «Voleurs, pilleurs !» Dans la salle de prière, du riz et du thé au beurre fumants attendent les justiciers. Partis à 300 avant le lever du soleil à la poursuite des pilleurs de temple, ils n'ont rien avalé depuis près de dix heures.

Dans le Tibet verrouillé, constellé de casernes de la wujing, la police armée, la scène paraît inouïe. Toute cette longue journée, les policiers chinois de Tagong sont restés terrés dans leur local. L'expédition punitive aurait été montée à leur insu. «Ils savent, mais ils ont peur», se moque Adjie (1), une solide commerçante tibétaine, les joues écarlates de soleil et d'excitation. «La police, c'est nous», pérore Telsen, l'un des «combattants». «Nous savions où étaient les voleurs, nous sommes allés les chercher. Maintenant, c'est aux grands lamas de les juger.» Bras nus dans le froid coupant, un moine, Nonorpa, explique : «Ces jeunes garçons ont volé sept statues au temple, pour les revendre à Chengdu. Leur famille, des nomades pauvres installés par ici pour l'hiver, les a dénoncés. On les a arrêtés chez eux.» A la découverte du vol, il y a moins d'un mois, le temple n'avait pas porté plainte devant la justice. Selon Nonorpa, le pouvoir chinois n'a pas à se mêler des «affaires intérieures du monastère». C'est la tradition, Tagong s'y accroche au mépris de la loi. «Si la police chinoise intervenait, les villageois se soulèveraient, affirme Telsen, on ne la voit jamais dans ce genre d'affaires.» Selon le moine, «il s'agit d' un vol de plusieurs millions de yuans, les jeunes risquent la peine de mort avec la loi chinoise. Pour eux, mieux vaut que nous rendions la justice entre nous.» La peine est fixée à l'avance : quelques jours de détention dans le monastère, puis une parade dans l'unique rue de Tagong, sous les sifflets de la foule en colère, prête à lyncher les iconoclastes. Et peut-être un pèlerinage obligatoire, à pied jusqu'au palais du Potala de Lhassa, à quelque 1 500 kilomètres. Tout Tibétain doit s'y rendre un jour. «Cela leur remettra les idées à l'endroit et servira d'exemple, juge Telsen, 33 ans. Beaucoup de jeunes n'ont plus de religion, plus rien dans la tête. Le gouvernement leur a lavé le cerveau.»

Bouche à oreille

Des Telsen, le Tibet en compte des dizaines de milliers. Fiers, forts, fervents, ils sont allés, ou rêvent d'aller en Inde se prosterner devant leur idole, la bête noire de Pékin. «Chez moi, j'ai 400 photos du dalaï-lama, affirme Telsen dans un anglais presque parfait. Si la police en découvre une seule, je peux partir en prison pour huit mois.» A 20 ans, ce fils de nomades pratiquement illettrés, en charge de sa mère et de plusieurs frères et sœurs depuis la mort de son père, était parti pour «devenir un vrai voyou», traînant de bars en bars, prompt à la bagarre. Un séjour d'un an et demi à Dharamsala, parmi les Tibétains en exil, l'a «métamorphosé». Il a vu le dalaï-lama deux fois et a appris l'anglais. Revenu à Tagong, il a ouvert un commerce, s'est acheté une voiture et des chevaux, et s'est mis au service du temple qui a facilité son voyage en Inde : «J'ai compris ce que signifiait être Tibétain», dit-il. Sur la route du Kham, haute région tibétaine rattachée à la province du Sichuan, Telsen fait mine de tirer sur les voitures de police et les convois militaires qui sillonnent la région depuis les émeutes de mars dernier : «Je hais ce gouvernement. Pas les Chinois, qui sont comme nous, mais ce régime.» Il ajoute : «On est tous prêts à se battre. Ce ne sera pas pour l'économie ou la politique, mais pour défendre notre religion. A Pékin, ils n'ont pas compris ça.»

Adjie, la villageoise aux joues rouges, n'est pas une rebelle. Mariée à un Chinois elle remercie «le gouvernement qui nous donne à manger», se rappelant qu'enfant, elle marchait pieds nus l'hiver : «On n'avait que de l'herbe et de la poudre d'os de yack pour ne pas mourir de faim.» Ce qui manque à Adjie, c'est «la liberté d'aimer celui que vous appelez DL». Jamais elle ne reniera «sa sainteté» comme le voudraient les autorités de Pékin. «Sa présence nous éclaire, il est dans le cœur de chaque Tibétain, pour toujours», dit-elle. C'est sa façon «personnelle» de résister. Le 25 mars, pour la première fois de sa vie, Adjie boycottera le Losar, le nouvel an tibétain. Pas de danse, pas de parades de chevaux, comme le veut la tradition. Cette année, le Tibet priera «pour les morts de mars 2008». Selon les Tibétains en exil, la répression des violentes émeutes au printemps dernier aurait fait 200 morts et 1 000 blessés. Pékin parle d'une vingtaine de victimes, tous han (ethnie majoritaire chinoise).

Dans l'immense région tibétaine, de la Région autonome du Tibet (TAR) au Kham et à l'Amdo (provinces de Gansu et Qinghai), la consigne du boycott du Losar est passée de bouche à oreille, de portable en portable. Elle est partie d'on ne sait où, mais chacun s'apprête à la suivre : «Seuls les Tibétains carriéristes ou ceux qui sont fonctionnaires danseront ce jour-là», affirme Cewang, commerçant de 27 ans et déjà propriétaire de plusieurs boutiques de souvenirs. Une vieille femme au visage tanné, occupée à balayer le temple, s'approche à la vue d'étrangers : «Comment va le dalaï-lama ?» Mola fera la grève du nouvel an et priera pour les morts du 14 mars, «comme tout le monde». Elle ajoute : «Je ne suis jamais allée à l'école, j'ai passé ma vie avec les yacks, je suis un yack moi-même. Je ne comprends pas tout.»

A huit heures de voiture de Tagong, sur la plus mauvaise route de Chine qui relie la capitale du Sichuan à Lhassa, voici Lithang, devenue en dix ans une bourgade chinoise grise et sale, serrée au pied d'un immense monastère. L'altitude - 4200 mètres - n'a pas découragé les nombreux Chinois installés ici. Pour arriver ici, il faut passer au travers de plusieurs check-points tenus par des policiers de 18 ans, peu motivés. «Des Tibétains enchinoisés», comme explique, maussade, notre chauffeur local : «La plupart des policiers, sauf les chefs, sont Tibétains. C'est la force du pouvoir chinois de faire ça. En cas d'émeutes, ils préfèrent qu'on se batte entre nous.»

Bâton de pèlerin

La foule est tibétaine. Les hommes, cheveux longs, portent la chuba, une manche négligemment rejetée en arrière. Les femmes aux lourds bijoux cachent leur visage sous des bonnets colorés et doublés de fourrure. Les policiers sont partout, errants sans but dans la rue principale. Ce dimanche, vers midi, Lobsang Lhundup, 37 ans, lama d'un monastère voisin, a brusquement levé son bâton de pèlerin dans la rue du marché. Il a crié : «Longue vie au dalaï-lama, indépendance pour le Tibet, pas de Losar cette année !» Les policiers ont fondu sur lui aussitôt. «Ils l'ont frappé et arrêté», raconte un témoin. Le lendemain, 300 personnes défilaient dans Xingfu Donglu, la «rue du Bonheur» en chinois. 24 Tibétains ont été arrêtés selon le groupe Free Tibet et des témoins sur place. Le district, assure un commerçant, a été «placé sous loi martiale».

En mars dernier, les émeutes tibétaines avaient démarré comme ça. L'immense région s'était enflammée à quelques mois des Jeux olympiques. Lithang était restée calme. Mais depuis, la ville a été transformée en garnison de la PAP, la police armée populaire. Des milliers de soldats campent, prêts à intervenir, ne sortant que pour des parades spectaculaires.

Dans son Restaurant des Neiges, minuscule gargote qui sert des momos (raviolis) tibétains, Metipa écarte le rideau de la cuisine. Sous ses fenêtres, dans la cour d'une école transformée en caserne, des dizaines de soldats s'entraînent, bouclier au poing, hurlant en chœur. Metipa branche une cassette du chanteur interdit Gonga pour couvrir ces «cris de guerre». Sur une étagère, une petite photo du dalaï-lama jeune, du temps où il portait des verres fumés : «S'ils la découvrent, les policiers m'obligeront à l'écraser du pied. Ils me colleront une amende de plusieurs milliers de yuans et me mettront en prison.» Ce portrait pourtant en évidence, c'est la contribution de Metipa, père de deux jeunes enfants, à la révolte secrète qui habite selon lui les Tibétains : «Tout est devenu interdit, porter un couteau en ville, mettre l'écharpe blanche à la porte du restaurant, ou des drapeaux de prière... On a tous, tout le temps, envie de se rebeller. Mais d'un autre coté, on a peur.» Metipa dit connaître «au moins dix personnes, dont des moines», qui ont été arrêtées ces derniers mois et dont personne n'a plus de nouvelles. Au pied du Chöde Gompa, la grande lamaserie qui surplombe la ville, il désigne quelques ruines : «Tout a été détruit par l'armée chinoise dans les années 50. Des milliers de moines ont été tués à cette époque. Chaque Tibétain le sait. On n'a jamais pardonné.»

Le 10 mars prochain sera le cinquantième anniversaire de la plus importante rébellion tibétaine, matée dans la violence par l'Armée populaire de libération (APL) qui avait «libéré» le Tibet neuf ans plus tôt. Une semaine après, le dalaï-lama s'échappait définitivement pour l'Inde, laissant 6 millions d'orphelins. Les Tibétains, et encore plus les autorités chinoises, craignent de nouvelles émeutes début mars. Déjà, de nombreuses régions de la zone tibétaine ont été fermées préventivement aux étrangers, le passage des convois militaires s'intensifie. Un jeune moine hésite à parler, de peur d'avoir affaire à des envoyés du gouvernement, comme cela arrive souvent. Puis il se lance, au mépris des caméras de surveillance piquées tout autour : «Il va se passer des choses lors de cet anniversaire.»

Il ne faut pas insister longtemps pour être conduit dans un dédale d'escaliers antiques jusque sous les toits. Comme dans chaque monastère tibétain, la «Présence» est là, dans un réduit enfumé d'encens. Dans un cadre d'un demi-mètre de hauteur, Tenzin Gyatso, quatorzième dalaï-lama, sourit devant un monceau de billets de banque à l'effigie de Mao. Un vieux moine fait un clin d'œil, le pouce levé, heureux de la visite. Ses jeunes frères, occupés à façonner des statuettes en beurre coloré dans un local glacial, le sont moins. Leurs yeux en disent plus long que leurs paroles, contingentées sur ordre du supérieur. Un bonnet enfoncé sur les yeux, un masque sur le visage, un grand moine finit par souffler en anglais : «J'ai passé dix mois en prison, comprenez-nous, on ne peut pas vous parler.»

(1) Les noms ont été changés.

 

http://www.liberation.fr/monde/0101320717-les-ferments-de-larevolte


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Livres Editions GAT CONCEPT

 

NOUVEAUTÉ 

 

Les livres des Editions GAT CONCEPT sont en vente auprès de notre association.

Pour toute commande nous laisser un mail via le  formulaire contact  du blog.  

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Campagne de Parrainage de communes du Tibet

CAMPAGNE  PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET :

  http://www.parrainages-villes-tibet.org/

 

Pour télécharger le dossier :

 

http://www.parrainages-villes-tibet.org/le-dossier-parrainages/

 

 

CAMPAGNE DE PARRAINAGE DE COMMUNES DU TIBET
PAR DES MUNICIPALITÉS EUROPEENNES

 

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ASSOCIATIONFRANCE-TIBET

Campagne« Parrainage de communes du Tibet »

13 le débucher 28260 ANET

Tél.06.75.66.24.51.

pascal.daut@live.fr

http://www.tibet.fr/pdf/Parrainage%20de%20communes%20du%20Tibet%20doc0.pdf

    

Liste des communes actualisée 

Campagne de “Parrainage de Communes du Tibet”
Objectif: Préserver le riche Héritage Culturel des Tibétains.

 

 

1-Salles Sur Garonne(31390) - Jean-Louis Halioua / Lhatse

2-Beckerich - Luxembourg- Camille Gira / Gyama 

3-Crest (26400)- Hervé Mariton / Lithang

4-Brouckerque(59630)- Jean-Pierre Decool / Siling

5-Bray-Dunes(59123)- Claude Marteel / Kardze 

6-Coudekerque-Branche(59210)- David Bailleul / Dhartsedo

7-Sisteron(04200) – Daniel Spagnou / Nyingtri 

8-Dieffenthal(67650) - Charles Andrea/ Jaqung

9-Pezens(11170)- Jean-Pierre Botsen / Dingri

10-Lugagnan(65100) - Jacques Garrot / Lhokha

11-Bourgtheroulde Infreville(27520) - Bruno Questel / Samye

12-Saint Laurent du Var(06700) - Henri Revel /Taktser

13-Divonne-Les-Bains(01220) - Etienne Blanc / Kyirong

14-L'Argentière-la-Bessée(05120) - JoëlGiraud/ Shethongmon

15-Lamothe-Goas(32500)- Alain Scudellaro / TsangLukner Shakar

16-St Genés Champanelle(63122) - Roger Gardes / Dromo

17-Festes et St André(11300) - Daniel Bord / Tadruk

18-Paris XI(75011) – Patrick Bloche / Lhassa

19–Manduel(30129) - Marie-Louise Sabatier/  Gyantse

20- Créon (33670) - Jean-Marie Darmian / Ruthok

21- Valouse (26110) - Patrick Liévaux / ShagRongpo

22- Plouray (56770) - Michel Morvant / Tsari 

23– Lans-en-Vercors (38250) - Jean-Paul Gouttenoire /Jomda

24– La Chapelle-Saint-Ursin (18570) - Yvon Beuchon/Sangchu-Labrang

25-Soulom(65260) - Xavier Macias / Chongye

26- Saint-Thomas-en-Royans (26190) – Christian Follut/ Jol

27-Merville(59660) - Jacques Parent /Dzogang

28- Mourenx (64150) - DavidHabib/ Tsona

29– Lavaur (81500) -BernardCarayon / Shigatse

30– Izeure (21110) -Catherine Lanterne /Yubeng

31-Artiguelouve(64230) -  Éline Gosset / Nyethang

32- Digne-Les-Bains(04000) - SergeGloaguen/Kumbum

33- Lavelanet-de-Comminges(31220) - Évelyne Delavergne / Narthang

34- Le Vigan (30120) - Eric Doulcier / Dergé

35– Bourbourg(59630)- FrancisBassemon / Shalu

36- Gensac-sur-Garonne(31310)- Henri Devic / Gadong

37- Bax(31310) - Philippe Bedel/ Rong

38- Carbonne(31390) - Guy Hellé/ Nagartse

39–Epinac(71360)- Jean-François Nicolas / Sakya

40– Amfreville-La-Mi-Voie(76920) – Luc Von Lennep / Phari

41- Le Cannet-des-Maures(83340) - Jean-Luc Longour / Gyatsa

42– Latrape(31310) - Jean-Louis Séguela / Riwoche

43– Sciez (74140) -Jean-LucBidal / Gyalthang

44– Widehem(62630) - Pierre Lequien / Taklung

45– Nieppe(59850) -MichelVandevoorde / Tsongdu(Nyalam)

46– Montbéliard(25200) - JacquesHélias / Kharta

47– Marzens(81500) -DidierJeanjean / Nagchu

48– Vitrolles(13127) - LoïcGachon / Tsethang-YumbuLakhang

49- Labastide-Saint-Georges(81500) - Jacques Juan / KhymZhi Shang

50– Bouchemaine(49080) - Anne-Sophie Hocquet de Lajartre / TashiDorje – Jhado/ Lac Namso

51–Ussel (46240)-Jean-Paul David / Rumbu

52-Sembrancher(1933) – Suisse- Bernard Giovanola / Rongbuk

53– Beurizot(21350) - Hugues Baudvin /Yerpa

54–Mailholas(31310)- Gérard Carrère / Dorjeling

55– Briançon(05100)- GérardFromm /Pelyul

56– Hondschoote(59122) - Hervé Saison / Markham

57– Aiguefonde(81200) – Vincent Garel / Nyemo

58– Vers sur Selle (80480)- Thierry Demoury / Dechen

59-Bennwihr (68690) – Richard Fuchs /Chamdo

60-– St Valéry sur Somme(80230)- Stéphane Haussoulier / Sera

61-Corby- Angleterre-JeanAddison / Rigul

62– Billere (64140)- Jean-Yves lalanne / Surmang

63-Marcq en Yvelines (78770)- Pierre Souin/ Drigung

 
De nombreuses autres Municipalités ont aussi été contactées par les Membres des Groupes Tibet du Parlement(189 députés) et du Sénat(67 sénateurs) et par la plupart des Membres des Groupes de Soutien au Tibet… Suite à cette mobilisation, nous espérons de nombreuses autres Municipalités !

 58 Associations Internationales de Soutien auTibet ont déjà adhéré à cette campagne;
Passeport Tibétain(Essert-90), Montagne du Bonheur(Paris-75), Briançon-05 Urgence-Tibet, France-Tibet
National, Collectif Tibet-Dunkerque(59), Maison des Himalayas(Gonnehem-62), France-Tibet-Île de la
réunion(974), Association Provence-Himalaya(Vitrolles-13), Nos Amis de l’Himalaya(Bordeaux-33), France-
Tibet / Nord-Pas de Calais(Lille-59), Aide et Espoir pour le Monde Tibétain(Amiens-80), SOS Tibet(Lyon-69),
Culture en Exil(Nantes-44), Lotus Himalaya(Maubeuge-59), Corse-Tibet(Porto Vecchio-20), Liberté au
Tibet(Sélestat-67), Objectif Tibet(Sciez-74), France-Tibet Maine/Anjou(Angers-49), Alliance Tibet-
Chine(Paris-75), Lions des Neiges(Lyon-69), Tibet-Languedoc(Nîmes-30), Drôme Ardèche – Tibet(Valence-
26), Jamtse Thundel(Gras-07), Tibet, Vallée de La dröme(Crest-07), ART (Aide aux Réfugiés
Tibétains)(Grenoble-38), Association des Elus Verts Pour le Tibet(Paris-75), Espoir pour le Tibet(Vannes-56),
Don et Action pour le Tibet(Yvry Sur Seine-94), Collectif Action-Tibet-vérité(Marzens-81), Institut Vajra
Yogini(Marzens-81)- Autodétermination Tibet(Rabat les Trois Seigneurs-09), Association Falun
Gong(Bordeaux-33), Rencontres Tibétaines(Toulouse-31), Matchik Labdreun(Marseille-13), Tibet-
Normandie(Rouen-76), APACT(Pau-64), Tutti Frutti International(Villeneuve d’Ascq-59), France-Tibet-Isère,
Association Amitié Suisse-Tibet(AAST), Gesellschaft Schweizerisch-Tibetische- (Suisse), Tibetet Support
Association - (Hongrie), Tibetan Programme of the Other Space Foundation - (Pologne), Casa del Tibet -
(Espagne), Svensk Tibet Komitten - (Suède), Tibet Support Group-Ireland., Les Amis du Tibet – Luxembourg,
Friends of Tibet India(Delhi), La Casa Del Tibet di Votigno di Canossa(Italy), Tibet Initiative Deutschland
e.v.(Germany), PTC – Pro Tibet Culture(Chili), Tibet Patria Libre(Uruguay), Casa Tibet Mexico(Mexico),
Ganasamannay, Kolkata(India), Costa Rica-Tibet(Costa-Rica), fundacion Tashi delek(spain), Kasakhstan-
Tibet(Kasakhstan), Panama-Tibet(Panama), Tibet-Thaïland(Thailand)


NB :Le travail engagé par notre ami Francis se poursuit : c'est Pascal Dautancourt qui se chargera désormais du suivi des demandes et propositions des communes.
N' hésitez pas à solliciter vos élus en ce sens... et à entrer en contact avec Pascal:

ASSOCIATION FRANCE-TIBET 
Campagne « Parrainage de communes du Tibet » 
13 le débucher 28260 ANET
Tél.             06.75.66.24.51      .
Pascal.dautancourt@gmail.com

 

 

La campagne de parrainage continue. N'hésitez pas à solliciter votre Maire et à nous contacter si besoin. 

Archives

Qui sommes nous

Association pour la défense des Droits du Peuple Tibétain

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On ne se sert jamais plus d'un drapeau

que quand un peuple est opprimé

Lhamo Tso à Briançon

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